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    [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

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    Giromu
    Captain America

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    [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Giromu le Dim 17 Juil - 9:26

    ...All those who chose oppose his shield must yield.
    If he's lead to a fight and a duel is due,
    Then the red and white and the blue'll come through.
    When Captain America throws his mighty shield.
    http://www.youtube.com/watch?v=BpufNT8I-SU

    Voici une version 2.0 de mon article sur le super-héros que je
    préfère! A la fin de cet article que certains ont déjà lu, j'ajoute un
    topo sur Johann Schmidt, le Red skull.



    "A soldier with a voice that could command a god...and does." Miller,
    dans la saga Born again de daredevil, a donné le meilleur portrait du
    Captain à ce jour. Courage et pureté d'intention le définissent. Cliquez
    pour agrandir.



    Héros totalement méconnu, tourné en ridicule ou caricaturé en patriote
    stupide en France, Captain America a eu le malheur de ne pas être
    traduit dans les pays francophones pendant des dizaines d'années, à
    l'exception de certains épisodes mythiques de Stan Lee et Jack Kirby
    chez Aredit dans les années 80 et plus récemment depuis la reprise par
    Panini-bras-cassés de Marvel.


    Pour moi, la première rencontre avec le héros est une voiture en forme
    de fusée pilotée par lui, un jouet des années 70 ou 80 dont je n'ai
    jamais su comment il était arrivé chez moi quand j'étais petit.


    Bien plus tard, avec les What if et surtout ma recherche de docs de
    fiction sur les nazis (pour ma maitrise d'histoire), j'ai découvert
    Crâne rouge (Red Skull), un méchant que j'ai petit à petit apprécié,
    puis le Captain, perso qui est désormais un de mes favoris. Pourquoi?



    Le personnage est crée au moment du boom des comics, en mars 1941, par
    Joe Simmons et Jack Kirby. Audacieux, ils osent montrer leur héros en
    train de boxer Hitler soi même sur la couverture alors même que les deux
    pays ne sont pas en guerre!


    In your face! Le premier uniforme historique de Cao comprend
    un écu. On passera bien vite, dès le numéro 2 à un bouclier rond, car il
    permet plus de licence artistique, notamment pour le projeter.


    Steve Rogers est un jeune souffreteux dont les parents sont morts. Il survit vaille que vaille pendant la grande dépression.
    Un jour, il assiste lors des actualités précédent un film, aux exactions
    nazies, et plus particulièrement aux crimes accompagnant l'invasion de
    la Pologne.


    Il est un fervent partisan de l'entrée en guerre contre l'Allemagne.
    Quand celle-ci est proclamée après Pearl Harbor, Steve se porte
    naturellement volontaire, mais il est réformé.
    Cependant, il se rend tous les jours à la visite médicale d'aptitude, et
    est repoussé. SOn patriotisme le fait repérer par un officier, qui a
    besoin d'un jeune en mauvaise condition physique pour participer à une
    expérience top secrète du gouvernement, visant à la création d'un
    surhomme, le premier d'une armée qui rendra les Etats Unis vainqueurs de
    la guerre.


    Steve est entrainé au maximum, pendant des semaines, afin de lui
    permettre d'être au meilleur de sa forme et survivre à la dangereuse
    expérience, consistant en l'injection d'un serum dit "du super soldat",
    inventé par le professeur allemand ayant fui son pays, le professeur
    Erskine.


    L''origine de Captain America, par Jack Kirby, dans les années 60.

    Le jour dit, l'expérience est une grande réussite, mais un espion
    allemand de la 5ème colonne abat le professeur, qui était le seul à
    connaître le secret de la formule, pour plus de sécurité.


    L'espion allemand est stoppé par Rogers. Le gouvernement américain
    imagine une manière ingénieuse d'exploiter le seul et unique super
    soldat à des fins de propagande. Le Président Roosevelt imagine pour
    Rogers un costume frappé de la bannière étoilée. Captain America sera le
    symbole de l'Amérique sur le front allemand et sera amené à en découdre
    avec Crâne rouge, le pinacle des valeurs nazies, formé par Hitler
    lui-même pour instaurer la terreur.


    Le Captain America de l'univers Ultimate est pas très fut-fut. Il
    restera dans les annales pour son célèbre "me rendre? Le "A" sur mon
    front, c'est pas la première lettre de "France"!


    Crâne rouge est né Johann Schmidt, enfant des rues dont le père a tué la
    mère puis s'est suicidé. Survivant de rapines et de mauvais coups, il a
    l'esprit mal dégrossi et devient garçon d'hôtel. Un jour, le führer
    visite l'hôtel et, dans un instant de rage contre ses subordonnés, leur
    déclare qu'ils sont incapables et que lui seul pourra former le surhomme
    nazi de ses rêves, en lui insufflant le mal qui l'anime via un
    véritable dressage psychologique (Hitler, dans l'univers Marvel, est
    clairement dépeint comme un individu maléfique, sans explication
    psychologique ou historique).


