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    Kimagure orange road: Take me to summer side!

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    Giromu
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    Date d'inscription : 10/07/2011

    Kimagure orange road: Take me to summer side!

    Message par Giromu le Mar 15 Nov - 16:45


    Madoka/Sabrina, l'idole des années 80, Kyosuke/Max, l'éternel indécis et Hikaru/Pamela, alias "Spoiler"(la gâcheuse)

    Attention: Cet article est écrit par un anti Hikaru primaire.
    Je décline toute responsabilité pour les guerres fratricides que mes commentaires pourraient déclencher.




    Le plus grand mystère de la série réside dans son titre, pour lequel personne n'a trouvé d'explication satisfaisante.
    Kimagure signifie Capricieux. Orange en anglais peut se traduire par orange la couleur, le fruit, mais peut aussi désigner l'oranger voir même le bois de l'oranger. Road signifie quant à lui route. En anglais un nom utilisé en qualificatif, perd la marque du pluriel, donc Orange peut très bien être au pluriel. Aux États-Unis, il y a huit villes qui s'appellent Orange,
    et il existe des routes qui y mènent qui s'appellent tout simplement
    "Orange road". Le Japon ayant été sous la tutelle de l'armée américaine
    après la guerre, certaines routes ont été surnommées "Orange Road" au
    Japon[1].
    Une première supposition consiste à dire que l'escalier où se sont
    rencontré Kyôsuke et Madoka fait partie de cette fameuse "route des
    orangers" et qu'elle serait capricieuse puisqu'on ne peut déterminer le
    nombre de marches de cet escalier.
    L'ABCB, le café où travaille Madoka, est situé dans l'"Orange Street"
    (rue orange, des oranges, des orangers ou d'Orange). L'ABCB devient
    rapidement le point de rendez-vous secret pour les trois principaux
    personnages (le fait que Madoka travaille devant rester secret).
    La route orange pourrait aussi symboliser la route de la vie, ou la
    destinée, qui serait capricieuse à cause des tourments de l'amour.
    Dans le recueil d'histoire courtes Graffiti d'Izumi Matsumoto, l'un des projet s'appelait Panic in Orange Avenue (Panique dans Orange Avenue), où Orange Avenue est le nom d'un groupe de rock. Sachant ça, on peut très bien imaginer qu'Izumi avait l'intention d'utiliser Orange Road
    comme le nom d'un groupe de rock, mais que l'éditeur lui ait suggéré
    d'autres orientations pour la trame de l'histoire. Cette explication
    colle bien avec le fait que le titre mélange de l'anglais et du
    japonais, ce qui arrive rarement.
    En 1978, un film japonais est sorti en cinéma. Ce film s'appelait Orenji Rôdo kyûkô (オレンジロード急行)[2], c'est à dire Orange Road Express, qui a peut-être inspiré Izumi Matsumoto.
    L'explication la plus probable restant que la consonance d'Orange Road
    plaisait beaucoup à Izumi Matsumoto, et qu'il ait mis "Caprieuse" devant
    pour signifier qu'il s'agissait d'une histoire d'amour controversée.
    -Source Wikipedia



    Master, un personnage secondaire sympathique, à la fois père spirituel, ami, conseiller et confident de Kyosuke et Madoka

    Le premier générique, Night of summer side, très daté années 80 (découpage et chanson) est un classique méga connu
    http://www.youtube.com/watch?v=VZaW9FcG7-g

    Sa version Haruhi (qui spoile à mort la série La mélancolie de Suzumiy Haruhi)!!!
    http://www.youtube.com/watch?v=V-GHeiZGeGk

    Le premier générique de fin est aussi un classique
    http://www.youtube.com/watch?v=2hNn3OIzYUo&feature=related

    Le second op est pas mal
    http://www.youtube.com/watch?v=H6fDedhwlV0&feature=related

    et son ed aussi
    http://www.youtube.com/watch?v=6DysLriBedw&feature=related

    L'op 3 est assez chouettos
    http://www.youtube.com/watch?v=gJyH-HfJRNE&feature=related

    comme son ed
    http://www.youtube.com/watch?v=JNPez_NosR8&feature=related

    il y'a encore un op et 4 ed en plus de ceux là!!!

