Pop-culture, sujets en vrac et tiramisus


    Sport: d'accord mais en chambre !

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    Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Ju le Jeu 10 Nov - 13:55

    Le sexe est-il du sport ? Sport de haut niveau et sexe font-ils bon ou mauvais ménage ? Voilà comment je retombe sur mes pattes pour le thème hebdo alors que j'ignorais encore que faire jusqu'à présent ^^ Petit tour d'horizon d'articles trouvés sur le net histoire de pouvoir parler fesse sans être grivoise.

    Tout d'abord je me suis demandée si les athlètes s'envoyaient en l'air ou pas la veille de compétition ayant entendu tout et son contraire sur le sujet. Certains évoquaient, à demi-mots, que la vie ne s'arrête pas pour un match mais on a aussi déjà vu des reportages sur des entraîneurs qui exigeaient l'abstinence lors d'évènements de plus grande importance comme une finale, une coupe du monde, les J.O. etc.

    Voici le premier article trouvé sur un site e-santé comme il en existe des tas :


    Certains athlètes, comme Linford Christie, prônent l'abstinence sexuelle avant une compétition. "Ne pas faire l'amour rend plus agressif", explique-t-il, "c'est positif." D'autres prétendent exactement le contraire: "Les bons attaquants marquent davantage lorsqu'ils ont fait l'amour la veille d'un match", avance le footballeur brésilien, Romario. Il trouve aussitôt confirmation chez son compatriote Ailton, l'attaquant du Werder de Brême: "Etre excité sexuellement m'excite encore plus pour marquer sur le terrain. J'ai discuté de cela avec Alex Alvès du Herta Berlin. Il pense comme moi!" Ronaldo lui-même n'a pas hésité à prendre position sur le sujet. "Faire l'amour quelques heures avant un match, c'est la clef du succès, à condition d'être passif et de jouir du moment présent, ca relaxe et redonne de l'énergie pour jouer". Il se contredira un peu lors de la dernière Coupe du monde en déclarant que la victoire valait bien trois semaines d'abstinence (sic). Il reste que la question de l'amour et du sport divise les sportifs et leurs entraîneurs.

    Une question cruciale

    Deux hypothèses contradictoires circulent parmi les spécialistes. L'une voudrait que l'acte sexuel accroisse le taux de testostérone circulant dans l'organisme et produise donc une forme naturelle de dopage. L'autre prétend, au contraire, qu'on dilapide sa concentration et son influx. Sur cette question cruciale, une expérience a été menée en Belgique, sponsorisée par la marque Durex. L'enquête a été confiée au docteur Goossens, médecin du bien nommé club de division 1 de football, "Germinal" Beerschot. Douze joueurs ont passé deux tests d'effort maximal sur tapis roulant au lendemain d'une nuit d'amour et dans des conditions d'abstinence. Verdict? Il n'y a pas de corrélation entre la présence de testostérone dans le sang et la relation sexuelle. Restait à savoir si l'amour améliorait les paramètres de la performance. Et là, les résultats plaident plutôt en faveur des abstinents. Au lendemain de l'acte, dix des douze cobayes ont atteint plus rapidement leur fréquence cardiaque maximale et produisaient plus de lactates aux différents niveaux d'un effort. "Sur le plan physiologique, je ne peux que plaider l'abstinence", conclut le docteur Goossens.

    Mmh. A part le fait que la Belgique est un pays open mind on apprend pas grand chose.

    Une autre piste qui manque tout autant de sérieux (sources ? méthode scientifique ?) :

    Sexe et Sport, pas de contre-indication.

    C’est le genre de news que j’adore ! Dans la Voix des Sports, le gynécologue Francis Collier fait le point sur la compatibilité entre la pratique sportive et le sexe. Et bien rassurez-vous : c’est tout bon ! Avant ou après un effort sportif, pendant c’est plus compliqué, un câlin coquin ne nuira pas à vos performances (ni sportives, ni sexuelles). Bien que la performance en matière sexuelle n’a pas trop de sens, parlons plutôt de bien-être ! La leçon du bon Dr Francis Collier à retenir : à chacun son rythme selon ses envies.