    Le crâne rouge, inventeur de génie, espion redoutable et combattant
    émérite. Il est le personnage le plus haineux de l'univers Marvel.
    L'élève a dépassé le maître...



    Captain America se verra adjoindre dès 1941 un compagnon, le jeune
    Bucky, mascotte d'un régiment dans lequel il se trouve. Rompu à toutes
    les missions de sauvetage et d'infiltration, ce personnage sera son
    second durant toute la guerre. Il fut imaginé pendant la guerre comme
    facteur d'identification pour les jeunes lecteurs de la BD, avec Captain
    America dans le rôle du père sévère mais juste (comme Robin et Batman).


    Captain America et Bucky sont avant tout des soldats, dans leur mentalité comme dans leurs actes.

    Un jour, en 1944, Captain America et Bucky déjouent un plan du baron
    Zemo, un autre ennemi symbolique du Captain et fervent nazi. Ils ne
    peuvent empêcher le décollage d'un avion expérimental crée par le
    savant. Bucky meurt en désamorçant la bombe qui y'est attachée et le
    Captain tombe dans l'océan atlantique, laissé pour mort.


    Le gouvernement américain ne peut laisser passer un tel évènement dans
    le domaine public et charge successivement plusieurs super-héros de
    reprendre le rôle du défunt.



    Le look le plus connu de Cap, avec les bottes retournées et les longs
    gants, par Mike Zeck, dans les années 80. Encore aujourd'hui, c'est le
    look que je préfère.


    Le dernier en date est un anti communiste qui finit par devenir fou. Le
    personnage de Captain America tombe dans un oubli relatif à la fin des
    années 50 (dans la réalité comme dans la fiction). Ce n'est qu'en 1963,
    dans le numéro 5 des vengeurs, qu'il réapparait publiquement. Steve
    Rogers a survécu à la congélation dans un bloc de glace pendant toutes
    ces années, oublié de tous et présumé mort.
    Le sub-mariner (Namor), un de ses compagnons de guerre au sein des
    Invaders (les envahisseurs), le découvre au pôle nord où il est adoré
    par des inuits comme un dieu. Dans un accès de rage (Namor est très
    colérique), il rejette le bloc de glace qui contient le Captain à la mer
    et celui-ci est recueilli par les vengeurs, dans leur sous-marin, qui
    le reconnaissent immédiatement.


    Captain America et les Invaders, une des meilleures équipes de
    super-héros de tous les temps, composée des principales stars Marvel de
    la période de la guerre. Crée dans les années 70 par le grand Roy
    Thomas, passionné des comics du golden age (ceux des années 40-50),
    l'équipe des invaders reprend les personnages du all winners squad des
    années 40.


    Par son charisme quasi surnaturel, le captain va s'imposer comme le
    leader de l'équipe et en gardera la direction pendant de longues années,
    en parallèle à sa carrière solo de justicier urbain.
    Au cours de celle-ci, il rencontrera, alors qu'il est prisonnier du Red
    skull sur l'île des exilés (d'anciens nazis qui s'y sont réfugiés après
    la défaite) Sam Wilson, un jeune afro-américain qui deviendra bien vite
    son meilleur allié sous le nom du faucon.
    Wilson est exceptionnellement doué pour se faire comprendre d'Aile
    rouge,son faucon. On découvrira plus tard qu'il s'agit d'une empathie
    complète avec celui-ci. Il est également capable de voir à travers les
    yeux de n'importe quel oiseau à proximité immédiate de lui-même. Et
    c'est le premier super-héros noir de l'histoire de la BD!!!


    Captain America l'entraine et en fait un tres bon combattant. Ils
    échapperont ensemble à Skull Island et le faucon partagera souvent le
    titre de la BD avec le captain, les deux devenant inséparables l'un de
    l'autre.


    "I'm loyal to nothing, general, except the dream." Encore Miller dans
    Daredevil: born again. Captain America est l'incarnation de l'idéal
    américain, pas du gouvernement de son pays. Cliquez pour agrandir.



    Captain America est donc le summum de la perfection physique et morale de l'être humain.
    Il est du niveau d'un athlète olympique champion toutes catégories dans
    toutes les disciplines martiales ou presque (dans MVC 3, Wolverine est
    décrit comme plus performant que lui au combat corps à corps si on
    regarde les stats. Je me marre).


    Le faucon et le Captain America actuel, Bucky Barnes.

    Dans deux des trois matchs officiels qui l'ont opposé à Batman, le plus
    balèze des combattants humains de DC, Batman a concédé sa défaite face à
    la supériorité de son adversaire par deux fois, ne gagnant que dans la
    BD Marvel vs DC, grâce à la rupture d'une canalisation dans les égouts,
    parce qu'il s'était préparé.