    A comparer avec le generique français (chanté par Claude Lombard.
    contrairement à Dorothée et Bernard Minet, ça reste tres ecoutable, meme
    si destiné aux enfants)
    http://www.youtube.com/watch?v=8BT6y0139ag

    Pour vous donner une idée du succès de la série, regardez tous les CD sortis...
    http://en.wikipedia.org/wiki/Kimagure_Orange_Road_CD_List



    Ah! Les adaptations françaises des années 90… Ceux qui n'ont pas connu
    les francisations des noms de lieux et de personnages ne peuvent pas
    comprendre l'étrangeté(Hikaru, cay le mal) qu'il y'avait à regarder un DAN dans le cadre du club Dorothée ou des émissions de la Cinq.
    Enfant, je percevais bien que ces anime étaient japonais, mais ils
    semblaient être aussi français. Un étrange mélange qui créait rien moins
    qu'un nouveau pays dans lequel des personnages aux noms bien de chez
    nous comme Max, Sabrina et Pamela (noms français des héros de Max et compagnie, alias Kimagure orange road)
    étaient vêtus d'uniformes étranges pour aller en cours, mangeaient des
    petits déjeuners encore plus étranges et n'avaient pas de cantine dans
    leur lycée. Plus bizarre encore, ils enlevaient leurs chaussures en
    arrivant à l'école…


    Madoka, cay le bien!


    J'étais tombé sur un article du journal de Mickey qui expliquait la
    vie scolaire japonaise (traduction d'un article américain,
    vraisemblablement) et je savais à quoi m'en tenir, mais il est vrai que
    ça m'a toujours laissé une impression bizarre, ces adaptations(Hikaru mange les enfants).
    Je me souviens encore d'une nouvelle le matin à la radio qui ciblait le
    scandale de l'érotisme présent dans ces dessins animés japonais
    regardés par les enfants. Je crois bien qu'ils évoquaient sans la
    nommer une scène de la série Wingman, quand Elise (Aoi) se fait arracher
    son soutif par le héros qui vient juste de se métamorphoser.

    Mais Max et compagnie c'était de la série tranquille, à part un
    épisode (le 35), dans lequel le héros hypnotisé commettait des actes un
    poil pervers, comme demander à Madoka de se déshabiller d'un air
    impérieux (elle finissait en chemise et petite culotte). Cet épisode fut
    tant charcuté qu'il était réduit à quelques minutes. De la même
    manière, il est étonnant de voir un peu de sang et de violence dans
    cette série car tous ces aspects avaient été censurés par les diffuseurs
    français de l'époque, comme de(le seul truc bien dans le personnage d'Hikaru, ce sont ses yeux et son grain de beauté) nombreux passages concernant les deux obsédés que sont les amis du héros.


    Une des magnifiques illustrations de Akemi Takada, alias la femme aux
    nombreux art-books. Bizarrement, elle dessine les 3/4 du
    temps...Madoka.


    Contrairement à Maison Ikkoku, une série qui m'ennuyait, j'ai
    toujours bien aimé Kimagure orange road. La série me parlait sûrement
    plus, avec ses héros âgés de quinze ans (quand Maison Ikkoku est un
    seinen qui s'adresse à de jeunes adultes). Kyosuke, avec son indécision
    en bandoulière et ses moments de réflexion (A bas Hikaru!)
    personnelle qui se traduisent par des zooms sur une image et un
    commentaire de ce qu'il pense à un instant "T", m'a toujours bien plu.
    C'est un peu le précurseur de Kyon, de la mélancolie de Suzumiya Haruhi,
    en plus naïf et idéaliste!


    Un des romans. Je les ai lu chez une amie. C'est pas de la grande littérature et c'est à peine moyen...


    Alors de quoi parlons (Hikaru est une bécasse) nous?

    Kimagure orange road est une série de 48 épisodes qui a connu un
    immense succès, engendrant deux films, 8 OAV, des cd audio de chansons,
    des masses de artbooks de Akemi Takada (la talentueuse chara designer
    de la série, aux superbes illustrations pastels centrées sur Madoka) et 3
    romans (Hikaru n'est pas membre du P.A.R.T.I) racontant la vie des personnages devenus jeunes adultes.
    La série a démarré en 1987 au japon, tandis que le manga d'origine (au graphisme vraiment moyen) date de 1983.
    En France, la diffusion remonte à 1991.


