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    [BD] Les Cités Obscures

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    [BD] Les Cités Obscures

    Message par Ju le Dim 17 Juil - 13:42

    « Nous ignorons le monde des Cités obscures, mais ce monde ne nous ignore pas. »
    — Lewis Fry Richardson, savant anglais cité dans le Guide des Cités.



    Autant vous prévenir de suite: Ce post de présentation risque d'être légèrement décousu et vous paraître loin d'un état d'exhaustivité. Mais comment être complet quand on parle d'un rêve, d'un univers fantasmatique et d'un auteur dont on dit que les variations autour de motifs invariables témoignent «de l'impérieuse nécessité d'une œuvre qui ne doit rien à l'opportunisme et qui se développe selon une logique interne plus ou moins consciemment maîtrisée.» ?

    Je parle déjà chinois ? Faîtes donc un arrêt par ici pour vous donner un aperçu... d'aperçu : L'Éternel Présent

    Je tente de vous présenter les Cités Obscures, une expérience qui s'étend de 1983 à nos jours. Concrètement il s'agit de villes existantes sur Terre. Pas notre Terre, non, mais une anti-Terre invisible (car en face de la nôtre dans l'axe du soleil) liée à la nôtre. D'ailleurs des Passages existent entre nos deux mondes. Véridique. Certains sont connus et je passe sous l'un deux plusieurs fois par semaine. Il en est de même, peut-être, pour vous si vous utilisez le métro parisien. J'y reviendrai.
    Si ces passages n'existaient pas comment expliquer que l'architecte Victor Horta ou encore Jules Verne soient connus et appréciés des habitants de l'anti-terre, mmh ?

    Concernant les liens métaphysiques entre nos deux mondes c'est déjà plus... obscur. Les rares personnes de notre côté ayant connaissance des contrées de la Sodovno-Voldachie ont tendance à penser qu'il s'agît là d'un reflet flou -voir fou- de notre terre bien à nous. Mais contrairement aux nôtres, les savants de l'anti-terre sont bien conscients de notre réalité et ne se privent pas de penser que le reflet maladroit... C'est nous. Nos villes.

    Et avouez qu'entre une ombre et son origine il est plus sain de penser que la seconde est l'Origine ayant conscience de la première. Non ? Serions-nous donc le pâle reflet ? Les histoires prenant place dans les différentes Cités n'apportent malheureusement pas la réponse à cette question qui n'en a peut-être pas, de réponse. Pour ma part j'ai tendance à croire que nous sommes bien les habitants du monde originel sans conscience de l'ombre qui nous connaît. Pourquoi ? Car cela souligne d'une main de maître le chaos dans lequel on plonge en ouvrant l'un des albums de François Schuiten.

    Chaos. Le mot est pour le moins faible. Imaginez un monde où les villes sont isolées, les trajets de l'une à l'autre étant rarement praticables. Mais où les villes sont également Tout. Pas de campagnard. Pas de pays. Pas d'Etat. Juste les Cités. A moins que, telle La Tour, elles soient tout cela à la fois.


    Imaginez un monde où les grandes zones d'habitat -les Cités donc- sont tellement indépendantes que chacune a son propre système de datation empêchant de fort belle manière toute tentative de replacer les divers évènements sur une ligne du temps chronologique. Non pas que cela cause une quelconque inquiétude aux habitants des Cités livrés à l'obscurantisme isolationniste: Inutile d'attendre d'eux une idée aussi saugrenue et fédéraliste qu'un livre d'Histoire alors qu'ils sont obnubilés par leur propre monde dans le Monde, empêchant toute connaissance ou technologie nouvelle de s'étendre aux autres Cités. Connaissance, technologie mais aussi, voir surtout, architecture.