    Captain America est un stratège et un meneur d'hommes sans pareils, d'un
    charisme sans failles. Il peut retourner n'importe quel auditoire en
    moins de deux par la force de sa conviction et de ses idéaux.
    En effet, Rogers est un authentique patriote qui, parfaitement conscient
    de l'honneur qui lui est fait de symboliser le drapeau de son pays, est
    devenu la personnification des idéaux de la révolution américaine de
    1774.


    Un meneur d'hommes.

    Rogers est également pourvu d'un bouclier indestructible en vibranium,
    dont il maitrise parfaitement le lancer. Comme Cyclope avec ses rayons
    optiques, il est capable d'en maitriser la trajectoire au millimètre
    près grâce à sons sens de la tactique et à ses aptitudes martiales. Il
    est particulièrement habitué à surprendre ses adversaires en lui
    imprimant un mouvement de type boomerang très efficace, qui "casse les
    reins" de ceux-ci au moment où ils s'y attendent le moins.


    Pour les scénaristes, ce personnage est un puissant vecteur politique,
    qui permet de faire passer leurs idéaux politiques et leurs messages de
    manière plus ou moins déguisée.
    Pendant la guerre civile (Civil war), Rogers incarne la liberté dans son
    aspect le plus absolu, défendant l'anonymat et la vie privée des
    super-héros face au patriot act qui prétend en faire une armée qui
    répond au gouvernement, sous l'impulsion d'Iron man.


    Face à Spider-man, Captain America cite Mark Twain, lors d'un scène
    mémorable: "When the mob and the press and the whole world tell you to
    move, your job is to plant yourself like a tree beside the river of
    truth, and tell the whole world—“No. You move.”
    -Captain America, Amazing Spider-Man 537


    Dans les années 70, sous l'égide de Steve Engleheart, Rogers découvre
    avec stupéfaction que le chef de l'empire secret, une organisation
    terroriste vouée à contrôler les USA, n'est autre que le Président
    lui-même, Richard Nixon, qui se suicide devant ses yeux, afin de ne pas
    être pris.
    Ceci n'est pas dit nommément mais tellement lumineux que c'est une
    évidence. Rogers est à ce moment là l'incarnation du peuple américain
    qui se sent trahi par les écoutes du Watergate. Il rejette son identité
    de Captain America, en proie au doute sur les valeurs qu'il défend et
    prend l'identité de Nomad, tout un symbole.



    Frank Miller, dans les années 80, le décrit comme un citoyen passionné,
    opposé à une bande d'anciens sidérurgistes qui incendient des lieux
    publics car ils se sentent abandonnés par le gouvernement. Il leur
    servira un discours très Kennedyesque ("ne vous demandez pas ce que
    votre pays peut faire pour vous...").


    Mais ce qui fait la force absolue de ce personnage, c'est son courage.
    Autant Doom est la personnification de la volonté absolue chez Marvel,
    autant le Captain est le courage dans ce qu'il a de plus pur.


    Comme dit Hercule:

    "On Olympus, we measure wisdom against Athena...speed against
    Hermes...power against Zeus. But we measure courage...against Captain
    America."
    -Hercules, Captain America #444


    En seulement 4 numéros épiques, Fabian Nicieza reprend les origines
    de Cap dans la meilleure version jamais crée dans une mini-série
    scandaleusement inédite en Français, "adventures of Captain America",
    une des meilleures histoires jamais écrites sur le perso.


    Vous l'aurez compris, ce personnage est un des plus passionnants de l'univers marvel et il mérite d'être découvert chez nous.
    Un perso sans super pouvoirs qui tutoie les dieux comme l'homme de la rue, ça ne court pas les rues!

    Addenda: Johann Schmidt, le Red skull.




    A héros né pendant la guerre, ennemi né pendant la guerre!
    Un des premiers supervillains crées dans l'histoire des comics, le red skull est d'abord John Mason, un sympathisant nazi américain membre de la cinquième colonne qui sabote les industries américaines. Tué, il est révélé comme étant un simple agent du vrai Red skull, Johann Schmitt, champion d'Hitler qui va vite gravir les échelons de la hiérarchie nazie pour devenir l'agent préféré d'Hitler puis son bras droit.

    Schmidt n'est pas un surhomme. C'est à la base un simple coursier un peu demeuré que le dressage personnellement prodigué par Hitler pour prouver à ses laquets qu'ils ne savent pas entraîner de parfaits nazis va transformer en un individu intelligent, retors et sans scrupules. Tireur d'élite, excellent combattant au corps à corps, disposant d'une petite armée d'inventeurs qui vont créer pour lui les puissants dormeurs, 4 robots géants destinés à tout raser sur leur passage en cas de défaite de l'Allemagne nazie, Schmitt est un personnage qui a connu plusieurs carrières.
    Dans les comics écrits dans les années 40, il joue le rôle du trublion hystérique et agent du chaos, opérant aux USA et jouant le même rôle de bouffon farceur que le Joker de l'époque. Il est mortel mais a un drôle de sens de l'humour.

