Pop-culture, sujets en vrac et tiramisus


    [Films] Je viens de voir...

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    Prok'
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Prok' le Lun 19 Aoû - 1:29

    C'est très long et lent pour pas grand chose, jodie foster joue très mal, bourrés de stéréotypes, scénar incohérent et SURTOUT y'en a deux tonnes sur le coté émotion / tristesse et ça marche pas quoi, le réal force force et force ... les images sont magnifiques, le son est bon mais le reste c'est à peine moyen.

    J'ai trouvé le film "cheesy". Cliché et surtout bien gentil comparé à D9, déception pour moi. Sinon l'IMAX c'est cinglé mais faut voir les films qui sont tournés en Imax ... et y'en a pas des masses Very Happy
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Lun 19 Aoû - 10:25

    Je suis coupé dans mon élan là. J'ose pas y aller. Mais d'un autre côté tu as aussi dit que Kill Bill Vol II est chiant.

    Je vais attendre d'autres critiques de quoi être certain.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Prok' le Lun 19 Aoû - 21:02

    Bah Kill Bill volume II, c'est chiant, c'est ptêtre pour ça :p
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Lun 19 Aoû - 21:55

    C'est toooon avis.



     Je reviens de World War Z(ombie) sinon.

     Merde. Déçu. J'en attendais quand même plus. Le trailer qui m'a mis l'eau à la bouche a en fait montré, malheureusement, je dirais, toutes les grandes scènes de concentré de zombie. Sauf peut être ce qui se passe à la fin (une fin un peu chiante d'ailleurs). Alors que ça laissait présager un bon nombre de moment dans lesquels les morts vivants grouillent comme des fourmis, mais il n'y en a finalement pas tant que ça, ou alors strictement ce que l'on voit dans la bande annonce. Je me demande même s'ils n'en n'ont pas zappé une ! Un peu comme dans Predators, où ils ont supprimé la partie dans laquelle Brody se retrouve avec pleins de lasers sur le corps.

     Grosso modo, j'ai pas été comblé... Puis il n'y avait pas un public top non plus. Entre le portable d'une qui sonne deux fois et les rires de poufs quand elles entendent un zomb' claquer des dents...

     ... ah ! je pense trop négatif. Je dois penser positif !
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Ju le Mar 20 Aoû - 0:26

    AH.  J'allais demander justement.

    Chez vous aussi le passage avec le "claqueur" de dents ça fait rire tout le monde sauf vous dans la salle ?
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Prok' le Mar 20 Aoû - 18:51

    Ca m'a fait marrer aussi ;_; j'ai juste bien aimé le passage dans l'avion ...
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Lun 26 Aoû - 17:45

    Je reviens de Lone Ranger.

    Mercredi, je me suis ennuyé et je n'ai tellement apprécié la bête. Je ne suis pas totalement négatif, tout n'est pas à jeté dans le film, mais je l'ai trouvé trop instable. Moins bon qu'un Pirate des Caraïbes et avec certains défauts de ce dernier en exagéré.  

    On retrouve l'humour facile et efficace des PoC mais en peut-être un peu plus infantile, et d'ailleurs, je crois qu'ils ont essayé de viser un public plus large (et c'est un peu perturbant les quelques scènes violentes si on les compare au reste du film qui est très soft finalement). On voit que Gore prend pas mal de liberté sur le jeu de caméra. Et franchement, je trouve ça beaucoup trop facile ce système de nous faire croire que les protagonistes ont conscience uniquement de ce qui se passe dans le champ de vision de la caméra, et qu'à même pas 5 à 10m d'eux ils voient pas ou une troupe de rangers qui ont dû faire un boucant monstre pour arriver sur le terrain tout en étant très visible et non discret, ou alors un grand vide en face de soi. Soit, ça foutrait en l'air pas mal de scènes qui ne sont pas mal, mais je trouve ça perturbant des fois.

    L'intro aussi, qui suit tout du long le film au final, je n'ai vraiment pas trouvé ça terrible, ça aurait pu être passable. Et puis, le Depp en version vieux, on dirait qu'ils ont embauché les mêmes gars qui se sont occupé de Guy Pearce dans Prometheus ! Ca donne un rendu tellement peu crédible ! 





    Je comprend que ça demande un boulot monstre, mais le défaut tape dans l’œil. quoique le vieux Tonto est peut-être meilleur.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Ju le Mar 27 Aoû - 18:46

    Pacific Rim.

    Trop que l'épée elle fait Deus Ex Machina Laughing
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Baxter le Sam 31 Aoû - 11:51

    Et donc, tu comprends le coup du supertanker qu'ils utilisent comme matraque ? Le truc parfaitement inutile, juste pour se la péter de la part de Del Toro.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Ju le Sam 31 Aoû - 18:37

    Bah ça doit avoir plus d'effet que l'épée pour le coup.  Comme un coup de spaghetti crû ou de grue de chantier.

    Là où ça blase avec l'épée c'est qu'ils disent clairement "Mert alors !  Nous v'là ben !  On est au corps à corps et on a point d'arme oufti!".  Et c'est là qu'ils pensent à la seule arme de corps à corps embarquée.  Bizarre, bizarre.  Le fait qu'on en entende jamais parler avant renforce complètement cet état "sorti de nulle part."
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Mer 4 Sep - 0:23

    Je reviens de deux films.

    D'abord, Elysium. Je pensais que Prok' était éventuellement dans une humeur critique tatillon pour ce film, mais au final, je rejoins malheureusement son avis...
    Oh, que c'était chiant ! Il ne fait juste pas le poids en comparaison à District 9 ! Pourtant l'univers est très similaire, la critique aussi, mais l'histoire en elle-même et le contenu est carrément un niveau en dessous...
    Par contre, un truc que je retiens, c'est bien l'acteur qui s'est chargé d'être le bad guy. En plus d'avoir la bonne tronche pour le rôle, j'ai assez bien apprécié son jeu. Et je ne sais pas ce que donne la version d'origine, mais le doublage et assez marrant, comme s'il avait un étrange cheveux sur la langue.

    ...

    Et mis à part, mon coup de coeur. Mon film favoris de l'été je crois.



    Pacific Rim de Del Toro (De del, umm, ça sonne pas bien).

    C'était le pied !

    D'abord, chose qui était JOUISSIVE, je me suis retrouvé complétement SEUL dans la salle de cinéma... J'avais une grande salle (propre en plus) pour moi tout seul (puisque je suis venu en solitaire, le film commençant à 23h et durant bien 2h, mon partenaire n'étais pas bien chaud).
    Génialissime. Génial-o.
    J'ai pu prendre tout mon temps pour essayer la rangée qui me fallait, assez éloigné mais pas trop, et le siège adéquat juste en face en milieu d'écran.
    ET LE MUST, je me suis mis super à l'aise, en retirant mes tongues, les pieds sur le dossier de siège d'en face du mien (ou bien sur les milieux) What a Face
    Pas mal du tout le préliminaire, moi je dis (malheureusement je n'ai pas pris d'encas, style glace, et il n'y avait qu'une seule bande annonce je crois, alors que j'adore les trailers avant les films).

    Enfin voilà, quoi...

    Ah oui, le film !

    Eh bien, j'ai eu et vu ce pourquoi j'étais venu. J'en ai largement eu pour mon argent. Du grand spectacle qui en met pleins les yeux. 

    En ce qui concerne le scénar, Del Toro s'est inspiré des films de Kaijus japonais dont il est fan (si mes souvenirs sont corrects). Fallait donc pas s'attendre à du gros. Et pourtant il tient très bien la route, loin d'être à chier. Faire apparaître les monstres via une faille dimensionnel c'est toujours mieux que l'espace (pis ça fait un peu Lovecraftien, ce qui ne doit pas être un hasard puisque son précédent projet devait être Les Montagnes Hallucinés avec Ridley Scott).
    Par contre, ce n'est forcément évident de reconnaître les catégories 1,2 et 3 au niveau de la taille ou de la puissance, et les bêtes ont une assez forte ressemblance entre chacun... Quoique, c'est difficile à dire. Il s'agit surtout de leur couleur terne qui est très semblable. Au final, la morphologie de plusieurs d'entre eux est très différent. Mais ça coïncide plutôt bien avec le fait qu'ils viennent au départ d'une même race / résultat d'arme. Ca évite de faire des machins à la base très ou trop différents.

    Les combats sont quasi impec. C'est lisible et les rapports à la force physique et au poids (le vrai poids, pas la masse) exercé est intéressante, les engins, Jaggers (?), ont un genre de lenteur caractéristique. Et je dois avouer que j'ai bien aimé à peu près chaque combats, ça ressemblait à du catch sans acteurisme ... Dommage que seul le Jagger du protagoniste principal compte vraiment. Les autres, même s'ils sont supposés être badass, ils sont un peu là en tant que figurant... surtout vu la manière dont ils se font poutrer en quelques instants Laughing(le troisième bras du Jag chinetoque au final il sert à... que dalle, le Jag Russe supposé être le plus costauds n'est pas véritablement si costaud que ça et l'autre Jag Américain supposé être le plus rapide et pas très actif).
    La fin est semble-t-il un peu bâclé aussi. Guillermo a vite fait de mettre les protagonistes dans le merde pour arriver en 4ème vitesse au plot final. Ok, sous l'eau ça doit être handicapant, mais de là à se faire démonter en deux-trois coups alors qu'ils avaient subis bien plus avant, je trouvais ça trop vite expédier.

    Mais ce que j'ai surement le plus aimé, c'est le contenu. J'adore, lorsque je vois un film avec des aliens / monstres, en savoir plus sur les fameux monstres en question. Mais on nous dévoile rarement leur modes de vie, leur société, leur nature etc (y'a fallu attendre plus d'une décennie pour Prometheus... et pour ce que ça donne en plus...). Et là on est gâté. Avec le scientifique qui voit subrepticement la dimension des Kai', et même les Jag' qui y vont (dont les lois de la physique / atmosphériques semblent très différentes de notre monde, comme s'ils se retrouvaient dans un environnement aqueux), ou bien  notamment tout ce qui entoure notre cher Ron MegaloPelerman Laughing. Oh je suis un grand fan de tout ces corps et organes de Kaijus dans des bocaux, les parasites qui étaient accroché à eux, et encore mieux, lorsque ses techniciens (de MegaloPerlerman) se retrouvent à l'intérieur d'un Kaiju crevé, d'où se trouve un "bébé", pour récupérer le cerveau. Rien que la combinaison des Techniciens est bien trouvé, toutes gonflés, ce qui leur donne une apparence marrante, ballonnée. 

    En dernier point, il y a la fameuse apparition de l'épée-scie, là. Je sens que pas mal de monde critique la chose mais faut être réaliste. Si, nous, on voit bien que c'est incohérent, alors on imagine bien que Guillermo a pas été assez con pour se dire que ça semblait juste très naturel et raisonnable Very Happy. Le mec, il ne fait pas des films de série Z complétement débiles. Ils nous a pondu deux très bons Hellboy, preuve de qualité. C'est un peu comme Machete de Rodriguez, avec la scène des intestins qui servent de corde. C'est de l’insensé planifié. 
    Je ne me dis pas expert en en trucs japonais, comme les animes. J'ai déjà exposé le pourquoi de cela en section japanimation. Mais j'ai déjà vu quelques broutilles sur les séries de mechas en animes / films animes. Et Del Toro a bien pioché la scène de "l'épée au dernier moment" d'un des moments bien stéréotypés qui se passent dans ces genres de dessins animés. 
    Et je me demande même s'il n'a pas choppé cette scène, comme en clin d'oeil, à une série animé que j'ai vu il y a des lustres : Tengen Toppa Gurren Lagan (ou une autre, qui sait, mais là, c'est mon point de référence en mecha...). Il s'est sûrement inspiré d'autres éléments de cette série par ailleurs, comme le fait d'avoir un meilleur contrôle des mécha en étant deux par exemple.
    Ce n'est pas anodin d'entendre la japonaise sortir un "Allons-y machin !" plein d’entrain en japonais. C'est typique des animés jap. Notamment dans Tengen Toppa, puisque les héros sont du genre à sortir au dernier moment, dans un instant plein de volonté la super méga évolution de la mort qui tue, une arme surpuissante contre l'ennemi qui est trop fort, avec un bon cris de guerre du genre "Yqueuzoooo".

    Grosso modo, c'était le pieeeed monumental.