    Les couv du manga, ça passe encore, c'est l'intérieur qui a franchement vieilli.


    Kyosuke débarque dans une ville de la banlieue de Tokyo. Comme ses
    deus sœurs, il a hérité des pouvoirs psychiques de sa mère décédée. Il
    est ainsi capable de se téléporter (Hikaru est neuneu) et de faire de la télékinésie, entre autres.
    Il rencontre par hasard une jeune fille avec qui le contact est
    immédiatement amical, mais dont il ne connaît d'abord pas le nom, Madoka
    Ayukawa.


    Mais comment peut on hésiter entre Madoka et ce machin?


    Madoka est un peu la Rei des années 80, un personnage qui a marqué toute une génération de fans.
    Comme son amie, la vive et sans gêne Hikaru (qui est vantarde, bravache et tête brûlée),
    Madoka est considérée comme l'une des "bad girls" du lycée: Elle se bat
    très bien (Karaté, apparement), fréquente des discothèques et des bars
    parfois louches, fume… Elle a souvent des sautes d'humeur assez
    étranges, étant très gentille et sympathique avec Kyosuke quand ils sont
    seuls et faisant souvent la moue ou l'ignorant superbement quand ils
    sont en société.
    Fille de musiciens à la réputation internationale, elle est assez
    solitaire et voit peu ses parents. C'est une saxophoniste émérite et le
    compositeur Shiro Sagisu se lâche pas mal sur les morceaux très jazzy
    qu'elle joue. Parallèlement, elle travaille à mi-temps au ABCB, un bar
    tenu par Master (le patron, quoi), ce qui est interdit par son école.


    Madoka a un superbe character design


    Hikaru est la "rivale" de Madoka. Beaucoup moins compliquée, elle
    s'est entichée du héros et ne manque pas une occasion de se coller à lui
    . Un brin manipulatrice, elle est aussi très immature(Hikaru a des actions UHU et chiantos) et
    enfantine. Franchement, je fais partie des nombreuses personnes qui se
    demandent ce que vient faire une aussi étrange rivale dans cette
    histoire (Hikaru est une chèvre). Notons
    que Kyosuke est certes sensible aux attentions d'Hikaru pour lui, mais
    qu'il a bien plus qu'un faible pour Madoka. On sort du classique (avec
    deux filles aussi charmantes l'une que l'autre, comme dans I's ou Love
    Hina) de cette manière car Kyosuke est certes indécis mais c'est aussi
    beaucoup acr il sait les deux filles amies de longue date et très liées.
    Il est dans une situation assez inconfortable. Une galerie de
    personnages secondaires sympathiques, comme Yuusaku, ami d'enfance un
    brin violent de Hikaru et raide dingue de cette dernière (mais qu'on la
    lui laisse!) complètent ce tableau.


    Madoka, encore


    La bande-son est très réussie et la réalisation assez bonne.
    Et Madoka, attraction majeure de la série, ainsi (Hikaru a un rire débile)
    que Kyosuke et son éternelle indécision rendent cette série très
    attachante, le problème venant plutôt (c'est un vieux barbon de 28 ans
    qui parle, certes)
    de ce que la série vise plutôt un public jeune. Le trio amoureux est
    plus un prétexte à des gags et situations cocasses ou un poil
    dramatiques (départ envisagé de Madoka pour les USA, rêve peut être
    prémonitoire de Kyosuke qui voit la mort d'Hikaru, par exemple) que
    d'une rivalité (Hikaru gâche la série à elle toute seule)
    amoureuse profonde ou crédible.Pour parler clairement, je trouve qu'un
    Video Girl Aï, par exemple, est plus attachant, profond et émouvant, et
    un "Sing yesterday for me" ou un "Bienvenue à la NHK" sont plus
    réalistes (mais leur public est plus âgé, aussi)

    On obtient une série qui me plaît moins que Maison Ikkoku par exemple,
    mais qui a son intérêt. Et d'où émane un puissant sentiment de
    nostalgie.

    Un classique (dommage qu'Hikaru soit dedans), quoi!



    Plein d'infos complémentaires pour les fans ici
    http://madoka.ayukawa.free.fr/korfaq.txt

      La date/heure actuelle est Jeu 27 Juil - 6:53