    Pendant les années 50, le Red skull devient une identité empruntée par le communiste Alber Malik, qui opère depuis Alger pour le compte de l'URSS. Schmitt est présumé mort à cette époque et les scénaristes américains sont en plein maccarthysme! Malik est intelligent mais ne dispose d'aucune des facultés martiales ou géniales de son prédécesseur. Ce red skull sera quand même connu pour avoir fait tuer les parents de Peter Parker/ Spider-man, qui étaient en fait des agents secrets du gouvernement américain. Voilà le secret de la mort de Richard et Mary Parker qui conduira à l'adoption du jeune Peter par son frère Ben et sa femme May.


    Le grotesque Arnim Zola a transféré sa conscience dans un robot et projette une image de son visage sur un écran. Impossible de le tuer vu qu'il peut sauter dans un corps de rechange en quelques secondes!

    Au début des années 60, jack Kirby, génial dessinateur co-créateur du skull avec Joe Simon dans les années 40 remet le couvert avec cette fois-ci Stan Lee au scénario. ce sont eux qui vont donner un passé tragique au personnage et en faire le génie manipulateur convoitant la place d'Hitler que Schmidt est.
    Victime d'un gas expérimental qui le plonge dans le coma de la fin de la guerre au début des années 60, le red skull est privé de repères mais ne perd pas de vue son vieil ennemi le captain. Celui-ci va devenir très vite son seul motif d'existence, car le red skull est perdu dans les années 60, au contraire du Captain qui s'y adapte plutôt bien. Le nazisme est en chute, Hitler est mort et seuls ses clones existent encore sous l'identité du maître de la haine, ennemi des fantastiques qui opère depuis San Gusto, pays imaginaire d'Amérique du sud.
    Schmitt concentre ses efforts sur les Etats-Unis afin de les détruire de l'intérieur et briser le rêve de Captain America.
    Ennemi du SHIELD de Nick Fury, il va très tôt découvrir que l'inventeur suisse pro-nazi Arnim Zola est encore vivant et a trasféré son esprit dans un robot. celui-ci est devenu un expert en création de créatures artificielles qui lui obéissent aveuglement, dont le puissant et malléable Doughboy. C'est lui qui est responsable du clonage d'Hitler en plusieurs exemplaires et de l'identité du maître de la haine.
    Le skull va en faire son vassal et entrer dans une rivalité "constructive" avec son mentor, ou plutôt ses clones. Le problème, c'est que les deux ne se font pas conscience et que lors de la creation d'un cube cosmique (artefact surpuissant altérant la réalité au gré des envies de son possesseur et qu'on verra dans le film), la conscience d'Hitler sera enfermé dedans par le skull, qui signera là son ultime acte de défiance envers son vieux maître. Désormais, le skull est le seul maître du nazisme.

    Tout ça est bien beau mais un jour, les effets du gaz qui l'ont fait survivre à la guerre et ne pas vieillir jusqu'aux années 80 cessent brutalement et Schmitt reprend son âge réel, celui d'un vieillard haineux. Il tend un piège à Captain America en capturant ses amis, dont sa petite amie de l'époque, Bernie Rosenthal et va les confier aux soins de la fille qu'il a eu avec une domestique terrifiée de sa hacienda en Amérique du sud, Sin (péché). Il a failli la jeter du haut d'un ravin en voyant que c'était une fille et qu'il ne pourrait en faire son héritier mais a décidé au dernier moment de la faire vieilllir artificiellement jusqu'à la vingtaine, l'épargnant.

    La pauvre fille est en adoration pour son père et recherche son amour et sa reconnaissance que jamais il ne lui donnera. Actuellement, grièvement brûlée au visage, elle a repris l'identité de son père, présumé mort. Mais revenons à nos moutons, aux années 80: Le skull trouve un moyen de faire vieillir Cap jusqu'à son âge réel en enlevant les bénéfices anti-âge du sérum (Captain America est figé pour toujours à une apparence d'homme de 25/30 ans et vieillit extrêmement lentement, façon elfe). Il torture ses amis, jusqu'à les rendre à moitié fous et entreprend de raconter au Captain l'histoire de sa jeunesse: comment son père a tué sa mère, comment il a été élevé dans un orphelinat et comment Hitler est devenu son nouveau père en le faisant "renaître"/ Le Red skull apparait alors, malgré tous ses crimes, comme un petit garçon qui a accumulé les mauvaises rencontres et les mauvais choix et le Captain America le prend alors en pitié, ne pouvant totalement le hair.
    On aperçoit à ce moment l'humanité du red skull, qui finit par mourir de vieillesse.

    On croit à sa fin, mais Arnim Zola a tout prévu. En maître de la technologie du trasfert de conscience et de corps, il a sauvé in extrémis la conscience du red skull et l'a transférée dans un clone du corps de Captain America. Le red skull entreprend de s'installer au coeur de Washington et de mener sa destruction des USA depuis sa capitale sous l'identité d'emprunt d'un sénateur. C'est peu après que Captain America l'affrontera et que le red skull s'infligera sans le vouloir une aspersion à son gaz "poussière de mort" qui, inhalé, désèche la peau et proque la mort en donnant au cadavre l'apparence d'un crâne rouge. Bloquant les effets du gaz avant la mort, Shmidt portera dans cette version non pas un masque effrayant mais son propre visage.
    A noter que le crâne rouge a rarement été dessiné de face sans son masque mais qu'il est né roux aux yeux bleus.