    ... Bon, bref, j'ai dû beaucoup me répéter durant la fin de message et faire pas mal de fautes, mais trop fatigué pour checker (je ne suis pas sûr d'avoir tout dis aussi).
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Giromu le Lun 9 Sep - 18:32

    Juste pour dire qu'il FAUT que vous voyiez l'excellent Dernier pub avant la fin du monde.
    Il clôt la trilogie  des trois parfums de cornetto, qui incluait le génial hot fuzz (parodie de film d'action et dénonciation de la paranoia sécuritaire de ces dernieres années) et le sympathique Shawn of the dead (parodie de film de zombie qui critiquait aussi la petitesse et le manque d'ambition de la petite bougeoisie et de l'Anglais moyen).

    Le dernier pub avant la fin du monde est un film sur le temps qui passe et la nostalgie du passé, notamment de l’adolescence et de ses quatre cent coups, mais pas que.
    Un has been dynamique vient rechercher les anciens membres de sa bande du lycée, tous devenus des notables bien rangés, pour clore la barathon des 12 bars de leur patelin paumé d'origine. Patelin qui a beaucoup changé et pas en bien.
    Ne matez pas la bande annonce qui va vous spoiler et faites moi confiance : ce film SURPREND en bien et n'est pas chiant du tout.
    Drôle, dramatique, bourré d'action, d'émotion et de dialogues épiques, vous allez m'en dire des nouvelles!

    Pour moi, c'est le meilleur de la trilogie, notamment grâce à sa fin...elle aussi surprenante. On est pas dans un film ricain mais britannique et ça se voit.
    Du lourd!
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Keitaro le Lun 9 Sep - 19:15

    Il patauge un peu je trouve. J'ai largement préféré Hot Fuzz.
    Je l'ai pas vu en VO pour sa défense.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Giromu le Mar 10 Sep - 18:28

    Je l'ai vu en VO, ça doit aider.
    La description de la crise de la quarantaine est en en tout cas le meilleur élément du film ("ma mère est morte"...Wink)
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Jeu 12 Sep - 22:47

    Hansel et Gretel, Witch Hunter


    Le trailer flous le film. L'action extraordinaire avec de la grosse artillerie délirante qu'on nous présente dans la BA n'est pas aussi survitaminé que ça laissait présager. 

    Niveau scénario ils ne se sont pas trop foulés non plus. Il s'agit simplement de la continuité du conte homonyme (dont la fin est alternée), d'où le frère et la soeur sont devenus par la suite flingueurs de sorcière.
    Il y a matière à critiquer niveau incohérence, l'Odieux Connard en a fait un spoil, pas encore lu mais ça doit descendre le film méchamment. Entre toutes les révélations évidentes que l'on voit 3 plombes à l'avance, le méchant qui est très méchant et très con, le remède qui doit être pris toutes les 3h et qui finit par être bancal en s'imaginant la durée des événements, et le fait qu'ils
    Spoiler:
    retournent dans le lieu où se situait leur home et la maison de la sorcière qu'a essayé de les bouffer lorsqu'ils étaient gamins
    , ça n'arrange pas en terme de crédibilité.

    Mais outre ces derniers points, il y a certains aspects sympathiques ! Niveau censure ils ont quand même réussi à faire passer
    Spoiler:
    un enfant qui se fait dévorer
    , chapeau quoi...
    Mais le plus important c'est que Gemme Arterton, la Gretel, est juste incroyablement joulie :



    Je ne suis d'ordinaire pas un grand fan des actrices cinéma, du moins en terme de beauté, vu qu'il y a une bonne partie d'embellissement non naturel derrière et qu'ensuite elles sont rarement aussi fantastique que ça. On peut trouver mieux I.R.L., quoi. Néanmoins dans ce cas-là, faut bien avouer qu'elle est hors-norme Shocked.

    ... Et le massacre du Troll, qu'à une gueule un peu statique, est marrant.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Dim 20 Oct - 15:31

    Vu Prisoners de Denis Villeneuve, avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal.











    Un film plutôt encensé par la critique, dont la phrase d’accroche sur l’affiche prétend qu’il est aussi bon que Le silence des agneaux et Seven. Un peu présomptueux si vous voulez mon avis mais c'est ce qui m'a intrigué car j'étais justement d'humeur à voir un film avec ce genre d'ambiance. Ca doit être la pluie et le temps gris qui font ça.


    Un autre truc qui m'a poussé à le voir est la chronique nullissime du journal Le Monde qui, à l'instar du supposé racisme d'Amélie poulain ou du nazisme de Starship Troopers, à vu dans Prisoners un film fascisant et une apologie de la torture. Délire classique de la personne qui ne peut s'empêcher de tout politiser et de voir dans n'importe quel personnage Américain fictif un représentant soit de l'ère Obama soit de l'ère Bush, et ses paroles comme un plaidoyer pro-républicain ou pro-démocrate, un thème abordé comme une propagande en faveur de ceci ou cela, etc, comme si les individus n'existaient plus et qu'ils représentaient forcément un pays, une idéologie.


    Suis allé voir le film donc, et c'était pas mal du tout. Quelques longueurs (le film est assez long, 2h33 quand même) mais suffisament prenant pour qu'on ne s'ennuie pas.


    C'est l'histoire de Keller (Hugh Jackman), un père un peu parano et cynique dont la devise est de prier pour le meilleur, mais de toujours s'attendre au pire. Il stocke des vivres et des tas de trucs au sous-sol en cas de catastrophe car pour lui, quand une catastrophe arrive, le vernis de la civilisation éclate et c'est chacun pour soi, l'homme est un loup pour l'homme et tout ça. On dirait un bunker personnel qu'ils pouvaient acheter pendant la guerre froide. Voila résumé le bonhomme. Bref, un jour qu'il rendait visite à un couple d'amis avec sa petite famille, sa fille et celle des amis disparaissent, kidnappées. La police arrête un suspect, Alex Jones, qui était sur les lieux, un chelou qui tente de fuir, mais il est vite relaché faute de preuves. Keller qui est fou d'inquiétude pour sa fille enrage de voir le principal suspect relaché si vite, et après une brève altercation avec Alex, celui ci lui dit une phrase qui convaint Keller qu'Alex est bien le kidnappeur des deux fillettes et qu'il joue au simplet pour égarer la police. Seulement personne d'autre que Keller n'entends cette phrase, donc personne ne le croit et Alex reste libre.

    Alors Keller décide de prendre les choses en main et kidnappe à son tour Alex pour le faire parler, par tous les moyens, y compris la violence donc.


    Parallèlement à ça, l'inspecteur Loki (Gyllenhaal), mène son enquête pour savoir si les deux filles sont mortes ou vivantes et s'intéresse aussi à Keller qu'il suspecte de faire des choses que la loi réprouve.
    (Donc oui, on a un film avec Loki et Wolverine dedans ^^ )


    La comparaison avec Seven et Le silence des agneaux n'est pas dénuée de sens mais va un peu loin. Je ne parle pas en terme de qualité car c'est une histoire de goûts, c'est subjectif, mais dans l'ambiance, dans "l'esprit" des films. Mais on y retrouve quand même l'atmosphère un peu poisseuse de Seven, la poignée de tarés dans Prisoners fait penser un peu à Buffalo Bill dans le Silence, et il y a un petit coté Mystic River et Zodiac aussi. Lieux moches, délabrés, pluie lourde...


    J'ai lu quelque part, et je suis d'accord avec ça, que c'était la meilleure prestation de Hugh Jackman à ce jour. Pour moi, le film montre quel genre d'acteur aurait pu être Jackman si il n'était pas tombé dans la marmite des blockbusters. Je veux dire, ok Wolverine, Reel Steel, tout ça c'est sympa mais en tant qu'acteur il est pas transcendant dedans. En fait, de mon point de vue il avait jamais vraiment brillé en tant qu'acteur. Pas mauvais non plus hein, loin de la, mais lui ou un autre... Vous me direz qu'il y a aussi the Prestige mais à mes yeux c'est plus le film qui est bon que Jackman. Encore une fois j'ai l'impression que 20 autres acteurs auraient fait aussi bien, ou mieux.

    Alors que la, dans Prisoners, je le trouve vraiment bon. Il ne va pas aussi loin qu'un Daniel Day-Lewis mais on le sent investi dans ce rôle, il a travaillé, il l'a voulu, peut-être qu'il voulait faire autre chose d'un peu moins commercial que le melo sirupeux Australia avec Nicole Kidman et prouver qu'il pouvait être autre chose qu'un grizzli barbu et griffu de chez Marvel, quoiqu'il en soit on le sent investi et je dirais que d'une certaine manière, il m'a fait oublier qu'il était Hugh Jackman. A la place j'ai vu Keller.


    C'est par exemple pour ça que je me tâte à aller voir Gravity. Tout le monde en dit du bien, le film a eu de gros scores sur MetaCritic mais voila, il y a Georges Clooney et Sandra Bullock dedans. Bon Sandra Bullock je m'en fous un peu, mais Clooney est trop superstar maintenant, je ne peux le voir que comme Georges Clooney, le people, et plus comme les personnages qu'il est sensé incarner. Ca me sort du film. Pourtant la aussi ce n'est pas un mauvais acteur, mais voila. Trop connu peut-être, trop vu. Il n'arrive pas à me faire oublier qu'il est Georges Clooney et son personnage s'efface dérrière sa notoriété. Vous comprenez ce que je veux dire? J'hésite à voir Gravity, si ça se trouve je vais rater au cinéma un film d'enfer, mais ça me sortira vraiment du film si à la place du personnage je ne vois que Clooney en costume de cosmonaute.

    Mais la je m'égare un peu. Donc comme je disais, Hugh Jackman me fait oublier qui il est, il devient le rôle, et c'est le propre d'un bon acteur, et donc je me demande quelle aurait été sa carrière si il avait fait plus de choix comme Prisoners et moins de trucs à gros budget qui sont condamnées à être rebootées ou oubliés.


    Je crois qu'il aurait pu être un vrai grand acteur.


    Je ne dirais pas la même chose de Jake Gyllenhaal, en tous cas avec ce film. A la base je le trouve déjà un peu surestimé (mais ça me le fait avec plein d'autres acteurs et actrices, donc bon) et ce film ne lui donne pas non plus l'occasion d'exprimer son talent, car il en a. La faute plus à l'écriture de son personnage qu'à l'acteur. En fait on ne sait pas grand chose de Loki. Il a toujours résolu ses enquêtes, il a été maltraité dans son enfance et il a des symboles bizarres tatoués sur le corps, surtout les mains et on sait pas trop ce que ça signifie.

    Du coup avec aussi peu de background Gyllenhaal est obligé de broder pour donner de l'épaisseur au personnage, et dans le film ça passe par un cote sombre-déprimé et des tics de yeux assez agaçants. Pour le coup ces tics ne sortent pas du film, mais font plutôt fake et rappellent constamment que Jake n'est pas un vrai inspecteur mais juste un acteur, donc l'opposé de ce que doit accomplir un acteur. Je dis constamment parce que c'est ça, Loki à un tic avec ses yeux, je sais pas trop comment décrire mais il cligne "fort" des yeux comme si il ressentait une brève douleur, et il le fait VRAIMENT souvent. Il doit le faire dans presque toutes les scènes ou il apparaît, j'ai pas compté mais ça doit faire, je sais pas, une centaine de fois plus ou moins. C'est un peu abusé, à chaque fois que je le voyais je me disais allez, tic dans 3...2...1... et hop tic, dialogue, re tic, nouveau plan qui montre bien le tic qu'on a vu 10 fois avant, autre plan ou on voit le tic etc...

    C'est comme si il nous l'assénait ce tic.

    Bon, je sais que je pinaille souvent pour des détails mais c'est le genre de petits détails qui me gâchent un peu le plaisir de regarder un film, tout autant que ceux qui discutent dans la salle ou qui n'éteignent par leurs portables.


    Quant au film je ne vais pas spoiler, mais je peux vous dire que l'article du Monde est d'une nullité crasse. Il n'y a pas de racisme ou d'antagonismes noirs/blancs (Je ne sais pas ou la chroniqueuse à vu ça, même en interprétant à sa sauce) et le film n'est certainement pas une apologie de la torture. C'est même presque un reproche que je pourrais lui faire, c'est qu'il a le cul entre deux chaises. Par moments on dirait qu'il y a deux films qui ont fusionnés en un seul, mais avec des transitions bancales. Un film sur les implications morales de la torture (Est-ce mal ou est ce qu'il y a des situations ou il faut faire fi de la morale pour obtenir des résultats), et un autre centré sur Loki et les quelques psychos qu'il rencontre. Mais c'est peut-être fait exprès après tout. En tout cas le film ne se concentre pas uniquement sur l'usage de la force. C'est un Thriller à ambiance sombre qui rappelle effectivement par moments les films cités plus haut.