    Bref pour revenir à l’article, des bonnes nouvelles, en veux tu en voilà !

    > on peut avoir un rapport sexuel avant une activité sportive : s’abstenir est un non sens ! Car l’énergie consommée au cours d’une galipette n’entame pas le potentiel sportif. Après aussi, mais on est plus fatigué et moins disponible dans sa tête.

    > avoir un rapport sexuel équivaut à monter vingt marches selon les cardiologues. Faire l’amour ou monter les escaliers, à vous de voir, faites votre choix !

    > le sexe est un moyen de relaxation bien plus efficace que la sophrologie

    > une activité sportive régulière semble prévenir les troubles de l’érection.

    Vous avez ce qu’il vous reste à faire ?

    Alors ces pauvres footeux qu’on a privé de compagnie féminine pendant le Mondial ont souffert pour rien. D’ailleurs vu les résultats sportifs, on aurait dû se douter que l’abstinence sexuelle avant les matchs n’étaient pas forcément la meilleure solution. Tout ça pour faire venir ces dames un peu plus tard… Drôle d’idée quand même ce contrôle de la sexualité avant une épreuve sportive. Ça fait un peu : allez-y les gars, maintenant c’est permis, lâchez-vous !

    Donc je rebondis sur l'article auquel le précédent fait mention:

    - L'acte sexuel est-il, selon vous, dévoreur d'énergie ?


    « Les cardiologues ont calculé que la dépense énergétique consommée lors d'un rapport sexuel "normal" équivalait à la montée d'un escalier de vingt marches. Bien sûr, on imagine que si un sportif participe à une partie fine et collective pendant quatre heures, il pourrait se fatiguer... Pour moi, toutes les mesures de confinement, ces équipes qui cherchent à éloigner les épouses, je trouve ça nul. Si c'est pour créer de la cohésion, peut-être, là d'accord. Mais sur une longue période, c'est vraiment n'importe quoi. Ça fait considérer la sexualité comme un truc pervers, alors qu'elle fait partie de l'individu et participe à l'équilibre. »

    - Vaut-il mieux s'abstenir avant une compétition ?

    « Ça n'a aucun intérêt, sauf à vouloir établir un ordre moral absurde. Si un sportif décide de faire un câlin trois heures avant une épreuve parce qu'il sent que c'est bon pour lui, mais qu'il le fasse ! Un collègue peut procéder autrement si c'est sa nature. »

    - L'abstinence n'aiguise-t-elle pas l'agressivité pour la réussite ?

    « Non. On prétend peut-être cela parce que l'hormone du désir, la testostérone, est aussi celle de l'agressivité. Mais aucune étude n'a jamais montré qu'on consommait de la testostérone pendant un rapport. Et puis, s'il faut donner de la frustration à un sportif pour qu'il se motive, c'est que sa capacité à se motiver est défaillante. Moi, si vous me privez de "bouffe", ça va me rendre agressif, mais ça ne va pas me motiver. »

    - Le comportement sexuel peut-il être le même dans tous les sports ?

    « Il existe, bien sûr, des sports qui réclament des qualités différentes, l'endurance ou l'explosivité par exemple. Mais encore une fois, le plus important, c'est l'équilibre. De plus en plus, on propose de la sophrologie, des techniques de relâchement pour être plus performant. On constate dans le même temps que le rapport sexuel est une très bonne méthode de relaxation, une technique beaucoup plus efficace, un moyen naturel de laisser-aller... »

    - Y a-t-il un sport nocif ou déconseillé à la bonne santé sexuelle ?

    « Le seul domaine où on se pose des questions, c'est le vélo. Je ne parle pas du dopage, qui concerne aussi d'autres sports et a des conséquences dramatiques sur le plan sexuel. Je parle des conséquences liées à une pratique intensive chez les hommes. On constate des problèmes d'érection en raison des compressions sur la selle. Des études sont d'ailleurs menées pour proposer des selles sur mesure. »

    - Un sportif a-t-il plus de capacités qu'un autre ?