    Hatemonger, alias...Adolf Hitler! Ou plutôt un de ses clones.

    Ce n'est que le début des avatars du red skull, qui n'en finira plus de changer de corps, parfois pour se cacher et parfois pour survivre. Mais ceci est une autre histoire...

    Oh, vous avez remarqué? "Johann Schmidt" n'est autre qu'une version allemande de "John Smith" alias "Jean Martin", quoi, le prénom/nom standard. Le red skull peut être n'importe qui, voilà le message. Twisted Evil
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Ju le Dim 17 Juil - 12:04

    - Batman et Cap' se battent ? Pourquoi donc ? oO

    - Comment se passent les cross-over Marvel/DC ? Ce sont des mondes considérés comme connus chez l'autre ? Voir le même monde mais où chaque maison d'édition parle de ses propres personnages ?

    - C'est le Red Skull qui a tué les parents de Spidey ? o_o

    Je ne connais le Captain que par Civil War, le seul comic que j'ai en ma possession hormis le premier tome francisé des Freshmen (gentille parodie des super-héros/vilains). Il y est assez impressionnant, il "a de la gueule". Le passage où Iron Man "vient lui parler" (je n'en dit pas plus) est assez paf-dans-tes-yeux.
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Giromu le Dim 17 Juil - 13:22

    Ju a écrit:- Batman et Cap' se battent ? Pourquoi donc ? oO

    - Comment se passent les cross-over Marvel/DC ? Ce sont des mondes considérés comme connus chez l'autre ? Voir le même monde mais où chaque maison d'édition parle de ses propres personnages ?

    ------>ça dépend. Dans leur toute première rencontre, c'était un monde "elseworlds", c'est à dire comme un what if chez DC. L'histoire se déroulait pendant la guerre et Captain America était chargé de servir de garde du corps pour Bruce Wayne. Batman affronte brièvement Captain America mais voyant qu'il est meilleur combattant que lui, concède sa défaite car le duel est inutile, les deux persos luttant contre les nazis. Dans ce monde, Batman et Captain America partageaient la même terre et, si Captain America suivait le même destin (congelé en tombant dans l'arctique), Batman se retirait dans les années 60, laissant Robin/Richard Grayson devenir Batman et son fils Brucie devenir Robin. Le Joker mourrait dès la fin des années 40 en se battant contre le crâne rouge. Très bonne BD!




    Dans leur deuxième rencontre, dans le crossover Marvel vs DC, les héros s'affrontent lors d'un grand raout causé par la rencontre entre les deux univers. Les personnages sont téléportés dans l'un ou l'autre monde. c'est dans ce monde que Batman gagne contre Cap dans les égouts, qu'il connait bien. Captain America est emporté par les flots lors de la rupture d'une canalisation et sauvé par Batman. Il faut dire que les lecteurs votaient pour celui des personnages qui devaient gagner et il se trouve que Batman est immensément populaire... Un duel assez n'importe quoi.



    Dans leur 3ème et dernière rencontre, la meilleure, dans Avengers vs JLA, les deux persos font quelques katas, se jaugent et Batman concède sa défaite face au Captain, car le duel serait long et inutile et qu'il risquerait de le perdre. Les vengeeurs sont attirés sur le monde DC et la JLA sur le monde marvel. Ils sont manipulés par des dieux cosmiques des deux univers qui ont fait un pari (Krona de chez DC veut le secret de la création des univers et le grand maître de chez marvel veut juste s'amuser). Ce crossover est un des meilleurs jamais faits entre les persos, avec des dessins somptueux de Perez qui se sert du chaos qui règne entre les univers pour representer tous les persos ayant un jour appartenu aux deux équipes. dans ce crossover en 4 parties (publié en Français), les héros DC et Marvel vont finir par s'affronter et se rebeller contre les dieux, avec Superman en fer de lance brandissant le marteau de Thor et le bouclier de Cap. MYTHIQUE!
    C'est dans ce crossover que Captain America va montrer ses qualités de stratège et de général charismatique à la perfection, comme dans Secret wars (dont j'ai déjà parlé, topic de Fatalis qui devient un dieu).
    Du génie!!!




    - C'est le Red Skull qui a tué les parents de Spidey ? o_o

    Je ne connais le Captain que par Civil War, le seul comic que j'ai en ma possession hormis le premier tome francisé des Freshmen (gentille parodie des super-héros/vilains). Il y est assez impressionnant, il "a de la gueule". Le passage où Iron Man "vient lui parler" (je n'en dit pas plus) est assez paf-dans-tes-yeux.