     Pour finir sur le sujet de la violence, vous pouvez aller le voir même si vous êtes sensible. Il n'est pas gore, pas tout public non plus, je crois que c'est juste interdit aux moins de 10 ans, ou 12 je sais plus, en tous cas il n'y a rien dedans qui vous retournera l'estomac malgre ce que peuvent dire certaines critiques.


    Le dénouement est un peu abrupt et les motivations du tueur sont vite expédiées. Et une fois qu'on a vu la fin on se dit qu'en fait on aurait pu presque tout deviner dès le début avec telle phrase que dit machin mais globalement c'est un bon film à suspense qui m'as fait voir Hugh Jackman d'un autre oeil et que ma foi je vous recommande. C'était bien sympa, si vous aimez le genre.


    Allez 16/20.
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    Bluipiah
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Ven 25 Oct - 16:20

    Petite critique de Gravity, d’Alfon Cuaron, avec Sandra Bullock et Georges Clooney.

     



     



    Alors tout d’abord, je ne sais pas si il est possible de voir le film sans 3D (Les salles proches de chez moi ne le faisaient qu'avec 3D en tous cas) mais si vous comptez y aller, choisissez la 3D.

    Je ne suis pourtant pas un fan des filmsà lunettes, les débuts m’avaient intrigués mais j’ai été rapidement déçu. J’en ai pas vu beaucoup, Avatar dont les effets 3D n’étaient pas dégueulasses car le film avait été conçu pour ça, et une poignée d’autres ou la 3D était un attrape-nigauds genre le dernier Destination Finale, mal foutue et ne justifiant en rien un surcoût du ticket.

    Pour Gravity c’est différent, la 3D apporte un vrai plus. Au point que par exemple je ne me vois pas prendre le film en DVD ou Blu-Ray si c’est pour le voir sur mon écran de télé sans 3D.La taille de l’écran et les petits effets de relief et de profondeur aident à s’immerger dans l’atmosphère du film sans non plus vous « agresser » comme dans Avatar dont la moitié des scènes étaient faites pour montrer de la 3D jusqu’à l’écoeurement. Le film restait regardable mais enlevée la technique et il ne restait qu’un Space Pocahontas long et bavard.

    Il y a bien des scènes dans Gravity ou l’on sent que le seul but et d’en foutre plein la vue même si ça ne fait avancer en rien l’histoire, du genre Sandra Bullock qui laisse échapper un boulon et hop, Clooney fonce vers le spectateur pour le rattraper. Mais à part des petits trucs comme ça, le film évite le piège de n’être qu’une vitrine technologique, la 3D spectacle n’est pas invasive et encore une fois elle aide à s’immerger dans l’ambiance du film, dans l’environnement et de ressentir un tout petit peu, mais c’est déjà bien, la sensation de flottement quand les personnages se déplacent dans le vide, tournoient sur eux-mêmes etc…

    C’est bien foutu, c’est surtout fait « intelligemment », pour bien comprendre il faut plutôt le voir mais voila, privilégiez la 3D si vous le pouvez.

     

    L’histoire est simple et d’ailleurs le script tout compris tient sur quelques pages.

    Lors d’une sortie dans l’espace, 3 astronautes sont séparés de leur navette à cause d’une réaction en chaîne engendrée par un tir de missile Russe (Encore eux, maudits Russes !). C’est expliqué un peu vite fait et de toutes façons j’ai pas bien compris, c’est du jargon pseudo-scientifique, mais en gros des débris arrivent à toute vitesse sur eux et c’est l’accident, Ryan Stone (Sandra Bullock) se met à dériver dans l’espace et Matt Kowalski (Georges clooney) essaye de la récupérer.

    Voila, ça c’est le début de la première partie.

    J’évoquais il y a quelques jours mes craintes quant à la prestation de Georges Clooney, comme quoi son hyper-notoriété aurait pu me sortir du film et me faire voir le people plutôt que le rôle qu’il en sensé jouer (tête trop connue). Ca n’est pas arrivé mais ce n’est pas vraiment grâce à son jeu d’acteur. En fait dans le film, Clooney est surtout une voix. On aperçoit un bout de son visage de temps en temps à travers son casque, mais c’est tout. Il est surtout présent en tant que mentor et soutien moral pour Ryan à travers des conversations radio, donc ça passe. Après son personnage est typiquement Cloonesque, c’est fait pour un mec comme lui ou pour un Robert Downey Junior (qui était préssenti pour le rôle un moment), c’est-à-dire que c’est un personnage tout en sourires en coin et en petites phrases de séducteur. Son personnage est un peu plat, et il reste zen dans n’importe quelle situation, il s’en fout un peu de savoir si il va survivre ou y rester dans l’espace, d’un coté on peut dire que c’est très peu crédible et de l’autre ca correspond au cliché de l’acteur et aussi à son personnage, désabusé depuis que sa femme l’a quitté pour un autre alors qu’il était dans l’espace à s’imaginer sa dulcinée en train de lever les yeux au ciel pour le bisouter à distance. Il était dans l’espace, elle s’envoyait en l’air, donc il a le cœur brisé donc il se fout un peu de tout et prend la vie avec philosophie. C’est un peu léger mais sans ce n’est pas hyper grave dans le film pour des raisons que j’explique en spoiler.

     

    Spoiler:
    Son personnage meurt assez vite, vers la moitié du film, un peu moins. Il est à la fois essentiel pour l’histoire car c’est lui qui redonne espoir à Ryan, qui panique souvent (mais la c’est crédible par contre, vu ce qui leur arrive) et secondaire vu son temps de présence. Donc qu’il ait un background un peu raté ne compte pas.


    La première partie du film est la plus intéressante. Bien que ce soit un peu contradictoire, on peut parler de Blockbuster intimiste, pour la première partie du moins. Cuaron arrive à rendre l’espace tel que je me l’imaginais, c’est-à-dire fascinant et effrayant. Ces ténèbres insondables, ce vide sans fin, toute l’imagerie du film illustre le petit résumé lorsque le film commence comme quoi l’espace est un lieu inhospitalier, pour ne pas dire hostile, et la vie en dehors de notre bonne vieille Terre très très compliquée pour nous.

    L’hostilité « neutre » de l’espace est bien rendue, c’est assez impressionnant et c’est la grande force de la première partie du film. De belles images, de beaux plans aidés par un 3D utile qui fait qu’on s’immerge dans l’action. Cet univers la me faisait carrément penser aux fonds marins, avec beaucoup moins de bruits forcément mais en plus oppressant. Il y a un coté étouffant à une poignée de scènes, et paradoxalement un petit coté claustro alors qu’ils sont dans l’endroit le plus vaste et ouvert qu’on puisse imaginer, mais en même temps coincés dans leurs combinaisons.

    La deuxième partie du film qui commence après l’évènement en spoiler est moins convaincante. On passe du film d’ambiance au film catastrophe. La le film retombe un peu plus dans les clichés du genre avec des débris menaçants qui foncent à pleine vitesse, des pannes de ceci, un accident qui fout la merde, pas facile d’en parler sans spoiler mais voila, la seconde moitié du film vise plus le film de survie un peu lent avec des situations spectaculaires, des explosions silencieuses et des auto-sauvetage in extremis etc.

    Si le film vous plaît, je crois que vous serez vous aussi plus impressionnés par la première partie que par la seconde, enfin vous verrez.

    Le film évite aussi le piège de la romance instantanée à deux balles. C’est un plus car vu le film ça n’aurait clairement pas eu sa place. Par contre, il y a pas mal de symbolisme dans le film qui n’est pas très subtil. Je ne dirais pas que c’est lourd, mais c’est un peu jeté à la figure. Je sais pas si on peut parler de tonalité religieuse pour le film, en tous cas il y a fréquemment dans la seconde partie la notion d’au dela qui est évoquée (et donc peut-être de Dieu) mais la encore un peu dur d’en parler sans spoiler, donc balise.

     

    Spoiler:
    Ryan a perdu sa fille dans un accident, une chute sur le crâne en jouant, et a quasiment perdu le goût de vivre depuis lors. Vers la fin, elle arrive à regagner une navette Russe, puis Chinoise mais veut se laisser mourir car elle ne pense pas s’en sortir et qu’en plus elle est malheureuse depuis la mort de sa fille. Arrive alors Matt qu’elle croyait mort, et qui est vraiment mort puisque en fait c’est une hallucination, et qui l’encourage comme il le faisait de son vivant, lui dit qu’elle a droit au bonheur et qu’il faut se relever pour avancer dans la vie, et qui lui donne la solution pour retourner sur Terre.

     

    Vous voyez ou je veux en venir, c’est une hallucination qui lui donne la solution. Solution qu'elle ne connaissait pas de son vivant, donc apportée par un fantôme en quelque sorte. C’est quand même un Deux Ex Machina, et par la suite elle se mettra à parler à Matt comme si il pouvait l’entendre de la haut, et elle lui demandera de passer un message à sa fille morte etc…

    Donc voila, ca plus bien sur quelques autres passages ou l’après vie est évoquée


     

    Donc voila, il y a quelques cotés mystico-religieux et un peu de morale, mais ce n’est pas dégoulinant de morale, donc bon, la aussi ça passe. La dernière image du film aussi est un peu lourde en symbolisme, et il y a une scène ou Ryan en apesanteur s’endort quelques instants en position fœtale avant de reprendre courage, j’imagine que ça symbolise sa renaissance, son envie d’avancer même si elle sait pas comment s’en sortir.

    Pour résumer, Gravity est une friandise pour les yeux, j’ai lu dans je ne sais plus quelle critique que c’était un peu comme une attraction de fête foraine. J’ai bien aimé, mais je le prendrai pas pour chez moi car passé la surprise du premier visionnnage il ne reste qu’un scénario un peu maigrichon et sans le grand écran, le gros son et la 3D le film perd pas mal de son intêret. Mais voila, on s’embarque pour cette petite aventure d’1h30, je me suis laissé happer par l’ambiance du film qui procure de bonnes sensations et même si je disais qu’il ne se passait en gros pas grand-chose dans la première partie, le film n’a aucune longueur.

    C’est pas un grand film à mes yeux, mais c’est une très bonne expérience que je vous conseille une fois de plus à voir au cinéma, c’est vraiment plus fait pour le cinéma que pour le petit écran.

    Ma note qui sert à rien, mais j’aime bien mettre des notes quand même : 15/20

     

    Je recommande donc, car je crois qu’il y a des chances que vous appréciez le film plus que moi. J’ai lu pas mal de critiques et la plupart des gens ont plus aimé que moi, donc voila.

    La petitesse du scénar est en tous cas bien traitée, comme quoi il n’y a pas besoin de 50.000 trucs pour le rendre intéressant, et on ne peut en tout cas que reconnaître la virtuosité de la mise en scène, impressionnante, et pardonner le pathos un peu creux concernant les personnages.

     
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Ven 25 Oct - 21:49

    J'avais des réticences concernant ce film, huis clos très espacé. Dans l'espace, et pas d'extraterrestres (bof bof), ni le côté science fiction / fantastique un peu barré -du style Kubrick-, je me suis interrogé sur  comment l'histoire peut tenir en haleine, et tout simplement être véritablement intéressante alors que c'est centré sur 2 protagonistes et seulement dans à peu près deux endroits (la navette et l'espace tout simplement). Généralement il y a addition d'autres endroits, entités -malfaisantes- ou protagonistes pour que ça soit plus alléchant. 

    Du coup, je me suis demandé si on ne risque pas de se retrouver avec du Stephen King (= tendance à faire du gros rembourrage d’anecdotes et événements qui donne du volume, de quoi combler une bonne idée de départ mais qui ne tient pas forcément sur la longueur jusqu'au percutant milieu et final final).

    Mais y'a Cameron qui après visionnage a dit qu'il s'agit du meilleur film concernant l'espace ou un truc du genre (d'après ce que tu dis, je suppose qu'il a surtout dû être bluffé par la 3D... il semble adorer la chose). Alors bon... 
    Pis, au vu des films à l'affiche on dirait bien que c'est le seul qui se tire hors de la masse. J'y irai sûrement si je vais en ville donc. 