    Cette dernière est une des pièces maîtresses de l'oeuvre de Schuiten (Baron belge et fils d'architecte) et chaque Cité nous livre un panorama différent allant de l'Art Nouveau à l'Art Déco en passant par d'autres. Rien d'innocent là-dedans tant l'architecture est omniprésente dans le dessin des décors et, plus encore, pousse le vice jusqu'à s'insinuer dans l'organisation politique et les conceptions intellectuelles des habitants, les façonnant à l'image de leur ville à leur image...


    Bon, déjà je m'embrouille moi-même, ne sachant pas par où commencer ni surtout où aller (une constante dans l'univers que je tente de décrire...). Voyons si la formulation de Wikipedia vous fera rendre un jugement plus clément:

    Le terme d'obscur doit ici être compris comme synonyme de crypté, énigmatique voire ésotérique. C'est en effet l'absence d'une raison éclairante qui semble prédominer comme modèle ontologique dans ce monde.

    En l'absence d'un système de datation commun aux cités, par exemple, il n'est pas possible de proposer une chronologie précise du monde des Cités. D'autre part, fait révélateur, c'est la cryptozoologie qui a été promue au rang de discipline majeure des sciences zoologiques. Enfin, les cités vivent souvent coupées des autres, sans qu'il soit aisé de voyager entre elles. La circulation des idées et des technologies y est fort rare — ou alors n'a aucun impact notable — et l'obscurantisme semble s'imposer de fait aux cités plus en retard que les autres : les disparités économiques, politiques et intellectuelles sont en effet très importantes et l'entraide, sauf en cas d'alliance politique, n'est pas pratiquée. Pourtant, le voyage en tant que fin (pas forcément en tant que moyen) est très prisé. Ce paradoxe n'est qu'un des nombreux autres qui animent le Continent Obscur.

    En sorte, le mythe et l'histoire se confondant constamment, les forces en jeu dans les cités semblant régies par des lois inconnues ou trop secrètes pour être divulguées, les guerres ou les grandes actions humaines ne trouvant pas forcément d'explication rationnelle, c'est un monde où l'énigme et le mystère font force de loi universelle, où l'explication logique n'est pas appréciée en tant que telle.

    J'ajouterai, dans un soucis de souligner l'absurdité apparente d'un tel monde, que la science la plus pointue, la plus à la mode à travers les Cités semble être la cryptozoographie: L'étude des animaux mythiques dont certains (beaucoup) pensent qu'ils existent sans jamais avoir pu être exposés avec certitude au regard du peuple. Nessie du loch Ness et le yéti en sont deux exemples majeurs.
    Vous y trouverai également une passion dévorante pour la cartographie. Ne fallait-il pas qu'elle soit obsédante pour que l'IGN (l'Institut Géographique National) aille jusqu'à rendre hommage en créant une carte à part entière dans notre monde à nous ??
    Cela renforce d'ailleurs ma conviction que le Continent Obscur existe bel et bien quelque part. Comment faire autrement quand, comme moi, on passe régulièrement à moins de trois mètres d'un des Passages existants tout en apercevant de loin des autres ?!

    Quels sont-ils ?

    *Tout d'abord le Palais de Justice de Bruxelles en serait un. Le plus vaste de tous. Une de ses portes mènerait à coup sûr vers le Palais des Trois Pouvoirs où siège le gouvernement de Brüsel, le reflet obscur de ma propre ville... D'ailleurs les deux bâtiments sont identiques (hormis la grand dôme de notre monde remplacé par une pyramide dans le pendant Obscur) ce qui s'expliquerait par le fait que le même homme -Joseph Poelart- serait l'architecte des deux édifices.

    *Le Parc Royal de Bruxelles ensuite. On retrouve en effet le même lieu sur la rive Sud de la Cité D'Urbicande, reconnaissable aux symbole franc-maçonniques lisibles dans le tracé des allées et plate-bandes.