    C'est bien le red skull communiste, l'imposteur Albert Malik, qui a fait tuer les parents de Spidey.^^
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Ju le Dim 17 Juil - 13:34

    Merci.

    Cap' est effectivement peu perçu -à défaut d'être mal perçu- dans nos contrées. Avant de te lire sur le sujet je ne le connaissais que de nom et il était difficile d'imaginer autre chose qu'un super-héros, certes, mais représentatif de l'Amérique gendarme du Monde, un peu comme la bannière étoilée qui flotte béatement dans les films de guerre 'ricains, le méwine patriote alors qu'en fait c'est tout l'inverse ou presque. La lecture de Civil War décrasse bien les yeux.

    Je reste plus attachée à Spidey, pour peu que je sois attachée à un perso de comic ce qui reste à démontrer, pour son côté looser et humoriste en carton.
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    Giromu
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Giromu le Mar 11 Oct - 17:05

    Cap lives!




    Les couvs de Gene Ha calment!


    En matière de What if et affiliés (comme cette histoire dont on ne sait
    bien si c'est un cauchemar de Cap quand il est congelé après la guerre
    ou si c'est la réalité qu'il a modifié par ses actes dans la BD), un
    grand classique est celui du "Et si Captain America se réveillait
    aujourd'hui?"



    Peu avant d'émerger des limbes, Cap rêve de son échec à sauver Bucky, son camarade de guerre.


    Chaque auteur a interprété sa sortie de "coma" et ses réactions au monde
    qui l'entoure, avec à chaque fois un dénominateur commun: Sans Captain
    America, difficile pour la terre Marvel de résister aux nazis et/ou aux
    différents tyrants qui émergent pendant ou après la guerre. Cap lives
    (non traduit en Français mais facilement trouvable en anglais en TPB)
    est un pur chef d'oeuvre qui imagine que Cap est recueilli par un
    sous-marin en 1964, comme dans la réalité marvel. Mais est ce celui des vengeurs? Les soldats à bord ont un
    curieux accent allemand...



    Captain America, qui n'a que ses souvenirs de la guerre, comprend que le
    pire est arrivé quand les nazis l'emmènent en tant que prisonnier de
    guerre voir le führer à New...Berlin!


    Erreur des auteurs puisque cette statue de la liberté/Hitler a un
    insigne SS, signe qu'il lui était bien inutile d'arborer puisque c'était
    celui de sa garde personnelle...



    La Germania rêvée par Speer et Hitler n'est pas à Berlin mais dans la
    nouvelle capitale du Reich! On remarque que les dessins comme les
    couleurs de cette BD tuent leur maman.


    L'arrivée de Captain America prisonnier de guerre est bien sûr montrée trimphalement par les nazis aux Américains. Et bien sûr, cette vision les galvanise! Parmi eux, un caméo d'un certain Jack Kirby, co-créateur de Captain America pendant la guerre. Juste énorme!


    It's clobbering time for King Kirby!

    20 ans ont passé mais Cap reconnait facilement la trogne du Führer, puisqu'il s'agit de celle du Red Skull, salement amoché par la guerre.



    Il lui annonce qu'Hitler est mort, "malheureusement" (en gros on soupçonne fortement qu'il l'a buté) et qu'il règne sur la plus grande ville du monde, l'ayant totalement dépossédé de son esprit. Cap, à ce stade, et au bout de 20 pages n'a toujours pas ouvert la bouche et écoute parler ce grand vantard devant l'éternel, qui lui dresse le portrait d'une guerre et d'un monde totalement fascistes, avec les Japonais régnant sur l'Asie et l'Océanie.





    Arrivé à ce stade, Schmidt propose un choix au "Kapitan": soit il embrasse la cause nazie et sert d'instrument de propagande et obtient en échange, la Californie comme domaine personnel, autant de femmes et/ou de richesses qu'il le souhaite ou il finit comme rat de laboratoire charcuté afin de recouvrer la formule du super soldat, pour être ensuite pendu en place publique à Times square.

    La réponse de Cap est bien sûr particulièrement frappante (Un magistral coup de poing sur deux pages!) puis le Captain opère un retrait stratégique de cette manière:


    Quelle planche sublime mes aieux!

    Il a planifié son saut pour atterir sur un zeppelin (dont la fabrication a continué dans ce monde malgré l'explosion du Hindenburg). Il sera très vite pourchassé par les troupes nazies, aidées des redoutables iron men mis au point par Stark. Mais la résistance américaine existe et elle compte des membres comme le Punisher, Nick Fury, les quatre fantastiques, Bruce Banner...
    A quoi ressemblent il dans cette dystopie? A vous de le découvrir!

    Cette histoire du captain est l'une des meilleures réalisées. Pourquoi? Parcequ'elles magnifient le personnage en en extrayant la plus grande qualité du héros: poursuivre le combat même quand il semble perdu d'avance. Et pour le coup, c'est réussi: Face à un reich omnipotent, la victoire semble impossible. Mais avec le symbole de la liberté et le meneur d'hommes exceptionnel qu'est Cap (ainsi que le leader secret de la résistance), les nazis auront fort à faire.