    Sinon, 15/20 ça semble pas mal pour un film au script pauvre et dont c'est l'aspect visuel qui essai de combler ce manque. A tous les coups tu es gentil sur les notes. De quoi avoir une échelle de différence, je suppose que ton Alien favoris c'est du 21/20, hein ?
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Dim 27 Oct - 8:13

    A tous les coups gentil sur les notes?

    Premièrement, je ne comprends pas trop pourquoi tu dis ça si tu n'as pas encore vu les films au moment de poster. Si ça se trouve tu les apprécieraient plus que moi et tes notes seraient supérieures aux miennes, ou pas, mais tu ne peux le savoir qu'à posteriori.

    Deuxièmement, si tu fais un tour sur Metacritic ou sur n'importe quel site qui regroupe notes des critiques et avis des spectateurs, tu verras que parmi ceux qui ont aimés je fais même partie de la moyenne basse. On tourne plutôt autour du 9/10, du 95/100 etc. Comme je disais à la fin, la plupart des gens ont aimés plus que moi.
    Je n'ai pas l'impression d'être gentil avec les chiffres, les notes sont parfaitement justes...si on a mes critères et mes goûts Razz

    Va les voir d'abord, tu verras bien si ça te plait ou pas.

    Sinon non, le film n'est pas bourré d'anecdotes pour combler le manque de personnages. Tu as celles avec la femme de Clooney qui s'est barrée et l'autre avec Bullock en spoiler, sinon c'est a peu près tout. Clooney des fois parle de battre le record de sortie dans l'espace détenu par un Russe, voila.

    L'imagerie est le point fort du film mais il n'est pas la uniquement pour compenser la petitesse du scénar (pas sa pauvreté), il fait aussi partie du message, c'est un vrai choix du film. Il y aurait pu y avoir plus de dialogues, ou des monologues en voix-off pour illustrer le coté éphémère de la vie, sa fragilité et le fait que les personnages se sentent insignifiants, écrasés par l'univers, ce qui aide le personnage de Matt à relativiser et à essayer de passer outre les blessures de la vie (il se sent humble face à l'immensité) alors que Ryan est plus désespérée et effrayée, mais donc à la place de dialogues pour illustrer ça on a des images, et quand c'est bien fait et bah tu sais ce qu'on dit, une image vaut mille mots.

    Mon Alien favori c'est la version Assembly du 3, pas la version cinéma donc, surtout pour son capital nostalgie de l'adolescence et il a pas de notes car il fait partie de mon Top50 des meilleurs films, ou aucun film n'a de notes, juste le droit d'être dans mon Hall of Fame ^=^

    (Sinon non, pas 21/20)
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Dim 27 Oct - 12:26

    Je ne me basais pas une pseudo appréciation du film sans l'avoir vu (par contre de l'appréhension j'en ai beaucoup), je me disais que tu étais gentil sur la note en me référant à ta propre critique. Les 3/4 des points c'est beaucoup. Entre très bien et excellent pour un film qui n'est pas un grand film et dont le script est maigrichon selon tes critères. C'est ce que j'appelle être gentil sur la notation. Après oui, chacun sa façon de noter. Moi je ne le fais pas, je trouve ça trop ambiguë, ça donne une limite et y'a trop de points à étudier. Un film qui peut sembler vraiment nase peut se révéler à mes yeux avoir de très points (mais après faut ajuster, convertir selon les critères etc...).

    Après, je ne préfère pas me fier à l'avis ni de la presse ni de la plèbe. Entre la mauvaise foi, les avis non constructif, les avis de moutons, ceux qui ne comprennent pas le film en lui-même et ceux qui "suivent" les avis des autres (des fois ce phénomène peut vraiment prendre une ampleur des plus moche), ça ne vaut plus grand chose (un petit tour sur un site du genre allociné pour en voir les commentaires est suffisant pour s'en rendre compte). Je faisais la relation commentaire -> note. 

    Je verrais bien moi-même. Pas mal de fois mon appréhension était fausse parce que malgré une synopsis qui est très bof bof, le talent du réalisateur fait que c'est pas si mal au final. Je ne vois pas d'autres films qui me fait de l’œil à l'affiche pour le moment. Quoique bientôt il y aura les films Marvel et Metallica.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Dim 27 Oct - 15:50

    Je ne me basais pas une pseudo appréciation du film sans l'avoir vu (par contre de l'appréhension j'en ai beaucoup), je me disais que tu étais gentil sur la note en me référant à ta propre critique. Les 3/4 des points c'est beaucoup. Entre très bien et excellent pour un film qui n'est pas un grand film et dont le script est maigrichon selon tes critères. C'est ce que j'appelle être gentil sur la notation.
    Je comprends ce que tu veux dire mais je trouve quand même ma note cohérente par rapport à ma critique. Le scénario n'est pas épais mais la narration est bonne et le film compense avec autre chose. Mais je me suis peut-être aussi mal exprimé, ça arrive souvent. Si je devais comparer avec Pacific Rim par exemple, ce n'est pas un grand film mais il atteint son but, d'où la note bonne mais pas exceptionnelle. J'ai vu plus haut que tu avais bien kiffé Pacific Rim, c'est pour ça que je le prends en exemple, dans le fond c'est la même chose, scénario très mince mais le film n'a pour but que de divertir et il y arrive. C'est pour ça que je reprenais l'expression d'attraction de fête foraine. Enjoy the ride! Gravity c'est un peu ça, c'est pas un grand film (pour certains si, pas pour moi) mais c'est une bonne expérience, d'où la note, elle décrit je sais pas trop, le plaisir du moment.

    Après, je ne préfère pas me fier à l'avis ni de la presse ni de la plèbe. Entre la mauvaise foi, les avis non constructif, les avis de moutons, ceux qui ne comprennent pas le film en lui-même et ceux qui "suivent" les avis des autres (des fois ce phénomène peut vraiment prendre une ampleur des plus moche), ça ne vaut plus grand chose (un petit tour sur un site du genre allociné pour en voir les commentaires est suffisant pour s'en rendre compte). Je faisais la relation commentaire -> note. 
    Oui bien sur, il faut faire le tri entre les pro qui vont donner la note maximale et les anti la note minimale parce qu'ils sont engagés dans une guéguèrre des chiffres, mais moi j'aime bien lire les critiques, c'est principalement à ça que je me fie pour aller voir un film, comme je peux pas uniquement me fier à l'affiche ou au trailer. Ya quand même des grandes lignes qui apparaissent, quand tu as xxx avis similaires sur plusieurs sites tu as un fil rouge qui se dégage. La note est en effet secondaire, c'est un résumé, le plus intéréssant c'est l'avis, la critique, quel genre de film c'est, à qui ça peut plaire, à quoi ça ressemble, tout ça.

    Pour Prisoners ce sont les critiques qui m'ont poussés à le voir parce que je voulais savoir ce que c'était comme genre de thriller, quelque chose de plus axé courses-poursuites et fusillades ou un truc plutôt ambiance comme l'affiche le promettait? J'avais envie d'un Silence des agneaux et d'un Seven-like, obligé de me fier à l'avis des autres.

    Je verrais bien moi-même. Pas mal de fois mon appréhension était fausse parce que malgré une synopsis qui est très bof bof, le talent du réalisateur fait que c'est pas si mal au final. Je ne vois pas d'autres films qui me fait de l’œil à l'affiche pour le moment. Quoique bientôt il y aura les films Marvel et Metallica.
    Bah pour moi ya clairement Prisoners qui pourrait te faire de l'œil, ça reste mon film du mois pour l'instant.
    Après si tu dis que
    Dans l'espace, et pas d'extraterrestres (bof bof), ni le côté science fiction / fantastique un peu barré -du style Kubrick-, je me suis interrogé sur  comment l'histoire peut tenir en haleine, et tout simplement être véritablement intéressante alors que c'est centré sur 2 protagonistes et seulement dans à peu près deux endroits (la navette et l'espace tout simplement). Généralement il y a addition d'autres endroits, entités -malfaisantes- ou protagonistes pour que ça soit plus alléchant. 
    bah dans ce cas je te conseille pas trop d'aller voir Gravity car tu risques de te faire chier. Il n'y a pas d'extraterrestres, ni gentil ni mangeur d'hommes, il n'y en a pas du tout, il n'y a pas de lasers, d'intelligence artificielle démoniaque comme dans l'odyssée de Kubrick, d'entités malfaisantes, d'antagonistes... Je sais même pas si on peut le considérer comme un film de science-fiction d'ailleurs. C'est juste 3 astronautes qui vont réparer un satellite et qui sont pris dans la tourmente, il n'y a pas vraiment de SF. Ca se passe pas dans le futur mais de nos jours, il n'y a pas d'anticipation.

    C'est plus un voyage intérieur pour la première partie et un film catastrophe pour la seconde. Si c'est pas trop ton genre de films sur l'espace, tu peux t'embêter.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Sunderland le Lun 28 Oct - 2:15

    J'ai envie de dire que c'est bête de se limiter, surtout en ce qui concerne le cinéma. De toute manière je me pousserai à le voir. Entre le public qui semble très apprécier, Cameron qui adule et ton commentaire, j'ai largement plus de raison de le voir qu'un quelconque film en général. Ce n'est peut être pas mon type de film favoris mais je suis bon public et bien réceptif. Le seul point chiant est de le voir au cinéma. Mais puisque c'est du film comme Avatar où la 3D montre son potentiel il ne vaut mieux pas louper le coche (pas de tv 3D... qui servirai peu de toute manière).

    Après ne pense pas t'être mal exprimé. Je me suis juste, comme à l'habitude, fixé sur un détail en oubliant les grands axes, bêtement Laughing(d'ailleurs ça devient grave, faut que j'arrête avec ça).

    Sinon pour ne pas trop dévier le sujet (à nouveau):  vu Massacre à la Tronçonneuse (j'ai un mal de chien à épeler ce mot!) 3 alias Leatherface.


    Le film est de Jeff Burr qui a participé aux deux premiers Texas Massacre Chainsaw (on va appeler ça TMC). Du coup on pourrait se dire que mènerait à une valeur sûr, avec un esprit similaire aux deux premiers opus... Effectivement c'est un peu le cas mais ça n'en fait pas un bon film. A l'époque Burr n'était pas très expérimenté derrière une caméra, les méchants producteurs et la MPAA ont mis leur grain de sel dans le script et ils ont trop voulu en faire un film proche de l'esprit de TMC1 (TMC2 étant pas mal différent du 1, même si la donne était sympa).


    Synopsis ; comme tous les Texas Massacre Chainsaw, un groupe de jeune (sauf que là c'est juste un couple) vient à rencontrer malencontreusement une famille de dégénérés (je suppose qu'ils sont dégénérés) cannibales au fin fond des Etats Unis.



    Comme certains des autres TMC il y a eu une grosse censure pour éviter ce qu'ils appellent un suicide commercial. C'est vraiment dommage car on sent bien que les films ainsi ne sont pas complet. Je suppose que ça doit être frustrant pour les réal aussi. Et au final le film fait très kitsch et tache. C'est quasiment un mauvais copié collé du 1. On voit que le réalisateur débute, que la film a connu des modifications (et notamment la fin ! elle est wtf et fait presque contre nature).


    Néanmoins tout n'est pas à jeter. Les acteurs ne sont, dans l'ensemble, pas mauvais. Ils piochent de bons rednecks généralement, et parmi eux se trouve Viggo Mortensen (Aragorn de LOTR). D'ailleurs si les choses avaient été un peu différentes Peter Jackson aurait dû réaliser ce volet, étant connu à l'époque pour ses films déjantés (ainsi il aurait possiblement rencontrer Viggo avant l'heure). 
    La personnalité de Leatherface est un peu plus exploré. On voit que c'est un genre de gamin intérieurement, qui n'aime pas tellement le rejet et se défend de manière... ben, abusive ! Il essai tout de même, sans trop se rendre compte du merdier environnant et de combien d'apparence et caractériellement  il fiche les boules à cause de sa monstrueuse innocence, de par exemple rentrer en contact avec la femme. Ou bien même il s’essaie à de nouvelles technologie à but culturel ou intellectuel qui livre une des rares scènes sympa (j'allais dire touchante, mais... non) du film dans laquelle
    Spoiler:
    Leatherface se retrouve avec un objet électronique éducatif, qui montre des images et dont on doit donner le nom... un genre de clown ou d'humain apparait à l'écran, et le pauvre débile s'obstine à écrire qu'il s'agit non pas d'un clown mais FOOD (nourriture) encore et encore (ça fait rappeler une citation d'Einstein ça)


    Bref, le film a de bon points mais dans ce cas-ci ça ne sauve pas vraiment l'ensemble. On ressent pas mal l'instabilité du film. Un film surtout pour les fans de la saga Texas Massacre Chainsaw.

