Nous connaissons tous la percée fulgurante du yaoi en France ces dernières années et l’importance du nombre des lectrices du genre. Mais qu’en est il de son pendant féminin, le yuri ?

A ma connaissance, Girl friends est le deuxième titre du genre traduit dans la langue de Molière après le bon Blue de Nanase (au graphisme plus original, mais aux relations tout aussi bien décrites).
http://www.bedetheque.com/serie-10707-BD-Blue-Sakka.html
Ecrit et dessiné par une femme, il reprend les codes graphiques du shojo (simplicité voire absence de décors, narration, effets graphiques…).
Ce manga raconte la naissance d’une amitié entre deux lycéennes : l’une, extravertie et fan de mode, aborde l’autre, sérieuse et timide, après les cours. Elle prend en mains cette dernière et lui fait profiter de ses connaissances en matière de mode, de maquillage, de coiffeurs…la transformant en fille « girly » et l’intégrant à sa bande de copines un peu archétypales mais sympathique (une otaku fofolle dingue de cosplay, une grande et belle fille sortant avec 5 garçons en même temps, une cruche folle amoureuse de son cher et tendre et une joueuse de tennis dynamique un peu garçon manqué…).

Mais voilà, notre jeune amie tombe peu à peu amoureuse de son Pygmalion et, si elle essaie de se cacher cet état de fait en sortant avec un ami d’enfance amoureux d’elle, la vérité va vite se faire jour dans sa tête.
Commence alors une valse hésitation entre les amies en passe de devenir amantes.

Cette série en 5 tomes s’adresse clairement à un lectorat assez jeune et féminin selon moi : nos lycéennes ne parlent que sorties, mode, garçons et douceurs qui font prendre du poids (ou pas).
La place et la représentation des garçons est assez limitée et ceux-ci ont peu de relief, entre les moches obsédés et l’ami d’enfance beau gosse, il n’y a que des clichés ambulants. Tous sont indécis et assez falots, certains aimant même se faire marcher sur les pieds, comme les petits copains de la fille la plus belle du groupe.
Le traitement de l’amourette est réussi, montrant assez bien les interrogations, les hésitations et les malentendus, le tout très ancré dans le milieu relativement léger et plutôt superficiel de la bande de filles. La prise de conscience des héroïnes qu’elles sont lesbiennes me semble plutôt réaliste aussi, montant avec simplicité et naturel les raisons de leur attirance.
Pas un chef d’œuvre indispensable à lire, notamment à cause des dessins assez classiques, mais un manga sympathique pour ceux qui veulent découvrir un genre méconnu en France au travers d’un manga solide, bien découpé et ficelé.
La série compte 5 tomes chez Taifu et est achevée.


A ma connaissance, Girl friends est le deuxième titre du genre traduit dans la langue de Molière après le bon Blue de Nanase (au graphisme plus original, mais aux relations tout aussi bien décrites).
http://www.bedetheque.com/serie-10707-BD-Blue-Sakka.html
Ecrit et dessiné par une femme, il reprend les codes graphiques du shojo (simplicité voire absence de décors, narration, effets graphiques…).
Ce manga raconte la naissance d’une amitié entre deux lycéennes : l’une, extravertie et fan de mode, aborde l’autre, sérieuse et timide, après les cours. Elle prend en mains cette dernière et lui fait profiter de ses connaissances en matière de mode, de maquillage, de coiffeurs…la transformant en fille « girly » et l’intégrant à sa bande de copines un peu archétypales mais sympathique (une otaku fofolle dingue de cosplay, une grande et belle fille sortant avec 5 garçons en même temps, une cruche folle amoureuse de son cher et tendre et une joueuse de tennis dynamique un peu garçon manqué…).

Mais voilà, notre jeune amie tombe peu à peu amoureuse de son Pygmalion et, si elle essaie de se cacher cet état de fait en sortant avec un ami d’enfance amoureux d’elle, la vérité va vite se faire jour dans sa tête.
Commence alors une valse hésitation entre les amies en passe de devenir amantes.

Cette série en 5 tomes s’adresse clairement à un lectorat assez jeune et féminin selon moi : nos lycéennes ne parlent que sorties, mode, garçons et douceurs qui font prendre du poids (ou pas).
La place et la représentation des garçons est assez limitée et ceux-ci ont peu de relief, entre les moches obsédés et l’ami d’enfance beau gosse, il n’y a que des clichés ambulants. Tous sont indécis et assez falots, certains aimant même se faire marcher sur les pieds, comme les petits copains de la fille la plus belle du groupe.
Le traitement de l’amourette est réussi, montrant assez bien les interrogations, les hésitations et les malentendus, le tout très ancré dans le milieu relativement léger et plutôt superficiel de la bande de filles. La prise de conscience des héroïnes qu’elles sont lesbiennes me semble plutôt réaliste aussi, montant avec simplicité et naturel les raisons de leur attirance.
Pas un chef d’œuvre indispensable à lire, notamment à cause des dessins assez classiques, mais un manga sympathique pour ceux qui veulent découvrir un genre méconnu en France au travers d’un manga solide, bien découpé et ficelé.
La série compte 5 tomes chez Taifu et est achevée.



ADN san