    Comme on voit, l'histoire est simple et symbolique, mais c'est ainsi que le personnage fonctionne le mieux! Cette BD, par la beauté de ses dessins, de ses couleurs, l'excellente représentation du caractère des personnages (ainsi un Bruce Banner simple humain incapable de maitriser sa rage, omniprésente!), les nombreux camées à l'univers marvel, l'excellente représentation des actes du diabolique Red skull (atroce leader manipulateur et incontesté qui peut ordonner le suicide à un homme, comme Hitler le fit avec Rommel) constitue l'essence même de ce qu'est un géniale histoire du Captain.

    ça prend aux tripes comme peu de BD et le scénario va à 100 à l'heure, comme un bon film d'action uchonique devait l'être. Et c'est bourré de scènes d'anthologie (l'exécution publique d'un célèbre super-héros, le baroud d'honneur final d'un autre...)
    Une des 5 histoires à lire absolument du Captain !

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    Ju
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Ju le Mar 11 Oct - 22:36

    Ah j'aime bien les uchronies !

    Par contre j'ai un peu de mal avec l'anglais dans les comics. Je peux regarder un film en V.O., lire un livre en anglais mais j'ai du mal à comprendre tous les phylactères des bd américaines.
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Giromu le Mar 31 Jan - 19:17

    Celle-là, elle m'a soufflé! En lisant Secret avengers 21.1, je tombe sur une page géniale qui définit parfaitement le perso: Captain America est tellement sans reproches qu'il subit le pollution stare (regard polluant) de Vengeance (un Ghost rider assez violent), terrifiant pouvoir amplifiant les actes mauvais commis par le personnage pour le faire souffrir au centuple SANS QUE ça NE LUI FASSE RIEN! o_O

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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Ju le Mer 1 Fév - 17:24

    Je me demande ce que ça donnerait sur Mr Propre.
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Giromu le Mer 18 Avr - 15:58

    Pour se rendre compte du charisme du perso (qu'on ne verra pas dans le film des vengeurs apparemment), voyez ces quelques cases tirées Carnage USA n°5 (désolé pour la qualité des photos. clic pour agrandir).

    Une petite ville est submergée par les symbiotes et l'armée a pour ordre de la raser. Un militaire tente en vain de faire changer les ordres car il y'a plein de civils. Captain America lui prend le talkie walkie et cause au supérieur du mili, lui demandant son nom. Il doit se répéter.







    Le résultat: cette conversation radio entre deux pilotes de jets.

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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Giromu le Sam 14 Juil - 8:12

    Truth : Red, white and black





    Cet ensemble de 7 numéros devait à la base
    être un What if, mais les éditeurs de Marvel ont décidé avec justesse d’en
    faire un pan à part entière de l’histoire de Captain America. A raison, parce
    que c’est un chef d’œuvre.

    Comme ça concerne Cap, forcément, ça a pas été
    publié en VF. C’est fou, toutes ses meilleures histoires ou presque sont
    inédites et après on se demande pourquoi je lis de la VO.

    C’était déjà le cas avec la merveille de
    l’article précédent.




    Le postulat est le suivant : avant que
    Steve Rogers devienne le premier et unique bénéficiaire de la formule du super
    soldat développée par le docteur Erskine, le gouvernement a appuyé une série de
    tests de prototypes du sérum sur des soldats noirs afin de parvenir à une formule
    finale permettant de l’injecter à un « vrai soldat américain».

    Pour ceux qui ne sont pas au courant, si
    pendant la Seconde guerre Mondiale, les tirailleurs sénégalais (qui venaient en
    fait de toute l’Afrique coloniale française) étaient relativement bien
    considérés malgré un paternalisme d’époque, il n’en était absolument pas pareil
    des troupes noires américaines. En effet, les tirailleurs sénégalais avaient
    bonne réputation : féroces guerriers, intrépides, attachés à la défense de
    la patrie, ils combattaient aux côtés des soldats blancs (sous commandement
    blanc, faut pas rêver). Certes, leur vie n’était pas rose et ils faisaient peur
    à certains (les Allemands les craignaient comme des « sauvages» violant et saccageant tout).





    Les troupes noires américaines étaient
    considérées au mieux comme des troupes auxiliaires. Les noirs étaient sous
    commandement blanc, dans des régiments spécifiques qui voyaient rarement le
    front et ne côtoyaient les blancs que pour creuser des latrines et autres tâches
    « dégradantes ». C’est pendant la Seconde guerre Mondiale que la
    première unité de pilotes noirs, les Tuskegee airmen, va voir le jour, par
    exemple, mais malgré leurs succès incroyables, ils rencontrent beaucoup de
    mépris.


    Il faut dire que l’ensemble de la société
    américaine de l’époque vit sous le régime de la ségrégation, y compris au plus
    haut niveau du gouvernement.