    « Bien sûr, si vous comparez un sportif à un petit gros qui fume... L'image du sportif est associée à un homme en bonne santé qui, dans ce contexte, aura donc de meilleures capacités. De même, l'inactivité physique est un facteur reconnu de difficulté sexuelle. Au-delà de 40 ans, les hommes ont moins de troubles de l'érection s'ils pratiquent une activité physique. »

    - Et les besoins ?

    « C'est d'ordre psychologique et c'est l'éternel problème de la gestion du stress. Augmenter ses besoins peut être une méthode de réassurance. Mais il faut arrêter avec le mythe du sportif qui a un partenaire dans chaque ville comme le marin dans chaque port. Après, il y a des sportifs qui ont plus d'activité avec des partenaires multiples, comme à l'hôpital ou comme à La Voix du Nord... Tout ça est de l'ordre du fantasme. La moitié des Françaises sont amoureuses de Camille Lacourt et c'est normal. Les sportifs sont des personnes jeunes et en forme. Il y aurait un problème s'ils n'en profitaient pas. »

    - Il s'agit donc de bien-être...

    « Oui. Il faut alors que le partenaire soit réceptif. J'ai fait beaucoup de basket étant jeune, j'ai des souvenirs de veilles de match où je ne dormais pas. Je peux vous dire que si j'avais eu une partenaire à l'époque, j'aurais été bien meilleur sur le parquet le lendemain. Moi, en matière sexuelle, je suis pour que chacun définisse son propre rythme, sans interdiction, ni obligation. »

    - Après l'effort, est-on encore en bon état pour un rapport ?

    « Ça dépend. Si vous venez de grimper l'Alpe d'Huez à vélo, avez-vous encore envie de grimper un escalier de vingt marches ? Ensuite, on entend souvent le sportif dire qu'il refait le match vingt fois dans sa tête après. Je ne suis pas sûr qu'il y ait encore beaucoup de place pour le partenaire... »

    - Y a-t-il une différence entre la sexualité du sportif et celle de la sportive ?

    « L'homme peut mettre le sexe dans un registre à part, la femme est dans la continuité. Un mec qui s'est disputé à 18 h est prêt pour un câlin à 22 h. La majorité des femmes vous diront que la réconciliation sur l'oreiller, ce n'est pas leur truc. De même, la gestion du stress de la maman ne sera pas celle du papa, etc. On constate par ailleurs des phénomènes d'homosexualité transitoire chez les sportives, qui peuvent cesser après la carrière. Chez les hommes, ça n'existe pas. Un sportif homosexuel reste homosexuel après. Pourquoi ? On ne l'explique pas, mais faut-il tout expliquer ? »

    Décidément ça part dans tous les sens... Voilà qu'on parle d'homosexualité maintenant ! Je repars donc de google et trouve un article dans lequel on évoque une femme, ma foi, fort pragmatique Laughing

    Sport et sexe: point trop n'en faut !
    Chez bon nombre de personnes, un dynamisme accru résultant de la participation à un programme d'entraînement produit des effets bénéfiques sur la vie sexuelle. Explications.

    La relation entre le sport et le sexe a fait l'objet de nombreuses études. L'une d'elles s'est intéressée à un groupe d'hommes que l'on a soumis à un programme de course à pied d'une durée de 9 mois. Au terme de ce programme, il est apparu que la fréquence mensuelle de leurs rapports sexuels s'élevait à 12 contre 7 environ avant leur entraînement. Une autre étude portait sur 25 femmes, dont l'activité sexuelle s'était élevée de 30% à la suite d'un programme de danse aérobic de trois mois.

    Au bout du compte, on s'aperçoit que quels que soient le sexe et l'âge des sujets, les personnes physiquement actives connaissent pour la plupart une vie sexuelle plus riche que les autres. Les causes d'un tel phénomène sont mal connues mais il est assez logique de penser que la stabilité émotionnelle et la capacité de relaxation améliorées par l'activité physique ont une incidence bénéfique sur la sexualité.