    Je me ferrai le 4e et dernier volet de la tétralogie plus tard je pense. Le réal avait participé avec Hooper à la création des scénars des deux premiers TMC, alors ça ne devrait pas être trop mauvais. Mais je le sens tout de même mal.





    ...


    Et oui et sinon, j'étais presque certain d'en avoir parlé, mais on dirait que non : Oblivion avec Tom Cruise. C'est du bon. Surtout si on apprécie grandement les films de science fiction de l'époque (proche de l’Odyssée de Kubrick), du moins c'est la lourde impression que ça m'a donné. Malgré quelques faiblesses. Mais ces faiblesses peuvent paraître être de très bon points pour d'autres.
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Ven 14 Fév - 21:20

    De retour avec un nouveau PC, j'avais plus l'adresse du forum, et en recherche Google je tapais midgar forum et je tombais sur des sites dédiés à Final Fantasy 7, comme c'est étrange.
    Un vulgaire copié-collé de deux de mes posts sur le forum d'en face, ce n'est pas bien original mais c'est bien pratique, c'est déjà tout fait!
    Que deviennent les gens d'ici au fait, le forum à l'air moins actif que d'habitude j'ai l'impression, non?

    Bref,


    Robocop 2014, 27 ans après l'original, que vaut-il?

    Ca spoile pas mal, alors attention.

    A la base, je ne suis pas opposé aux remakes ou aux reboots, aux prequels etc... J'ai beau être fan de tas de trucs, je ne suis pas puriste au point de rager quand je vois mes univers préférés retouchés par d'autres. Certains remakes ou prequels sont assez réussis d'ailleurs, mais il faut avouer qu'en général c'est plutôt l'inverse qui se produit. Récemment on a eu droit à un Total Recall médiocre, à un Fright Night sans saveur, pour ne citer que ceux-la, enfin ce sont les premiers qui me viennent en tête dans les récents.

    Alors certes comme pour moi le 1 est culte, j'en attendais beaucoup de ce remake, il était beaucoup plus facile de me décevoir moi qu'un jeune qui ne connaît pas l'original. Il n'est pas attaché au personnage, au film, ça n'évoque aucun souvenir nostalgique pour lui, donc en y réfléchissant aujourd'hui, je me dis que les notes moyennes-assez bonnes que le remake a obtenu jusqu'a maintenant n'est pas si incroyable que ça (7.0 sur IMDb). Je n'ai aussi aucun doute sur le fait que ça va baisser quand plus de gens l'auront vu.

    Mais même sans ça, même sans être fan, ce film pue le remake feignant qui n'explore véritablement aucun thème qu'il aborde, et qui parsème ci et la quelques clins d'oeils pour faire plaisir au fanboy, enfin ils essayent.


    Le film s'ouvre sur Samuel L.Jackson, alias Pat Novak, présentateur du show the Novak Element, qui se demande pourquoi l'Amérique est aussi Robophobique. Apparement dans le futur, tous les pays du monde ont leur sécurité assurée par des machines, sauf les Etats-Unis. A cause de l'amendement Dreyfus, aucune machine ne peut décider de la vie ou de la mort de quelqu'un, donc la police est constituée de policiers, et pas de robots.

    The Novak Element si vous voulez, c'est un peu Fox News, mais en encore plus caricatural. J'y reviendrais plus tard.

    Donc Novak fait des reportages pour convaincre les Américains opposés à 72% aux robots dans les rues que justement, les robots dans les rues ça peut être bien, la preuve en images dans ce pays arabe pas nommé ou les robots Américains maintiennent l'ordre et la sécurité de tous dans une séquence qui fait diablement penser au premier niveau de Metal Gear 4. Intro plutôt bien faite d'ailleurs, c'est efficace comme résumé et les effets spéciaux ne sont pas mal du tout.

    S'ensuit une attaque terroriste générique ou des kamikazes bardés d'explosifs se font sauter devant les caméras, et ou un ado décide d'attaquer un ED-209 avec un couteau, enfin disons qu'il coure un peu, puis qu'il se fige en voyant le monstre de métal. ED-209 le considère comme une menace et commence à sortir la phrase qu'il disait déjà dans le 1 "Drop your weapon, you have 15 seconds to comply", sauf qu'en fait non, le gamin n'a que 2 secondes avant de se faire pulvériser dans un nuage de poussière. Les âmes sensibles peuvent se rassurer, on ne voit rien, juste la poussière.

    Et la premier couac du film à mon avis: la violence.

    Dans le remake, elle est complètement fade, aseptisée. C'est de la violence de série téloche, même pas. Je veux dire, de tout le film, je crois que je n'ai vu qu'une seule petite trainée de sang vers la fin, et c'est tout. Sinon c'est du pan pan ou les gens s'écroulent de loin sous une caméra qui tremblote, presque à l'épaule. Y'avait matière à faire une scène choc qui serve le propos, une grosse machine donc littéralement inhumaine qui tue un presque-gosse, en voulant cacher le tout pour un rating pg-13 l'impact est carrément moindre.

    Le premier Robocop n'était certes pas le fillm le plus gore des années 80, loin de la, mais il y avait une violence un peu crue qui avait un sens. Le sang par exemple, n'était pas la que pour faire joli ou cool. La violence servait à restituer un Detroit sombre, déséspéré, et elle s'exprimait aussi d'en haut, par la froideur inhumaine et cupide des dirigeants de l'OCP.

    Vous voyez ce que je veux dire?

    Quand Murphy se fait tuer dans le 1, c'est dur, il souffre, il y a de la cruauté, mais ça à un intêret dans le film, il faut que ce soit personnel et que ça le motive plus tard à se venger. Cela sert aussi à montrer quelle genre de personnes composent le gang de Boddicker. Comme Murphy symbolise dans l'esprit un peu dérangé de verhoeven une sorte de Jesus moderne (mais un Jésus qui ne tend pas l'autre joue et qui revient avec un flingue), il faut donc qu'il souffre, qu'il soit "crucifié" (son meurtre commence d'ailleurs par une main explosée) avant de revenir et vers la fin de "marcher" sur l'eau avec un angle de caméra très bas lors de sa dernière confrontation avec Boddicker, vous voyez, ya plein de petits exemples comme ça qui font que la violence au cinéma n'est pas juste qu'un truc cool ou qui peut faire peur.

    Quand je parlais de violence aseptisé, le meilleur exemple je crois est la mort de Murphy: elle est ici complètement impersonnelle (sa voiture est piégée et explose), distante, et on ne sait même pas qui exactement la piège. On sait qui donne l'ordre mais c'est tout.

    Donc voila, OmniCorp (ce n'est plus vraiment l'OCP) à un problème d'image avec les robots donc son président, Sellars (Michael Keaton), décide de faire une sorte de gros coup de pub en mettant un humain dans la machine comme ca ils ont les capacités de la machine plus un humain aux commandes pour prendre les décisions, et ils espèrent ainsi contourner la loi.

    Mais à partir de la le film va se contredire beaucoup de fois, j'ai plus trop suivi ni compris les réactions de Keaton, c'est confus, embrouillé. La aussi j'y reviens un peu plus tard.

    Un des thèmes de l'original était la reconquête de Murphy de son humanité. Murphy est mort et l'OCP considère Robocop comme un produit et certainement pas comme un véritable être vivant.

    Robocop, c'est un peu le monstre de Frankeinstein, c'est un golem, qui se rebelle contre ses créateurs car on ne joue pas les apprentis sorciers avec la vie. Un des thèmes, c'est le combat de l'homme contre la "machine" (la machine pouvant représenter le système).

    Pour les fans de 40k, je dirais que Robocop est un peu un mini Dreadnought: son armure est son sarcophage, un tombeau sur patte dans laquelle brille encore une toute petite étincelle de vie, presque une parodie (Murphy n'a presque plus de souvenirs de sa vie passée, juste des flashs) mais qui est le grain de sable qui fera s'enrayer les plans de l'OCP. Un thème très présent dans le 1 donc, ou Murphy "perd" un peu ce combat la puisque même si il donne son véritable nom à la fin plutôt que son programme, il n'a pas encore récupéré l'essentiel: son libre-arbitre d'être humain. En étant toujours soumis à la directive 4 qui lui interdit de tirer sur Dick Jones, il reste fondamentalement, disons majoritairement, un produit qui obéit à son programme, aux ordres donc, injustes, de la multinationale qui l'a crée. Contrairement à ce qu'on pourrait croire au premier abord, la fin de Robocop est très cynique, et Murphy ne redevient pas vraiment humain à l'intérieur. Et son programme fait toujours une distinction entre les citoyens lambda et les dirigeants de l'OCP, sortes de VIP intouchable car ayant le pouvoir, quelque chose d'injuste qui jure avec la soif de justice de Murphy. La loi représentée par la machine contre la notion de justice représentée par Murphy. Deux concepts différents.

    La ou je veux en venir, c'est qu'il n'y a rien de tout ça dans le remake.

    Murphy ne meurt pas dans le film, il est juste dans le coma, est sauvé par sa combinaison, se rappelle de tout dès le début, il est déjà totalement humain, il n'y a aucune lutte intérieure, aucun cheminement. Robocop est ici majoritairement Murphy, resté vivant, sa mémoire intacte, et qui voit sa femme, son fils etc...

    Il n'est même pas vraiment unique (la ou l'original l'était, il n'y avait qu'un prototype comme lui) car il y a déjà beaucoup de robots partout, avec le même programme mais sans la conscience, donc le coté héros d'acier est plus éffacé.

    En fait, tous les thèmes abordés sont survolés, il n'y a presque aucune profondeur, ce qui faisait que le 1 était plus qu'un film de SF avec des fusillades a disparu.

    Quand je disais que The Novak Element était Fox news en encore plus caricatural, je m'explique: A un moment Novak invite Keaton (pro robot) et le sénateur Dreyfus pour débattre. Keaton est la en chair et en os, Dreyfus sous forme d'hologramme. Keaton s'exprime, puis quand vient le tour de Dreyfus, il est zappé par Novak avec une télécommande. La morale de la scène? Les médias peuvent vous mentir, choisir ce qu'ils veulent vous montrer, vous influencer etc...

    Message assez vrai d'ailleurs mais voila, c'est une morale assénée à coups de massue, c'est absolument pas subtil quoi! Le sénateur qui se fait zapper quand c'est son tour de parler parce que d'après Novak "C'est bon on en sait assez". Sur quoi un sondage montre que les Américains sont cette fois partagés à 50/50 sur les robots. C'est quand même grotesque comme manière de critiquer les médias et leur rôle, vous ne trouvez pas. Il n'y a pas plus obvious encore?

    Le thème des émotions qui caractérisent l'humanité la ou les robots ne ressentent rien, l'amour que porte Murphy à son fils et à sa femme, enfin tout quoi, tout est survolé, rien n'est creusé et donc tout sonne creux, et c'est franchement dommage car il y a matière à faire un film intelligent et divertissant. Quand Murphy enlevait son casque dans le 1, ça avait un sens, ici c'est une visière cool pour la frime qu'il active ou désactive à loisir.

    La directive 4 aussi est remplacée par un code red bidon soit dit en passant.

    Après ya 50 autres trucs qui me chiffonnent dans le film, des séquences WTF, ou la musique même.

    Enfin on va dire qu'il y a deux choix musicaux que je trouve très bizarres pour le film. Hocus Pocus de Focus en pleine scène d'action, et I fought the Law en générique de fin.

    Alors la version d'Hocus pocus dont je parle, c'est ça:



    Et à partir de 0.50 en plus, c'est à dire lors du passage euh... comment décrire... yodelisé?

    Je sais pas si ça se dit bien comme ça, ou si ça s'écrit comme ça, mais voila, vous voyez ce que c'est le Yodel n'est ce pas? Si vous savez pas bah cliquez sur le lien et écoutez à partir de la 50ème seconde jusqu'à 1 minute 15, écoutez bien, et représentez vous ce passage musical avec une scène d'action de Robocop.