    Le grand mérite de ce comic est de montrer
    cette réalité et le racisme prégnant des WASP de l’époque, qui n’avait parfois
    rien à envier à celui des nazis qu’ils combattaient. Le Ku klux klan et les
    « bund » (rassemblements d’américains d’origine allemande) avaient
    même des relations avec le régime et le sénateur Joseph Kennedy (père de John)
    admirait Hitler.

    Ce comic semble aussi faire référence à
    l’expérience de Tuskegee (Alabama), une étude du développement de la syphilis
    auprès de 600 noirs pauvres et ruraux qui a eu lieu de 1932 à 1972. Ceux-ci
    étaient pris examinés par le gouvernement mais on ne leur a jamais dit qu’ils
    avaient la syphilis et on ne les a jamais soignés. On leur racontait qu’ils
    étaient traités pour des anémies et
    faiblesses dues à leur sang.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tude_de_Tuskegee_sur_la_syphilis




    Nous suivons dans Truth un régiment de conscrits
    non volontaires aux caractères extrêmement différents devenus des cobayes à qui
    on injecte le serum pour le tester, après avoir annoncé leur mort à leurs
    familles. Le problème est que la formule tâtonne et cause des déformations non
    souhaitées du corps comme de la psyché de ces hommes, qui meurent un par un à
    l’exception d’un seul, Isaiah Bradley.

    Ce fils de bonne famille arraché par la
    conscription à sa vie d’élite est le seul à survivre à l’opération. Il
    deviendra le Captain America noir, remplissant des missions secrètes pour le
    gouvernement américain en Allemagne et faisant même une rencontre glaçante,
    celle d’Hitler et Goebbels !

    Inconnu du grand public mais célèbre comme le
    loup blanc dans la communauté noire, il finira en retraite, physiquement
    toujours aussi jeune grâce au serum, mais devenu simplet à cause de ses répercussions
    négatives.



    En lisant cette BD, on a qu’une
    impression : VOILA un chef d’œuvre !

    Graphiquement, le style cartoony du grand Kyle
    Baker (auteur du subtil « Pourquoi je déteste Saturne ») et les
    magnifiques couleurs de l’ouvrage rendent l’ensemble magistral, malgré une
    première impression qui peut-être négative. On attendrait en effet un graphisme
    plus réaliste, plus « sérieux » pour un sujet aussi grave, mais
    curieusement, sitôt l’ouvrage refermé, on se dit qu’on n’aurait pas pu trouver
    mieux.

    Je pense qu’il faut le lire pour comprendre la
    charge émotionnelle que portent ses dessins.

    Rarement une BD Marvel ne m’a fait une telle
    impression dramatique et épique, tout en respectant au mieux l’Histoire réelle.

    Les personnages, simples péquins, héros ordinaires
    ou pourris cyniques, sont tous très réussis, avec une mention spéciale pour la
    « veuve « de Bradley, au tempérament trempé et attachant (particulièrement
    belle dans sa jeunesse !), ainsi qu’au détestable sergent Merrick,
    personnage obséquieux et pétri de préjugés qui ne recule devant rien pour faire
    plaisir à sa hiérarchie et satisfaire ses intérêts. Graphiquement, ce gnome est
    le plus cartoony de l’album, avec des trognes hyper expressives que j’adore.

    La confrontation des ces deux personnages au
    21eme siècle avec Captain America, qui enquête sur ses origines et sur une
    conspiration vieille de 60 ans (les épisodes constituant l’album étant parus au
    début du siècle), est juste épique et riche en émotion.



    Un des plus grands comics pour découvrir Captain
    America dans ce qu’il a de plus politique.
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    Baxter
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Baxter le Sam 14 Juil - 9:05

    Ca a l'air super intéressant mais graphiquement trop repoussant (quand bien même c'est chargé en émotion) pour me donner envie de passer la barrière de la langue. On dirait presque de la caricature. O_o"
    Dommage. Si jamais ça sort en français, je lirai.
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Moira le Sam 14 Juil - 11:07

    Perso, j'aime beaucoup le style graphique, justement, mais c'est l'histoire que j'aurais probablement du mal à supporter... -__-' Justement parce que c'est trop violent, trop dur, et que ça parle d'une époque où ce genre d'inégalités existaient même si elles apparaissaient bien évidemment d'une autre façon.
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    Baxter
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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

    Message par Baxter le Sam 14 Juil - 11:43

    Oui, faut croire qu'on en est encore à M. de la Fontaine où le monde était vu au travers le prisme d'animaux, là, c'est vu au travers du prisme du super-héros. Mais c'est aussi pour cela que ça me semble intéressant (comme pouvait l'être justement le Civil War). Cette critique de l'histoire de leur pays par le biais d'un monde virtuel, sans doute histoire de ne pas s'attirer les foudres des patriotes.

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    Re: [Comics] 2.0 When Captain America throws his mighty shield...

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