    Parole de sexologue:

    William Masters, le ponte américain en matière de sexologie abondait dans ce sens : "Comme tous les autres processus physiologiques, la fonction sexuelle s'exerce d'autant plus efficacement que l'individu est en meilleure santé."

    Le sport participe à sa manière au renforcement cardiovasculaire et à l'amélioration de l'irrigation sanguine, ce dont profitent tous les organes, y compris les corps caverneux de la verge. La température pourrait aussi jouer un certain rôle. Ainsi, un jogging, comme tout effort un peu soutenu, occasionne un réchauffement du corps qui, suivant la distance du parcours, se prolonge de quelques minutes à plusieurs heures après l'exercice. Or, la chaleur est un stimulant de la libido. De plus, le sport réduit les effets du stress dont nul n'ignore qu'il est extrêmement défavorable à l'épanouissement amoureux.

    Ne pas abuser des bonnes choses! :

    A l'inverse, une surdose d'activité physique joue un rôle anaphrodisiaque. C'est le cas des marathoniens qui dépassent 25 km d'entraînement par jour. L'un d'eux nous fait part de son expérience : "Si j'ajoute une semaine de 135 km à des journées de travail de 10 heures, il ne me reste guère que l'énergie de me traîner de la table au lit. Ma femme, qui n'est pas marathonienne, a pour règle d'or que si je cours plus de 25 km, je suis sexuellement inutilisable."

    Des études menées par des chercheurs de l'Université d'Alberta au Canada apportent une caution scientifique aux constatations empiriques signalées par ce coureur. En effet, les hommes qui ont l'habitude de courir plus de 60 km par semaine, voient se réduire le niveau de la production d'hormone mâle (testostérone), facteur qui pourrait contribuer à la baisse de leur appétit sexuel.

    Mmh. En cherchant quelque chose qui tient plus de l'ordre du témoignage j'ai trouvé cet article ci :

    «Regarder jouer Messi, c'est comme avoir un orgasme.» Luis Figo, l'ancien international portugais, est allé droit au but pour qualifier les performances du nouveau génie argentin du football qui sera peut-être la vedette de la prochaine Coupe du Monde en Afrique du Sud.

    Huit ans plus tôt, Ronaldo, l'attaquant brésilien, s'était lui aussi largement déboutonné dans le sillage immédiat de sa victoire, avec le Brésil, lors de la Coupe du Monde 2002. Selon lui, gagner le trophée le plus convoité du sport était carrément supérieur au plaisir sexuel. «Je suis sûr que du sexe n'aurait pas été aussi satisfaisant que cette Coupe du Monde, avait-il indiqué avant de préciser sa pensée. Ce n'est pas que le sexe, ce n'est pas bien, mais la Coupe du Monde a lieu tous les quatre ans, alors que le sexe...» Puis, face à des reporters médusés, il avait alors ajouté qu'après le mois d'abstinence enduré à cause de cette Coupe du Monde disputée entre la Corée du Sud et le Japon, il était temps pour lui de se lâcher enfin. «Je vais avoir du sexe dans quelques instants», avait-il averti.

    En Angleterre, voilà près de 15 ans, Mick Fitzgerald, un jockey, qui venait de gagner une grande course à Liverpool, avait été plutôt direct au micro de la BBC. «Mick Fitzgerald, vous venez de remporter le Grand National, votre sentiment?», lui avait demandé le journaliste. «Je n'avais jamais vécu 12 minutes comme celles-là, avait-il répondu. A côté de ça, le sexe, ce n'est rien.» Quelques années plus tard, Fitzgerald, devenu célèbre grâce à cette saillie, avait titré ses mémoires: «Better than sex».