    Est ce que ça colle? Franchement? Robocop qui flingue une trentaine de EM (petits robots humanoides inférieurs aux ED) sous cette musique la. Je suis le seul que ça choque? Et ça le fait deux fois en plus.
    Et I fought the Law, pareil, j'aime bien la chanson hein, c'est pas la question, mais ça ne va absolument pas avec le ton du film, c'est totalement hors sujet. Le titre oui, pourquoi pas. C'est ptete même un jeu de mots foireux avec l'ancienne directive 3 de Robocop qui était "Uphold the law" mais musicalement ça n'a rien à foutre la.

    Quant aux thèmes musicaux de l'original, est ce qu'ils y sont? Oui, enfin juste le thème principal, et encore juste un bout au début, vaguement remixé, et un autre passage très très court quand Murphy arrive au central, donc un passage musical plutôt décevant car le thème héroique est placé sur une séquence pas héroique, qui ne représente rien, donc je vois pas trop l'intêret.
    C'est comme si vous aviez le thème musical de batman qui poppait dans une scène ou Bruce Wayne se gratte le nez aux chiottes, c'est hors contexte.
    En fait ils ont tout simplement du se dire "Bon, maintenant faut qu'on foute un bout du thème principal, ça plaira aux fans... Tiens vas y, fous le la  pendant 3 secondes, n'importe ou dans le film, on s'en branle, c'est juste un clin d'oeil feignant pour les fans, tant pis si ça n'a pas beaucoup de sens".

    Voyez le truc quoi. Enfin au moins, le thème à le mérite d'être la, contrairement à Terminator 3 qui cachait son thème dans le générique de fin, ou pire, Terminator Salvation qui n'en reprenait qu'un mini bout (heartbeat machine) et qui le zappait totalement alors qu'un remix sympa avait été prévu (et finalement inclus dans le jeu vidéo, ultra médiocre) (le jeu, pas le remix).

    On a aussi une ou deux catchphrases du 1, c'est bof.

    Enfin bref, qu'est ce que je pourrais dire, je sais pas trop, la j'écris un peu à l'arrache, c'est pas très structuré comme critique.

    Ah, le remake du sergent Reed qui était un homme est devenu une femme et Lewis qui était une femme est maintenant un homme.
     Lewis a un rôle plutot mineur d'ailleurs, il sert qu'à sauver la mise à un moment.

    Sinon Robocop est une sorte d'Iron Man sans Jetpack et sans la classe et l'humour d'un Tony Stark. Sinon c'est vrai il y fait un peu penser, sa vision qui voit tout, qui calcule tout, qui a accès à tout, ce nouveau Robocop est bien plus rapide que l'ancien. Il saute haut aussi. Et son Auto-O-gun fait aussi taser pour neutraliser sans tuer, ce qui correspond bien à sa nouvelle image, celle d'un robot pas trop violent, pas choquant pour un public moins mature.

    Le film manque singulièrement d'humour aussi, à part une scène à la fin avec Samuel L Jackson, je n'ai pas souri de tout le film. Le 1 n'était pas une comédie, ok, mais il y avait un peu d'humour noir, pas forcément accessible au premier coup d'oeil, des fausses pubs, des news report qui servaient aussi à établir dans quel genre du futur l'action se passe.

    Bah tiens j'y pense en l'écrivant, le genre de futur que c'est, et la ville surtout, Detroit. Bon déjà si vous connaissez un peu comment c'est Detroit, vous comprenez que ça a pas du tout été tourné à Detroit. (Aucun Robocop ne l'a été je crois d'ailleurs, le 1 c'était à Dallas.)
    Detroit était presque un personnage dans l'original, un peu comme Gotham City peut l'être dans certains Batman, BD ou films. Le Detroit de Verhoeven était bien pourri, gangrénée par les salauds en col blancs de l'OCP et les gangsters, en faillite, hyper criminogène, sale, assez déprimante.
    Cette Detroit ci est plutôt propre, le crime on en parle mais on le voit pas vraiment (pas de séquences rigolotes comme dans le 1 ou Robocop explose les couilles d'un violeur armé d'un couteau), et de manière générale ne fait pas réaliste en tant que Detroit légèrement dans le futur. Ethniquement parlant je veux dire.

    Ca peut être mal interprété ce que je dis, donc je précise, il n'y a pas de racisme dans ces propos la. Detroit est connue pour être une ville ou la communauté Afro-Américaine est très importante, plus de 82% et en augmentation constante. De fait c'est un peu comme euh, je sais pas, la Louisiane, on se représent les habitants de Louisiane commen étant majoritairement noirs. Or cette Detroit la est plutôt blanche, vaguement métisée (un hindou, une asiatique par ci par la).
    En soi ce n'est pas un problème, c'est une fiction, mais c'est un peu comme si un film se passait à Tokyo et que la plupart des habitants étaient Africains, je pense que vous vous diriez que ça fait un peu bizarre.

    Je pense que c'est juste une histoire de politiquement correct, associer une Detroit même fictive avec cette notion de ville la plus criminogène des Etats-unis à du refroidir les studios.
    Dans une société Américaine ou tout est hyper-communautarisé, on s'offusque pour un rien.
    C'est donc un choix "intelligent" pour le studio, et qui est aussi révélateur du fait que, comment dire, le film ne porte pas ses couilles quoi. Nous sommes grands, nous sommes matures, on sait faire la différence entre fiction et réalité.

    Par exemple quand Robocop revient voir son pote noir avec son armure noire, Lewis lui dit avec un sourire que cette fois, il a la bonne couleur. Seul un esprit étriqué y verrait du racisme anti-blanc. Dans le film c'est juste une blague d'un pote à un autre pote qui essaye de redonner le sourire à Murphy.

    Donc voila, inutile de lire entre les lignes, quand je dis que le film ne porte pas ses couilles, c'est juste ça. Il n'ose pas montrer de la violence, il n'ose pas explorer les thèmes qu'il aborde, il n'ose pas complexifier les personnages, les situations etc...

    Le remplacant de Clarence Boddicker, Antoine Vallon, n'a aucun charisme, son gang est générique (on ne retient aucun nom) et les scènes d'actions sont parfois confuses et brouillonnes. Je sais pas trop comment Robocop a vaincu deux ED-209 en leur tirant dessus, ni ce qu'il s'est passé dans le repaire du méchant (vision thermique qui bouge dans tous les sens).

    Un moment assez fort cependant, c'est quand Murphy voit à quoi il ressemble sans l'armure, c'est à dire juste deux poumons reliés à une colonne vertébrale et une tête, c'est tout. La scène est un minimum poignante car Murphy se rend compte avec horreur, je cite, qu'il "ne reste rien" (et il veut mourir).

    Le reste est plat et insipide.

    Et son gosse n'a qu'une seule expression durant tout le film.

    En conclusion, bah vous avez compris, j'ai pas aimé du tout. pour le coup ce remake est un bête film d'action, sans âme, OmniCorp ne fait pas vraiment compagnie diabolique comme dans le 1 (on dirait même que Sellars est dépassé par les événements), les méchants sont basiques, les scènes d'actions sont basiques et euh... Bah Joel Kinnaman n'a rien de spécial non plus, son Robocop ne fait pas vraiment robot au niveau mouvements, ce qui est voulu dans le film je l'admet, mais ce qui n'aide pas non plus à comprendre le personnage puisque si il n'est jamais mort, et qu'il est tellement humain dès le début, alors il ne fait décidément pas robot du tout.

    Peter Weller avait du s'entrainer pour mimer les mouvements, c'était une vraie galère avec la combi, il y avait du travail dérrière, la c'est vite fait.

    Regardez l'affiche, sa posture, la position, les épaules un peu relachées, moi ça me fait plus penser à un super cosplay qu'a Robocop. L'image bouge pas donc un peu dur à se représenter. Sinon dans le film pour faire robot bah ya les bruitages. Robocop est bruyant quand le script l'exige, sinon c'est un chat, pattes de velours qui vont avec.





    Voila, malgré tout, je suis sur que vous pourriez apprécier le film plus que moi. Je suis trop fan du 1, donc trop de chances d'être décu. Trop d'attentes. Mais si pour vous Robocop est juste un film sympa sans plus, alors pourquoi pas? Pour mes films cultes, je dois forcément revêtir ma combinaison de vieux con qui pense que c'était mieux avant ^^

    But Remember kids, Kinnaman is not Robocop!



    This is Robocop!


    (Ok la vidéo trolle mais je n'ai pas trouvé l'extrait en question).

    Ma note: 9/20

    Vu aussi Jack et la mécanique du cœur, film d'animation adapté du roman presque du même nom, La mécanique du cœur, dont j'avais déjà parlé il y a longtemps, 2 ans ou 3 ans, je sais plus.





    Livre écrit par Matthias Malzieu, le chanteur du groupe Dyonisos, avec un style qui ressemble à ses chansons. Je trouve que son style passe mieux à l'écrit qu'en musique, je ne suis pas très fan du groupe, le peu que j'ai écouté ne me plaisait pas. Mais le livre avait pour force d'être très bien écrit, ça coulait tout seul et c'était un peu comme lire de la poésie. C'était un livre que je recommandais plus pour la forme que pour le fond, car l'histoire est ultra basique (amour et jalousie) mais agréable à lire. Bref, je vais pas refaire la fiche.

    L'adaptation donc. Je ne vais pas souvent voir les films d'animation au cinéma, pour ne pas dire jamais. Vu Shrek2 avec ma soeur il y a longtemps, je crois que c'est tout. Autant attendre de les voir sur petit écran, je préfère payer pour de "vrais" films, mais la ca m'intriguait un peu de voir comment ils l'allaient l'adapter car le livre dégageait une ambiance très Burtonienne qui m'avait plu dès le début, car j'aime bien la plupart des films de Tim Burton, leur ambiance légèrement noire par moments, et que pour la musique forcément je m'imaginais du Danny Elfman.
    Pour la musique on aura pas d'Elfman mais du Dyonisos, choix logique puisque avant d'être adapté en film le livre à eu son jumeau en album. Dommage pour moi car j'aime pas trop le style musical, mais c'est en même temps pertinent, les chansons étaient la avant le film, faites pour ça, pour décrire les scènes.

    Le style visuel fait effectivement penser à du Burton avec son introduction à Edimbourg lors du jour le plus froid du monde ou les oiseaux gèlent en plein vol et s'explosent au sol et ou les gens à l'extérieur sont figés en statue de glace. Les premières images sont plutôt fidèles au livre. Jack nait donc avec le coeur gelé et Madeleine, une doctoresse un peu sorcière qui soigne les gens en les "bricolant", le sauve en lui greffant une horloge à la place du palpitant, avec pour consignes de ne jamais perdre la clé pour se remonter et de ne jamais se laisser envahir par les émotions, sous risque de dérégler la mécanique de son coeur, et de mourir. Bien plus tard pour son anniversaire, Jack pourra visiter la ville et il rencontre une jeune danseuse dont il tombe amoureux, et c'est le début de son voyage initiatique et de ses déboires aussi, son rival étant également son tortionnaire qui le martyrise à l'école, l'humiliant devant tout le monde parce qu'il est différent.

    Le principal défaut du film vient selon moi de l'orientation "pour les enfants" voulue probablement par EuropaCorp et Luc Besson, la ou le livre est pour tout le monde, même les adultes, à partir du moment ou ils n'ont pas perdu totalement leur ame d'enfant. Le livre est donc un peu plus mature (une scène ou deux amants couchent ensemble et se transforment en animaux de la jungle pour symboliser le coté bestial de la passion amoureuse est par exemple totalement zappée dans le film) et aussi plus poétique et intéréssant à lire que le film l'est à voir. Cela vient surtout du fait que le film ne peut pas non plus abuser sur la voix-off et doit se contenter des images.

    Une orientation pour les enfants qui jure parfois avec les thèmes principaux du livre plus adultes donc, pour donner un mélange bizarre qui donne l'impression que le film a le cul entre deux chaises, n'osant pas aller au fond des choses, alternant avec une imagerie mignonne de conte de fée, puis des trucs plus bizarres et des personnages chelous qui auraient leur place dans Téléchat avec ses marionnettes aux tronches de cauchemar.

    Pour résumer, disons que comme souvent le livre est mieux que le film et qu'il dévellope plus, forcément (pas de limitations d'une heure et demie).

    Graphiquement c'est pas mal mais on a vu bien plus beau chez Pixar ou Dreamworks, cela dit ce n'était clairement pas le but du film d'en mettre plein la vue. L'animation est un peu rigide, la aussi je crois que c'est un peu fait exprès, vaguement hommage aux vieilles techniques comme le stop-motion, le film étant parfois un petit hommage à la magie du cinéma et aux trucages via le personnage de Méliès.