    *La station de métro bruxelloise Porte de Hall également, comporterait un Passage vers la Cité de Mynos. Aisément repérable aux scénographies crées par Schuiten et ayant la même apparence dans les deux mondes, à savoir des tram sortant du mur.
    D'autres lieux bruxellois, encore, sont des Passages avérés ou supposés vers le monde Obscur ce qui s'explique par le fait que Bruxelles est la ville ayant le plus de liens avec le Continent Obscur. Raison pour laquelle, probablement, on retrouve un édifice identique (Palais de Justice/Palais des Trois Pouvoirs), un moyen de locomotion commun (le tram), la Senne (qui connaît le même destin dans les deux mondes), Schaerbeeck (tantôt commune Bruxelloise tantôt gare de Brüsel), des traces de passage du grand architecte Poelart (qui se serait fait soigner dans le département des Incurables et Grabataires de la Clinique de Brüsel entre deux voyages dans la Cité Obscure nommée Pâhry...).

    Mais il existe bien entendu d'autres Passages dans le monde. Ainsi amis français -et plus particulièrement les têtes de chiens- avez-vous peut-être déjà emprunté la station des Arts et Métiers ? Je n'en dis pas plus.



    Vous remarquerez que tout au long de ce post je ne présente ni l'auteur (il y a trop à dire si on veut parler de toutes les créations de cet auteur prolifique) ni les histoires décrites dans les albums. La raison est que le dessin faisant partie intégrante de l'histoire -et en tout cas de l'expérience- il ne sert à rien de tenter un descriptif. Ainsi dans Les Murailles de Samaris par exemple, premier album datant de 83 déjà, l'architecture est un personnage à part entière, rendant inutile toute tentative de description. Je préfère donc vous laissez mijoter en compagnie de la couverture et du résumé...

    Spoiler:


    Franz doit se rendre à Samaris, car la rumeur qui dit que personne ne revient de Samaris n'a que trop durée. Il faut donc envoyer un observateur là-bas, et ce sera lui, Franz, qui sera promu à un poste haut placé dès son retour, dans deux ans tout au plus.
    Le voilà donc parti, et au terme d'un voyage et de nombres de moyens de locomotion, le voici rendu à Samaris... Mais que cachent ces bruits étranges que seul Franz semble entendre, pourquoi a t-il l'impression de toujours parcourir les mêmes rues, passer devant les mêmes bâtiments, et finir toujours par rencontrer les mêmes personnes avec qui il discute toujours de la même façon...
    Qu'elle est cette mollesse qui gagne Franz et que cache Samaris...

    Un second album ne me paraît pas de trop. La fièvre d'Urbicande:

    Spoiler:


    Eugen Robick est urbatecte dans la cité d'Urbicande. Désireux de développer l'harmonie de la ville et de construire un pont reliant les deux rives, il expose son projet à la Commission des Hautes Instances qui le refuse pour des motifs politiques. Mais de nouveaux soucis se profilent à l'horizon pour Robick : un cube que lui ont apporté des terrassiers, d'apparence banale, mais qui se révèle très bientôt menaçant. En effet, ce cube ne cesse de grandir avec une telle régularité qu'il pourrait atteindre des dimensions gigantesques au point de relier les deux rives.
    De nouveaux démêlés avec la Commission se préparent.

    Je terminerai en vous présentant un personnage emblématique de cet univers et une des Cités. Pour le reste il faudra le découvrir par vous-même car on peut donner toutes les explications du monde, la seule façon de comprendre les Cites Obscures -pour peu qu'on puisse les comprendre- reste d'y diriger ses propres pas. En lisant ou, pourquoi pas, en franchissant un des Passages pour s'y rendre proprement plutôt qu'au figuré Wink

    Mary Von Rathen alias Mary la penchée A.Ka Laetitia la Désaxée:

    “Ce matin-là, en se levant, Mary découvrit qu'elle était penchée. Elle n'avait pas mal, elle n'avait pas de fièvre. Simplement elle était penchée, bien penchée”