    Le cricket meilleur que le sexe, «convenons-en»
    En devenant champion olympique du 400m à Pékin en 2008, l'Américain LaShawn Merritt avait, lui, déclaré qu'il avait attendu «ce moment depuis quatre ans», mais il n'avait pas évoqué sa vie sexuelle. Il y a quelques jours, nous avons appris davantage à ce sujet en ce qui le concerne par le biais d'un contrôle antidopage positif à un produit consommé pour... agrandir son pénis. «Savoir que j'ai été contrôlé positif à un produit que j'ai utilisé pour des raisons personnelles est très difficile à accepter, a réagi l'athlète, également sacré champion du monde en 2009. J'espère que mes sponsors, ma famille, mes amis et mon sport me pardonneront d'avoir commis une erreur si bête, immature et égoïste. Toute sanction que je pourrais recevoir ne sera rien comparée à la honte et à l'humiliation que je ressens intérieurement. » Pour Merritt -c'est ce que l'on peut en déduire- le sexe semblait donc lié à une frustration alors que rien, et personne, ne peut l'arrêter sur le tour de piste. Le sport, meilleur que du sexe, c'était peut-être vrai aussi pour lui...

    Le sport peut-il être meilleur que le sexe, ou au moins son égal? Le dramaturge Harold Pinter, qui n'avait pas le Q.I. d'un footballeur, avait, lui, un avis tranché dans ce débat: «Le cricket est la plus grande chose que Dieu ait inventé», a-t-il déclaré lors de la toute dernière interview donnée avant sa mort. Pour évoquer tous les plaisirs que lui offrait cette discipline devenue pour lui une sorte de passion addictive, il a ensuite ajouté: «C'est meilleur que du sexe qui, convenons-en, est déjà une chose plutôt agréable.»

    Il y a quatre ans, lors de la Coupe du Monde de football en Allemagne, des scientifiques britanniques avaient voulu en avoir le cœur net. Ils avaient ainsi isolé un groupe de supporters anglais «testés» lors des rencontres jouées par David Beckham et ses coéquipiers. Pendant les matches, les fans avaient ainsi subi une batterie d'examens: suivi du rythme cardiaque, relevé d'échantillons de salive... Le professeur Ron Maughan, en charge de l'étude pour le compte de l'Université de Loughborough, en avait tiré la conclusion suivante: «Le niveau atteint par leurs pulsations cardiaques était généralement celui d'un homme lors d'un orgasme et le dépassait même en quelques occasions. Nous savions que les fans de football avaient la passion de leur équipe, mais ces résultats prouvent que pour certains, le football, c'est encore mieux que du sexe.» Combien, il est vrai, d'épouses délaissées le week-end par leurs conjoints partis encourager leurs équipes préférées comme s'il n'y avait plus qu'elles qui comptaient.

    Dormir avec son ballon de foot
    Devant la presse, les sportifs usent souvent de la métaphore sexuelle pour définir leur niveau d'excitation après une belle performance: «J'ai pris mon pied» en est l'une des plus familières. Mais vous entendrez rarement une sportive l'employer car cette dimension sportive et sexuelle est avant tout masculine. Ce sont des histoires de grands et petits garçons.

    Le célèbre joueur de football anglais, George Best, dont les excès de toutes sortes (alcoolisme, femmes...) ont aussi façonné sa légende jusqu'à sa mort prématurée en 2005, avait ainsi raconté dans un ouvrage qu'enfant, il dormait avec un ballon de football dans son lit: «Je sais que c'est insensé, mais j'aimais le toucher. Je le prenais dans mes mains, je le regardais et je lui disais:«un jour, tu feras tout ce que je te demanderais.» Voilà des écrits qui auraient bigrement intéressé Papa Freud pour qui le sport était une sublimation de la sexualité.

    Pour le commun des mortels, il est difficile d'imaginer que le sport puisse être meilleur que le sexe, même si nous avons tous connu nos moments de grâce ballon au pied, raquette en main ou chevauchant un vélo. Pour les sportifs de haut niveau, en revanche, il existe une grande différence: ils peuvent jouir éternellement de leurs plus belles envolées d'athlètes par le biais de la vidéo alors qu'ils ne pourront jamais prouver à la face du monde qu'ils sont des Dieux dans d'autres domaines.