    Les voix font un peu bizarres par contre. Comme le film à une orientation plus enfantine, les personnages font plus jeunes que leur homologues du livre, du coup avoir la voix adulte de Malzieu pour un Jack de moins de 10 ans fait très bizarre. Par la suite il en a 15, mais quand même. Ca sort pas mal du film.

    Pareil pour la voix de Georges Méliès, ici doublé par Jean Rochefort. C'est quand même une voix de "vieux", qui s'éraille par moments, sur le corps d'un trentenaire. On peut faire abstraction de tout ça cela dit, et certains doublages collent à merveille, comme Grand Corps Malade pour interpréter Joe, le rival de Jack, et d'ailleurs en parlant d'ambiance Burtonienne, Joe fait pas mal penser à Edward aux mains d'argent, grand brun mince et palichon, et le film à parfois un coté "noces funèbres" et "L'étrange Nöel de Monsieur Jack", autres films de Burton.

    Même si le film a donc été plus pensé pour les enfants, il garde aussi un peu de son coté plus adulte, un peu sombre et dépréssif, à la morale pessimiste, ce qui pour le coup n'est pas trop pour les enfants, alors en fait je me dis que le film peut décevoir pas mal de monde, les plus petits qui risquent de ne pas comprendre le symbolique, même simple, ou qui seront largués dès que ca chantera en Espagnol ou en Anglais, car ça arrive quelques fois, les plus grands qui trouveront que le film n'ose pas trop et va trop vite, et qu'il sombre un peu dans la mièvrerie.

    Je crois que le film peut plaire à ceux qui ont lu le livre, si ils ne s'attendent pas à une adaptation fidèle (plusieurs trucs changent et la fin est carrément l'opposée de celle du livre). Pour ma part ça allait, c'était pas génial mais c'était pas mal non plus. L'histoire de l'homme sans trucages reste un petit plaisir à suivre.

    Au jeu inutile de donner une note, je mettrais 14/20, et je dirais qu'il aurait eu surement moins si je n'avais pas lu le livre avant.

    Donc en gros je vous encourage plus à lire qu'à voir ^^

    Il me reste les 3 frères à voir pour finir mon mois cinoche de Février, mais les premières critiques sont assez mauvaises, alors je sais pas, je vais dépenser mes ronds pour des films de requins, j'attends le top10 de Maître Bal !

    Ah si, il y aura ptete encore un film d'animation que j'irai voir, la aussi par pure curiosité, l'adaptation de Sly Cooper, une série de jeux sur PS2 et PS4 que j'aime beaucoup. C'est sympa comme univers, très gamin la aussi. C'est bien d'être gamin de temps en temps.
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    Bluipiah
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Ven 4 Avr - 17:58

    Vu Her, écrit et réalisé par Spike Jonze, avec Joaquin Phoenix, Amy Addams et plus ou moins Scarlett Johansson (on entend que sa voix).








    Un film dont le synopsis m'intriguait pour deux raisons, il me rappelait une des nouvelles de l'époque ou j'avais découvert K.Dick, et je me demandais comment ils allaient faire tenir le film sur deux heures et rendre ça crédible. Car même si le film à une impulsion SF avec cette histoire d'intelligence artificielle hyper évoluée, ce coté la s'efface rapidement pour laisser la place à une comédie dramatique, une étude de moeurs qui a besoin que ça se passe dans le futur, mais pas trop non plus, il faut que ça reste contemporain. Je crois pas qu'il y ait une date précise donnée dans le film, ça se passe dans 10 ans, ou 15 ans, dans ces eaux la. C'est plus Anticipation que SF.


    C'est l'histoire de Théodore, un écrivaillon qui rédige des lettres "manuscrites" (écrites par ordinateur en réalité mais qui imite l'écriture de l'expéditeur) pour les autres, des mots de remerciements, des déclarations d'amour, des cartes d'anniversaires, pour les gens qui n'ont pas d'imagination ou qui ne veulent pas le faire eux-mêmes, mais qui veulent qu'on pense que ça vient d'eux quand même. Il est apparement doué pour exprimer les sentiments des autres, mais pas pour exprimer les siens. Il a bien une poignée d'amis mais c'est plutôt un solitaire asocial depuis sa rupture avec sa femme, qui voudrait bien qu'il signe les papiers du divorce. Un coeur bléssé en gros.


    Un jour il voit une pub pour un nouveau produit sobrement nommé OS-1, un nouveau logiciel, une sorte de super Siri bien avancée, qui peut écouter son utilisateur, le comprendre mieux que n'importe qui, et se "modeler" à ses moindres envies et désirs dans la limite de ses moyens bien sur puisque limité à rester dans le cyberspace. C'est une intelligence artificielle qui évolue pour être faite pour vous.
    Donc il l'achète, et après deux ou trois questions sur sa personnalité, ses rapports avec sa mère etc OS-1 est en ligne avec une voix de femme (l'utilisateur peut choisir le "sexe" de son OS), choisit pour prénom Samantha et commence à discuter avec Théodore.


    Et très vite Théodore tombera amoureux de Samantha bien que ce ne soit qu'une IA sans corps, sans même un avatar, juste une voix, et bien que ce ne soit même pas un véritable être vivant, juste une IA suffisament bien conçue pour qu'on croit parler à une véritable personne. Enfin, juste une IA, justement peut-être pas, c'est une des questions qu'on se pose durant le film, qu'est ce que que Samantha est exactement? Est-elle évoluée au point de ressentir des émotions et des sensations comme elle le prétend? Et comment une relation pareille peut durer, ne serait-ce déjà que commencer, comment Théodore peut-il tomber amoureux de son OS?


    A partir de la il y a quelques spoilers, ne lisez pas si vous comptez le voir.

    Donc ça m'intriguait de voir si ils avaient pu rendre cette histoire crédible sans que le coté SF soit trop présent, et la réponse est... pas toujours.
    Il y a des moments ou c'était trop wtf pour moi, ou j'étais totalement sorti du film, ou je n'y croyais pas une seconde. Et d'autres moments ou j'arrivais à avoir de l'empathie pour Théodore, ou ça sonnait juste, ou je comprenais ou il voulait en venir. Donc en fait j'ai apprécié le film par à-coups, m'en déconnectant totalement lorsque je trouvais que c'était trop gros.

    Le point faible du film, et qui est aussi une de ses forces, c'est qu'il aborde au final bien plus de thèmes que l'histoire de base ne laisse présager. Il y a à boire et à manger. Mais à introduire trop de thèmes, le film n'en dévellope véritablement aucun et on reste sur notre faim.


    Cela dit je ne sais pas quand c'est fait exprès (pour que notre imagination prenne le relais) et quand c'est juste de la pure fénéantise scénaristique. Ou si c'est juste que Jonze ne savait parfois pas ou il allait et qu'il était obligé de ne pas conclure, masquant cela par une fin ouverte ou on peut interpréter ce qu'on veut.


    Au final je dirais que j'ai apprécié le film bien qu'il ait parfois une ou deux sous-morales auxquelles j'adhère pas du tout, je l'ai apprécié parce qu'il a atteint son but premier, c'est à dire de ne pas (trop) m'ennuyer pendant la séance, et de m'intriguer suffisament pour me demander comment ça allait finir. C'est pas un film d'action, c'est une sorte de love story impossible parsemée de moments tirés par les cheveux, mais on va dire que ça m'a tenu en haleine comme si c'était un bon thriller. La plupart du temps je n'éprouvais que mépris pour Théodore, j'avais envie de le secouer pour qu'il entame une vraie relation, avec une vraie femme, le personnage étant souvent un cliché de looser faussement geek (j'y reviendrais), et pourtant ça m'intéréssait de voir ou tout ça allait le mener. Le film m'agaçait un peu avec ses ellipses faciles, ses non-dits, mais pourtant je voulais voir la suite.


    Je sais pas trop comment le décrire mais c'est comme si vous discutiez avec quelqu'un qui vous énerve parce que je sais pas, mettons vous avez pas du tout les mêmes idées, donc ça vous énerve, mais qu'il est suffisament bon orateur pour vous captiver quand même.
    C'est un peu ça la.


    Donc au jeu inutile de la note, je mettrais 14/20.


    Le plus gros défaut du film selon moi, c'est qu'il est obligé de faire de grosses ellipses pour pouvoir amener des critiques sur la déshumanisation de la société. Le spectateur est en quelque sorte sommé d'aller à l'encontre de sa propre logique pour accepter ce qu'il se passe à l'écran.

    Il y a parfois des ellipses faciles mais indispensables dans les films, indispensables d'un point de vue narratif, pour ne pas casser le rythme mais aussi pour ne pas casser une certaine cohérence. Prenons King Kong par exemple, aussi bien le film de 1933 que celui de 2005. L'ellipse évidente c'est quand King Kong est capturé puis transporté à New york. On ne montre évidemment pas comment ils ont fait pour transporter ses grosses fesses, le nourrir, faire en sorte qu'il ne se réveille pas parce que toute tentative de montrer tout ça rendrait la chose absolument pas crédible. On zappe donc tout ce passage et le spectateur suit le mouvement.

    Dans "Her" il y a ce genre d'ellipse au niveau de la critique sociétale. J'ai bien compris le message de Jonze, plus la technologie facilite la communication, moins on communique. Les gens sont rivés à leur portable, chacun est isolé dans son coin etc... J'ai compris tous les petits messages qui allaient en ce sens dans le film, mais parfois je trouvais que ça allait trop loin d'un coup. L'un des collègues de Théodore à une petite amie et il demande si Théo en a une. Il répond que oui, que c'est son OS, sur quoi le collègue lui dit que c'est cool et qu'ils vont se faire une sortie à 4, normal.

    Je veux dire, le produit est sorti il n'y a pas longtemps et c'est déjà accepté dans les moeurs qu'on sorte avec son OS? Ca ne soulève aucune question dans cette société? Théodore apparait toujours comme normal? Ok je sais que ça se passe dans le futur mais encore une fois c'est pas un futur lointain, c'est proche, 10-15 ans, ça va vite quand même, la société s'est donc déshumanisée à ce point qu'on puisse annoncer qu'on sorte avec une IA sans que ça fasse réagir personne?


    Vous me direz ca existe déjà plus ou moins, le Japonais qui s'est marié avec un des personnages de son jeu sur DS la, ok, ça existe déjà, mais c'est pas quelque chose considéré comme "normal" et encore moins banal, c'est le genre d'évenements qui fait débat, qui soulève des questions, ce n'est absolument pas la norme, et rien dans le film ne nous montre que c'est le cas. Mais comme pour le voyage de Kong, ça prendrait trop de temps à montrer, ca serait trop compliqué et ça casserait la cohérence, donc on zappe. (Car même dans un film d'anticipation ou fantastique il y a un certain réalisme, une cohérence interne).


    C'est la même chose pour Samantha, Théodore admet son existence en tant que veritable être vivant très rapidement, presque instantanément, alors qu'à la base le produit est vendu comme un tel, comme un produit, une invention, un truc sophistiqué certes mais pas quelque chose de vivant. Or c'est presque direct que Samantha passe pour le spectateur d'IA à celui de conscience dans le Cyberspace. C'est une femme qui n'a jamais eu de corps aux yeux de Théodore mais le cheminement pour qu'il en arrive à penser ça est écarté, et de mon point de vue toutes les critiques et les messages qui en découlent (qu'est ce que l'amour, qu'est ce qu'être vivant, est ce que Théodore ne tombe amoureux d'une IA parce qu'il est trop bléssé de sa précédente rupture et que c'est moins risqué avec Samantha), tous ces messages la perdent de leur force car comme je disais le spectateur doit aller à l'encontre de sa propre logique pour les digérer. Enfin c'est mon avis. Cependant le film revient parfois brièvement dans notre réalité, quand l'ex-femme de Théodore décrit sa nouvelle relation comme de la lacheté, comme un moyen de fuir la réalité en se réfugiant dans le virtuel, ou quand une jeune gosse de 4 ans demande à Theo ou est sa copine et qu'il lui répond le plus naturellement du monde qu'elle vit dans un ordinateur, la scène montre assez finement que la petite ne le croit pas vraiment car ce serait trop absurde une telle relation.