    Victime d'un phénomène étrange qui déplace son centre de gravité, Marie est une jeune fille qui devient soudain inclinée, à 30° environ. Après avoir subi l'incompréhension de sa famille et placée dans une « maison de redressement », elle devient l'attraction du cirque Robertson sous le nom de « Laetitia la désaxée ». Elle rencontre ensuite Axel Wappendorf, un célèbre savant du monde obscur, qui pense qu'elle subit l'attraction d'une autre planète vers laquelle il lance une expédition. Mary Von Rathen refera une apparition comme spécialiste des phénomènes inexpliqués, dans une ville de Brüsel en crise [Wiki]

    Son "désaxement" (dont je vous laisse découvrir les circonstances) n'est pas sa seule particularité puisqu'elle sera une Voyageuse, une des personnes passant consciemment d'un monde à l'autre -par le Pérou notamment- et ayant des contacts avec des personnes de notre monde.

    Comment finir ce post sans parler de Brüsel ?

    sûrement la plus emblématique des Cités Obscures même si elle apparait bien après Samaris ou La Tour.
    Il faut dire que retrouver l'ambiance grisâtre et pluvieuse de ma ville ainsi qu'une partie de son architecture en constante évolution (rappelons qu'il s'agit d'une thématique centrale des Cités Obscures) a été un choc parmi les chocs. Imaginez qu'un de vos médias préférés -Un DA, un comic, que sais-je- s'invite soudainement chez vous ! S'appropriant l'identité de la ville dans laquelle vous habitez depuis plus d'un quart de siècle pour vous entraînez dans une histoire qui n'est pas sans rappeler la forme que prennent mes rêves les plus ésotériques quand des lieux des plus improbables s'emmêlent. Sans emprise vous êtes entraîné d'une pièce à l'autre, d'un endroit au suivant à l'architecture "qui cloche", où vous croisez des personnes détonantes qui n'ont rien à envier aux psychées d'Alice au Pays des Merveilles.

    "Une des plus vastes des Cités Obscures, au Nord-Ouest du Continent, en bordure de l'Océan Neptunique. Jadis sous la tutelle de Muhka. Dirigée par un Collège échevinal, avec à sa tête un bourgmestre, on y parle le français et le flamand. A partir de 736 AT, la ville fut soumise à un remaniement total qui ne fut terminé que bien des années plus tard, et au coût d'immenses difficultés".


    La lecture des Cités Obscures a vraiment été un voyage ésotérique proche de l'érotisme intellectuel tant il a eu d'impact sur ma personne, chaque lecture et relecture (nombreuses) me procurant les mêmes sensations qu'au réveil après un de ces rêves vivants dans des contrées différentes et à la fois si semblables aux nôtres.
    Je crains, cependant, que le niveau d'appréciation dépend fortement -et même férocement- de la façon dont vous vivez vos songes nocturnes. On peut apprécier cet univers indépendamment de nos expériences oniriques mais pour en avoir discuté longuement avec d'autres personnes il est clair que trouver une continuité entre rêve et lecture dope considérablement l'expérience.


    Noms des albums et travaux hors-série, tantôt en couleurs tantôt en noir et blanc. Parfois sous la forme d'une bande dessinée, parfois sous une autre:



    1. Les Murailles de Samaris - septembre 1983
    2. La Fièvre d'Urbicande - janvier 1984
    3. La Tour - avril 1987
    4. La Route d'Armilia - avril 1988
    5. Brüsel - août 1992
    6. L'Enfant penchée - janvier 1996
    7. L'Ombre d'un homme - mars 1999
    8. La Frontière invisible - tome 1 - avril 2002
    9. La Frontière invisible - tome 2 - avril 2004
    10. La Théorie du grain de sable - tome 1 - août 2007
    11. La Théorie du grain de sable - tome 2 - septembre 2008