    Un avis d'entraineur de haut niveau qui contient une petite anecdote sympathique :

    SEXE ET PERFORMANCE, LÉGENDE URBAINE

    Mercredi étant la journée de repos, quelques athlètes déambulaient la veille au soir, les yeux levés vers le sommet des immeubles, à la recherche de signes latins sur les enseignes lumineuses qui les inviteraient à poursuivre leur virée nocturne dans un lieu climatisé et plus conforme à leurs habitudes. Les insomniaques sont pour l'instant désorientés à Daegu et peu osent s'aventurer hors de l'enceinte du village. Il est vrai qu'y sont ouverts des salons internet, des salles de jeux et de DVD et deux bars, lieux de vie propices aux rencontres. Mais certains préfèrent sortir du microcosme, ce qui est plus facile dans les villes européennes où se déroulent la majeure partie du circuit des meetings. Ils peuvent y retrouver leur conjoint, ou pour celles et ceux qui sont seuls, nouer des liens avec d'autres athlètes, des fans, voire des professionnelles. Dans les hôtels officiels, à l'issue des meetings, se passe également la soirée de clôture. Tremplin vers une nuit alcoolisée dans les discothèques de la ville, où, comme c'est souvent le cas lors du dernier meeting de l'année, dans une chambre dédiée aux échanges amoureux.

    L'abstinence avant la compétition est une légende qui persiste. Les relations sexuelles avant l'effort vampirisent-elles l'énergie du sportif ? Ce type de préoccupation n'effleurait pas la légende déchue du sprint, Ben Johnson, ainsi que me le conta son entraîneur, Charlie Francis : "Après les Mondiaux de Rome en 1987, nous étions au meeting de Bruxelles. La manager de l'un de ses rivaux vient lui faire une proposition indécente. Ben disparaît, puis arrive en retard à l'échauffement. Il gagne néanmoins facilement. Après la course, elle dit à son athlète : eh bien, j'ai fait mon job, mais pas toi !"

    Ato Boldon (sprinteur trinidadien, champion du monde du 200 m en 1997) a testé et pour lui, c'est mathématique, il n'y a aucune incidence. "C'est un mythe : j'ai couru quatre 100 m en 9,86 durant ma carrière, et j'avais fait l'amour avant au moins une fois dans l'un des cas !" explique-t-il sur son forum internet. "Ce n'est pas le sexe, mais le fait de le chercher toute la nuit qui est fatiguant. En fait, je pense qu'on peut obtenir un rebond bénéfique du niveau de testostérone, pourvu que l'on ait reposé ses ischio-jambiers, son dos ou ses fléchisseurs de hanche." Est-ce ce fameux rebond hormonal qui permit à Bob Beamon de réaliser l'un des plus grands exploits sportifs de tous les temps aux Jeux de Mexico en 1968, la seule fois où il ne s'était pas abstenu la veille d'un concours de saut en longueur ? Au contraire, Linford Christie, champion olympique (1992) et du monde (1993) du 100 m, prônait le calme complet pendant les trois derniers jours. La frustration faisant mécaniquement monter l'agressivité.

    Ces ressorts psychologiques qui lient énergie sexuelle et énergie sportive dans le développement de la libido furent analysés dès les années soixante par Peter Ogilvie. Elève d'Anna Freud, il collabora à l'université de San José avec le groupe d'entraînement (Tommie Smith, Lee Evans, John Carlos…) de Bud Winter, lui-même préparateur mental pour les aviateurs américains pendant la seconde guerre mondiale. Une étude récente, publiée dans le Journal of Biomechanics en décembre 2010, a démontré que la locomotion humaine est favorisée par certaines stimulations émotionnelles : par exemple, la longueur et la vitesse des premières foulée des sujets exposées à des images érotiques étaient plus grandes que ceux à qui étaient montré des images neutres, d'attaque, de mutilation ou de contamination.