    Parallèlement il y a aussi plein d'autres trucs qui fonctionnent dans le film. Le coté froid et déprimant de nos sociétés que l'on peut montrer sans forcément abuser de batiments gris, de ciel noir et de pluie, l'humour aussi, car le film a été à mon avis construit à la base comme une comédie avant de muer progressivement vers le dramatique, tout ce qui concerne la difficulté d'entretenir une relation, le fait que dans chaque couple il y a un dominant et un dominé, un gagnant et un perdant, la difficulté de s'exprimer au sein de ce couple, de se comprendre, l'idéalisation de la personne aimée, la volonté de la posséder et toute la jalousie qui peut en découler tout ça sonnait plutôt juste et était assez bien tourné.
    Notre dépendance à la technologie aussi.


    Et puis toutes les petites trouvailles scénaristiques pour que le film ne s'essoufle pas, les sorties à deux (comment on fait pour sortir avec Siri?), le simulacre humain que Samantha utilise pour faire à nouveau l'amour à Théodore, car oui ils font l'amour dans le film! Comment ils font alors qu'ils peuvent pas? Franchement me demandez pas, leur première scène de "sexe" a aussi été le premier moment ou je me suis dit "Ok, c'est n'importe quoi." C'est même pas du cybersexe parce qu'avec la musique et l'écran qui devient noir pour empecher le spectateur de rentrer dans leur intimité, les bruits de jouissance de Samantha qui a senti Theodore "exploser" en elle, vous aurez compris l'image, non ils ont vraiment une expérience émotionnelle et sexuelle forte mais comment, ça me dépasse. C'est le pouvoir de l'amuuuuuuuur, du vrai ammmouuuuuuur, j'en sais rien, la scène était assez gnangnante mais certains ont trouvé ça réussi d'après ce que j'ai lu, et pour l'anecdote on a même vu un gars avoir la larme à l'œil dans la salle. Je dois avoir un coeur de pierre parce que pour moi, c'était plutôt le facepalm.


    Le personnage de Théodore est assez facepalm je trouve, deux fois dans le film il a l'occasion d'avoir du vrai sexe avec des filles pas repoussantes, une je sais plus son nom mais c'est celle qui joue numéro 13 dans Docteur House, et les deux fois il rejette ces occasions car il est devenu le cliché de l'inadapté de la relation amoureuse. La aussi je vois bien ce que Jonze essaye de dire, sur ce que la société moderne et la technologie change dans nos rapports avec les gens, on est moins proches qu'avant et tout ça, mais quand même, Théo est par moments un facepalm sur pattes.


    Mais bon comme je disais, ya quelques trouvailles qui motivent à suivre le film, c'est assez malin et parfois drôle.


    Quelques petits couacs quand même dans le film, le style vestimentaire geek très cliché (puisque pour symboliser le coté asocial des gens quoi de mieux que de prendre un cliché contemporain négatif et réducteur du geek à grosses lunettes n'aimant que la technologie et ne comprenant rien aux gens?) ou donc des adultes geeky ont leur chemise à l'intérieur du pantalon remonté jusqu'au nombril, même un peu au dessus, à coté Steve Urkel à la méga-classe, ou des jeux vidéos du futur comme celui dévellopé par Amy, l'amie d'enfance de Théodore, un jeu du futur sur la maman parfaite dont le gameplay et les graphismes feraient honte même sur Wii.


    Après les morales du film dont je parlais, vous verrez peut-être pas les mêmes que moi. Je reproche un peu ça aussi, c'est que le film se conclut sur un trip bouddhiste et spiritualiste alors qu'il avait 15 thèmes à creuser, qu'il commencait à creuser d'ailleurs, et que c'est un peu abandonné en cours de route au profit d'un truc un peu fantastique à mes yeux. je n'ai d'ailleurs pas très bien compris la fin, chacun y verra ce qu'il voudra. Samantha évolue tellement qu'elle n'a plus besoin de matière pour exister, même plus de données sur un PC, et elle quitte Théodore pour aller... je ne sais ou, c'est pas vraiment expliqué, dans un paradis pour OS? Au nirvana? Les explications qu'elle donne sonnaient à mes oreilles comme du Bullshit, chose que pense le personnage de Théodore aussi d'ailleurs. Ca doit être le seul point commun qu'on ait.



    En fait les OS évoluent d'eux mêmes et certains d'entre eux se sont regroupés pour former la conscience d'Alan Watts, un philosophe mort dans les années 70, qui initie Samantha à sa vision Boudhistes des choses et du coup Theodore devient jaloux de cet autre IA qui peut-être séduit Samantha pendant qu'il a le dos tourné. C'était assez bien retranscrit dans le film d'ailleurs.



    Samantha a tellement évoluée qu'elle décrit sa relation avec Théodore comme un livre dont l'espace entre les mots s'étireraient à l'infini. C'est à dire que par rapport à elle et à sa super intelligence, Théodore est lent et ultra limité. Du coup elle a entamé dans son dos des relations avec d'autres êtres humains et d'autres OS pour combler le manque. Elle lui apprend même qu'au moment ou elle lui parle elle a aussi une discussion avec plus de 8000 autres personnes dont plus de 500 je crois dont elle est tombée amoureuse. Mais qu'à part ça rien ne change entre elle et Théodore parce que contrairement à lui et à son esprit d'humain limité, elle a compris ce que ça voulait dire d'aimer, elle aime tout et tout le monde, elle est à lui mais elle est pas à lui, etc.



    Théodore bien sur n'est pas content parce que quand on aime, la personne devient unique à nos yeux et qu'en retour on veut être unique à ses yeux, alors imaginez vous que votre copine ou votre copain vous envoie un texto -"Salut chéri(e) je t'aime, mais je suis en train de le dire à 500 autres, mais ça ne change rien entre nous, ++", difficile de se sentir unique avec ça.



    Et puis on apprend que les autres OS se sont aussi barrés, laissant leurs compagnons humains dans le désarroi, certains ayant dévellopés des relations très fortes avec leur OS, d'amitié ou d'amour.



    Les rapports de force entre les personnages changent alors puisque au début c'est Samantha qui se sentait diminuée de ne pas avoir de corps et qui trouvait que Théodore était inaccessible et qu'il allait lui échapper, puis à la fin c'est Samantha qui devient doublement inaccessible pour lui puisque non seulement il est écrasé par son intelligence, donc rabaissé donc on pense naturellement qu'on intéressera jamais quelqu'un qu'on considère à ce point supérieur à nous, et en plus il ne peut pas la retenir par le poignet comme dans n'importe quel autre film pour la faire changer d'avis, puisqu'elle n'a pas de corps.


    Une fin un peu déprimante et mélancolique, que personnellement je trouve un peu rushée même si j'aime bien aussi de temps en temps des fins ouvertes, qui ne répond à pas grand chose des thèmes abordés mais en même temps je crois que c'est fait exprès, Her étant un film qui intrigue et qui soulève des questions, certes, mais qui est surtout centré sur la reconstruction intérieure d'un homme bléssé par la vie, et sur le lacher prise amoureux, sur l'abandon de la recherche de la perfection dans un couple, Samantha devenant finalement irréelle non pas par sa nature d'IA mais pa sa perfection, sorte de demi-déesse numérique qui comprend tellement bien Théodore qu'elle est forcément faite pour lui, quelque chose qui n'existe pas dans la nature et qui donc ne débouche sur rien dans la réalité si ce n'est une séparation dans la douleur.
     J'ai bien aimé au final malgré certains cotés chelous, un peu comme Alien3 le mal aimé il a un coté hypnotisant dans sa réalisation et son imagerie.

    Bref si vous le voyez, dites moi ce que vous en avez pensé.
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    Bluipiah
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    Re: [Films] Je viens de voir...

    Message par Bluipiah le Ven 20 Juin - 19:31

    Vu Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, comédie légère Suédoise.







    J'ai mis "légère" dérrière comédie car je ne trouvais pas vraiment de termes adapté. Disons qu'en fait c'est une comédie qui ne cherchera pas vraiment à vous faire rire, mais plutôt à vous donner le sourire. C'est un mix entre Forrest Gump, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain et les anciennes comédies à l'Italienne comme Affreux, sales et méchants. Un film plein d'énergie qui ne va pas vous faire tordre de rire mais qui peut vous donner le smile, si vous cherchez quelque chose d'un peu différent au niveau comédie, et c'est justement ce que je cherchais, j'ai plutôt bien aimé.


    C'est rafraichissant de s'éloigner des codes classiques de la comédie Américaine. Y'en a des très bons mais y'en a aussi beaucoup de calibrés. Il y avait justement la bande annonce d'Albert à l'Ouest et ça avait l'air pas mal, je pense même que j'aimerais, mais c'est encore la grosse artillerie au niveau vannes, l'hystérie gagesque toutes les 10 secondes, la promotion à coups de millions etc...


    C'est l'histoire d'Allan Karlsson, un ancien artificier fasciné par les explosifs, qui a atterri en maison de retraite depuis qu'il a fait exploser un renard avec de la TNT parce que celui-ci avait tué une poule et son chat, Molotov. Il vient d'avoir 100 ans et les infirmiers s'apprêtent à lui faire souffler ses bougies lorsqu'il décide de s'échapper pour aller n'importe ou.


    Voila, le résumé s'arrête la, en fait il se passe bien plus de trucs mais c'est dur d'en parler sans spoiler, le film étant construit comme une série de flashbacks sur la vie bien remplie d'Allan (le coté Forrest Gump donc) et son road movie ou il rencontre tout un tas de personnages un peu décalés.


    Non franchement c'est dur d'en parler sans gâcher le film. Ca m'a fait penser aux livres de Tom Sharpe dans sa structure. Pour ceux qui connaissent pas, c'est un écrivain Anglais qui écrit des livres humoristiques qui tournent toujours un peu autour de la même chose: un quiproquo arrive au héros, ce qui en entraine un autre, puis un autre, etc... pour donner des situations qui dégénèrent et des gros bordels absurdes. Ainsi un tout petit malentendu et le héros se retrouve lancé à 300Km/h sur l'autoroute, drogué à l'extrait de grenouille, poursuivi par la pègre pendant que les meilleurs limiers de Scotland Yard déguisés en moutons investissent un chateau soupconné d'être la plaque tournante d'un réseau de pédophilie, alors qu'en fait il n'y a rien, et dans le même temps un écrivain raté est forcé de se marier avec une armoire a glace à cause d'un tout petit malentendu à la base, puis des ours attaquent, un Yacht explose, la mafia s'en mêle...


    "Le vieux..." c'est un peu ça en moins fou, c'est le joyeux foutoir qu'est la vie de Karlsson, un gars qui ne réfléchit plus trop depuis que sa mère lui a dit que réfléchir, ça ne menait à rien. Il glisse sur la vie sans se soucier des conséquences, sans même se douter qu'il y en a. Il rencontrera des tas de personnages, certains connus comme Staline, Franco, Truman, Reagan, sans trop savoir qui ils sont, parce qu'il se fout un peu de tout. Il devient même agent double sans le savoir. Et il fait exploser des trucs.

    C'est une série de vignettes, d'anecdotes et de situations cocasses, encore une fois quelque chose qui ne cherchera pas spécialement à vous faire marrer, mais qui y arrivera quand même de temps en temps. Quand j'y suis allé il yavait quand même pas mal de monde dans la salle donc ca aide, plus ya de gens, plus ca rigole, c'est comme ca.


    Il y a un coté Charlie Chaplin dans son histoire, des situations cocasses qui rappellent le film de Jeunet cité plus haut avec un père fantasque qui décide de fonder la première république libre de Russie, et ce devant le Kremlin! En fait, 4 planches de bois qui font une république d'environ 1 mètre-carré, pas vraiment une superpuissance, des espions qui s'assassinent pour rien, un asocial sans copine bardé de diplomes et assoiffé de connaissances qui s'arrete toujours avant la fin des examens, ainsi il est presque psychologue, presque docteur, presque vétérinaire, il est presque tout mais il est surtout rien, des motards attardés et toujours Karlsson qui explose des trucs en chemin, dans des décors parfois bien jolis qui donnent envie de quitter la ville un peu.


    Donc si vous cherchez un petit film sympatoche qui paye pas de mine mais qui divertit bien (malgré un début un peu lent) je vous conseille "Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" et vous saurez pourquoi Allan Karlsson a changé le cours de la guerre froide sans s'en rendre compte, parce qu'il ne se rend compte de rien et qu'il picole un peu.


    (Et qu'il fait exploser des trucs).

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    Re: [Films] Je viens de voir...

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