    1. Le Mystère d'Urbicande - janvier 1985
    2. L'Archiviste - janvier 1987
    3. L'Encyclopédie des transports présents et à venir - mars 1988
    4. Le Musée A. Desombres - janvier 1990
    5. Souvenirs de l'Éternel présent - janvier 1993
    6. L'Écho des Cités - octobre 1993
    7. Mary la penchée - octobre 1995
    8. Le Guide des Cités - octobre 1996
    9. Voyages en Utopie - 2000
    10. L'étrange cas du docteur Abraham - octobre 2001
    11. L'Affaire Desombres - novembre 2002
    12. Les Portes du Possible - 2005
    13. L'atelier de schuiten-peeters - septembre 2008
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    Re: [BD] Les Cités Obscures

    Message par Giromu le Dim 17 Juil - 15:31

    J'ai lu la tour et la fille penchée il y'a bien 15 ans. M'en souviens plus bien mais je trouvais ça fabuleusement bien dessiné. Il faudra que je les relise à l'occasion...

    Merci pour cet article très complet. Wink
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    Re: [BD] Les Cités Obscures

    Message par Ju le Dim 17 Juil - 16:21

    La Tour. Peut-être ma préférée. Quelle puissance dans le dessin et l'ambiance !

    Quelques extraits ici : *CLIC*
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    Re: [BD] Les Cités Obscures

    Message par Baxter le Dim 17 Juil - 17:21

    Lorsque tu en avais parlé sur FH, j'avais lu "Les Murailles de Samaris" qui m'avait bien plu dans son concept.

    J'avais aussi lu "La Tour" mais au contraire de toi, je n'ai pas trop apprécié (pas accroché à l'ambiance global de la BD, je n'en garde pas le meilleur souvenir). Y avait aussi "La Route d'Armilia" qui était sympathique bien que je trouvais dommage que l'on ne fasse qu'effleurer les villes sans jamais vraiment les voir (et dans le même album, y avait aussi l'histoire de Mary la penchée, plus deux autres contes assez enfantins (j'ai rien contre) dont la princesse au petit pois).

    Mais l'album que j'ai le plus aimé dans les Cités Obscure, c'est "La Fièvre d'Urbicande" où l'on voit bien le rapport entre l'architecture et l'évolution de la société, avec les têtes pensantes cherchant à contrôler le visage de la ville pour contrôler le peuple. C'est vraiment l'album qui m'a fait regarder l'architecture autrement, où vraiment elle est un personnage à part entière.

    Par contre, encore jamais lu Brüssel. Quand je te lis, j'ai super envie de rêver de la même manière mais sans doute faut-il être Bruxellois pour vraiment l'apprécier à sa juste valeur. Peut-être qu'un jour, si je m'y rends pour des vacances et que j'y erre, je me ferai cette BD. Mais là, alors que que je ne connais pas Bruxelles, n'est-ce pas un peu vain ? Ou bien ça vaut quand même le détour ?
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    Re: [BD] Les Cités Obscures

    Message par Ju le Dim 17 Juil - 17:31

    Je ne sais pas, sans doute ni plus ni moins qu'une autre. Brüsel exploite une autre dimension: celle du non-sens de l'administration.

    J'apprécie particulièrement le parcours (initiatique ? Non je ne pense pas) onirique du personnage principal, pauvre Brüselois embarqué contre son gré. Les suites de lieux et pièces ressemblent vraiment à certains rêves que j'ai pu faire d'où le renfort d'appréciation de cette BD plus "entre rêve et cauchemar" que fantastique comme peuvent l'être Samaris ou La Tour.

    Mais il est évident qu'habiter cette ville et côtoyer régulièrement les passages entre le Monde Obscure (celui des BD) et le Monde Clair booste encore plus l'imprégnation. Tout comme le médecin qui a soigné Franz de Samaris qui est le clone d'un médecin de notre monde travaillant dans un lieu que j'ai fréquenté des années. Ca rend un peu les choses uniques.


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    Re: [BD] Les Cités Obscures

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