    SUJET TABOU

    Qu'en est-il du physique ? Une étude longitudinale menée par le Centre médical olympique britannique de 1980 à 1983 n'a montré aucune corrélation entre l'activité sexuelle et les résultats sportifs. Le Journal of Sports Medicine and Physical Fitness a publié deux études allant dans le même sens. Celle de 1995 (de l'Américain Boone) n'a pas relevé de différence après avoir analysé la puissance aérobie développée par des sujets masculins dix heures après l'acte. Celle de 2000 (du Suisse Sztaijzel) n'a pas trouvé de baisse de rendement en force ni en endurance sur bicyclette ergonomique, mais seulement une récupération cardiaque plus lente pour les sujets masculins ayant eu une relation sexuelle deux heures avant l'effort. On déplore le manque d'études concernant les sujets féminins, dont la science a surtout étudié la sexualité dans sa fonction reproductive. Et surtout, le sujet reste tabou.

    Quelles que soient les réponses apportées par la science, les organisateurs des Jeux olympiques devancent les désirs des athlètes. A Sydney en 2000, trois préservatifs par jour leur étaient offerts. A Athènes en 2004, 130 000 préservatifs et 30 000 sachets de lubrifiant furent mis à disposition dans le village. A Daegu, des distributeurs sont en place. Stephen Francis, l'entraîneur du fameux club jamaïcain MVP, a, lui, banni les relations sexuelles au sein du groupe, moins pour préserver l'énergie des sportifs que pour éviter les conflits : "Si une fille du pays vient pour rencontrer Asafa Powell, ma règle est : vas-y, mais on n'a pas besoin de toi à l'entraînement. Mais bon, je peux toujours parler : quand je demande aux athlètes si la règle fonctionne vraiment, ils lèvent les yeux au ciel…".


    Bon eh bien, le moins qu'on puisse dire c'est que je suis déçue. Pas assez croustillant, pas assez varié, pas assez informatif mais au moins j'aurai essayé. Néanmoins on a un semblant de réponse: L'abstinence a une légère prévalence si on en croit les résultats des expériences scientifiques mais avec un niveau peu différencié. Au cours de mes "recherches" je suis également tombée sur un lien entre sport et sexe auquel je ne m'attendais pas forcément: L'utilisation de médicaments destinés aux performances sexuelles (le Viagra entre autre pour citer le plus connu) dans le dopage sportif ! Mais ça allait commencer à faire beaucoup d'articles à lire à la chaine pour vous.

    Je me suis penchée également sur la recherche d'activités sportives sexuelles au sens premier (concours etc) mais c'est trop underground pour transparaitre sur la Toile aussi aisément.

    Toutefois... :p

    Une Polonaise bat le record avec 646 hommes en seulement sept heures! La brésilienne a fini à la deuxième place. Klaudia Figura est la nouvelle ’championne' du monde de sexe. L’actrice porno polonaise s’est envoyé 646 hommes en seulement sept heures ! Le record a été battu au festival érotique de Varsovie, capitale de la Pologne. En lice, Klaudia Figura a gagné contre la brésilienne Mayara Rodrigues et Claire Brown, la britannique. Le record était détenu par l’actrice américaine Houston, qui atteignit le nombre de 620 hommes en 1999. Le concours commença à 10h du matin, le règlement prévoyant un acte sexuel d’une durée de 30 à 60 secondes. Le record est tombé à 16h54 mais Claudia a continué jusqu’à 17h46, afin d’atteindre le score de 646 ’actes sexuels'. La brésilienne Mayara Rodrigues a eu 633 hommes pour finir à une honorable seconde place. Claire Brown a abandonné la compétition après le 466ème homme.
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Srkat le Jeu 10 Nov - 17:43

    ... sujet bien sympa.
    'suis pas sur que l'abstinence soit positive ou pas au final: en fait, ça m'a tout l'air d'une série d'etudes ou d'articles cherchant a mettre en relation deux choses qui n'ont aucun rapport...

    Pour le record, euh... eurk quoi.
    Bon, c'est toujours marrant pour l'anecdote, mais je peux pas m'empecher de penser au mec qui passe sur une femme qui vient juste d'en eponger 600... 'faut vraiment que les deux soient motivés.
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Ju le Jeu 10 Nov - 18:41

    Aucun rapport, oui et non. A première vue on ne compare pas une partie de jambes en l'air et un match de football. Pourtant tous deux puisent dans les ressources de l'organisme, libèrent certaines molécules, activent des parties du cerveaux et on se rend compte au final qu'il s'agit bien d'activité physique dans les deux cas.

    Ce n'est pas pour rien que se pose la question sous-jacente de l'implication d'un coach dans la vie privée de son/ses poulain(s) par soucis de (contre) performances sportives.

    Le but final de mon idée saugrenue étant de mettre la main sur l'existence de vraies olympiades du sexe sans rapport avec l'empire Dorcel et consorts pour finir dans un melting pot sexe = sport officiellement ^^
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Prok' le Ven 25 Nov - 22:31

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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Srkat le Ven 25 Nov - 22:49



    ... s'rsly.
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Ju le Ven 25 Nov - 23:12

    Le pénis... mais pas que !

    Essayez de pas rire.
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Giromu le Ven 25 Nov - 23:22

    C'est quoi des microtraumas, infirmière Ju?

    La zoophilie est donc dangereuse pour l'homme mais pour la femme? Et la nécrophilie, ça doit charrier des tas de saloperies ça, non?

    Pour le hamster, c'est pas jeune. "Armageddon!"\o/
    Comme dit un des commentaires, le mec qui se fait insérer le hamster, c'est monsieur esclave!
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Ju le Sam 26 Nov - 0:22

    Des micro-lésions. Des petites plaies que tu ne vois pas au début mais qui fragilise une protection essentielle contre les agressions virales et bactériennes: La peau. Et on peut imaginer qu'il en est de même pour la femme, oui.

    Ca me rappelle une des notes d'Anne Archet sur un chien. Troublant.


    Et oui, Raggot a déjà eu les poils qui ont repoussé depuis mais je m'en lasse pas Laughing
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Srkat le Sam 26 Nov - 2:30

    Ca me rappelle une des notes d'Anne Archet sur un chien. Troublant.

    Ah?

    *Google*


    Ah, ouais. Quand meme.

    http://archet.net/schopenhauer-marx-et-moi/
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Giromu le Sam 26 Nov - 10:19

    A croire que les gens s'ennuient pour inventer de tels trucs. La recherche du plaisir sexuel en emmène certains vraiment bien loin...
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Ju le Sam 26 Nov - 21:48

    C'est bien mal connaitre une de mes blogueuses favorites. Elle est géniale. Particulièrement cultivée cette prof reste régulière dans ses écrits depuis des années. Or ce domaine d'écriture est celui qui s'épuise le plus rapidement. On peut ne pas aimer le genre mais il faut saluer l'exercice. Moi j'adore. Raison pour laquelle je n'en avais jamais parlé... Elle fait partie de mon jardin secret version online. Mais comme on est en comité restreint et apprécié je fais une entorse.


    Heu. A moins que tu parlais de la zoophilie ? *tilt* Laughing

    Si c'est le cas, le passage à l'acte me paraît hors de portée mais je peux concevoir que l'être humain y a pensé. Le côté bestial me parait même excitant. Assez pour ne pas avoir détourné le regard devant des exploits canins et équidés (en vidéos hein, ça ne se pratique pas dans mon entourage. A ma connaissance).
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Giromu le Dim 27 Nov - 17:29

    Boh! les blogs ou les gens racontent leur vie y compeis sexuelle, ne me derangent pas. et elle a une belle plume. en revanche j avoue que la zoophilie m est incomprehensible ne trouvant pas ce fantasme excitant ( exception faite des kemonomimi a la Holo).

    je pense que j aurai un peu de mal a ecouter sereinement qqn me raconter des experiences zoophiles, surtout que je ne fantasme pas sur les femmes trop devergondees irl. mon education surement.
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Ju le Dim 27 Nov - 18:27

    Je pense que j'aurais du mal à ne pas éclater de rire personnellement. Le genre qui énerve l'interlocuteur xD
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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

    Message par Giromu le Dim 27 Nov - 18:29

    Ben oui, justement. J'aurais du mal à pas soit me marrer soit faire une tronche tellement éberluée qu'elle en serait vexante.

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    Re: Sport: d'accord mais en chambre !

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