Pop-culture, sujets en vrac et tiramisus


    [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mar 15 Nov - 20:44

    Génial Srkat! ça c'est du bon lien!

    Ju, ton affiche on dirait un fake, tant c'est énorme.

    Quelques unes de mes contributions persos:




    [/url]


    (celui là je l'ai piqué)

    Pour faire les vôtres:

    http://hollywood.logeek.com/create.php
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Mar 15 Nov - 20:58

    Rah, message a foiré.
    Bon, en substance, l'affiche a Marine est affligeante dans la binarité de son message, et ceux a laquelle elle s'adresse ne comprendront probablement pas cette phrase.


    Dernière édition par Srkat le Mar 15 Nov - 21:02, édité 2 fois
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Détrôa le Mar 15 Nov - 21:00

    Ju a écrit:

    C'est pas du fake? C'est énorme si c'est vrai. o_O
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Mar 15 Nov - 21:03

    Non non, c'est pas un fake. 'suffit de se rendre sur le site pour la voir.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Mar 15 Nov - 21:38

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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mar 15 Nov - 21:51

    Allez je vais gagner un point Godwin!

    En me référent aux affiches de propagande de la Seconde guerre Mondiale, celle-ci me fait furieusement penser aux affiches de Pétain et des nazis dans sa binarité!

    Résistance ou STO?


    République ou Etat Français (=Nom officiel du régime de Vichy)?


    La victoire nazie ou le bolchévisme?


    Et voilà mon point Godwin durement gagné!



    Mais à part ça, le FN a changé, hein, faut pas croire!

    La preuve: il est devenu socialiste, comme le prouvent ces affiches citant Jaurès et Salengro (ce dernier s'étant suicidé pour échapper à la calomnie de l'extrême droite de son époque, suprême ironie que perçoivent sûrement les sales auteurs de ces affiches de merde)





    L'affaire Salengro[modifier]


    Roger Salengro est, à l'été 1936, l'objet d'une campagne infamante1 de la part de la presse d'extrême-droite, en raison de son action contre les ligues (loi sur la dissolution des ligues, projet de nationalisation des gazettes d'extrême-droite).

    Tout commence le 14 juillet 19361 lorsque le quotidien de Charles Maurras, L'Action française1, publie un article non signé s'indignant que Roger Salengro puisse s'incliner devant la tombe du soldat inconnu1, puis se poursuit le 21 août 1936, avec la publication par le journal d'extrême-droite Gringoire1 d'un article qui pose la question « Roger Salengro, ministre de l'Intérieur, a-t-il déserté le 7 octobre 1915 ? » Cette accusation avait déjà été formulée auparavant, en 1923, par le Parti communiste5.

    L'Action française reprend et renforce les attaques les jours suivants et ses articles sont repris par d'autres journaux1. Roger Salengro oppose démenti sur démenti aux accusations, mais se voit chaque fois l'objet d'une nouvelle attaque1.

    La campagne de presse est relayée à la Chambre des députés par le chef de file de son opposition municipale à Lille, Henri Becquart1, à partir du 14 juillet 1936.

    Salengro ayant été coursier à vélo pendant la guerre, ses adversaires le caricaturent à l'envi sous l'aspect d'un cycliste1. Il est surnommé « le rétro-pédaleur » et les « accusations » implicites d'ivrognerie et d'homosexualité se veulent blessantes. On dépose même sur la tombe de sa défunte femme Léonie (morte en 19351), en guise de couronne mortuaire, un vieux pneu usagé de vélo qu'il jette à terre de rage lors d'une visite à sa mère.

    Bien que l'accusation de désertion ait été reconnue comme infondée
    des années auparavant, le soldat Salengro ayant en fait été capturé par
    l'ennemi1, la polémique enfle durant l'été dans un pays encore marqué par la guerre contre l'Allemagne.

    Après un discours de Léon Blum
    et de lui même au perchoir de l'Assemblée nationale, où il se défend
    tant bien que mal contre la calomnie et le mensonge, la Chambre des
    députés, par un vote du 13 novembre 19361, par 427 voix
    sur 530 (63 députés considèrent qu'il a déserté mais la majorité de
    députés de la droite modérée votant en sa faveur), soutient Roger
    Salengro contre les accusations de l'extrême-droite. Mais Gringoire, par la plume d'Henri Béraud, ridiculise aussitôt le ministre en le surnommant du sobriquet de « Proprengros »1. L'opinion publique, influencée par ces attaques à répétitions, ne retient que le soupçon.

    Son suicide[modifier]


    Ne supportant plus les calomnies1,
    le ministre de l'Intérieur, fragilisé et déprimé (d'autant plus que sa
    femme est morte 18 mois plus tôt et sa mère mourante), décide de mettre
    fin à ses jours1. En pleine inspection à Lille, sa ville natale, le 17 novembre 1936,
    Salengro rentre chez lui dans la soirée et croise dans la rue un homme
    qui le reconnaît, l'insulte et lui crache au visage. Arrivé et seul dans
    son appartement, il entre dans la petite cuisine, met son chat dans le
    cellier, ferme la porte en posant au bas une serpillière mouillée, ouvre
    le robinet de la gazinière, étale sur la table deux exemplaires du journal Gringoire, et rédige deux lettres testamentaires : l'une adressée à Léon Blum et l'autre à son frère. Salengro meurt asphyxié dans les minutes qui suivent. Il écrit : « S’ils n’ont pas réussi à me déshonorer, du moins porteront-ils la responsabilité de ma mort. »

    Le 22 novembre 1936, devant l'hôtel de ville de Lille, lors de ses obsèques devant un million deux cent mille personnes, Léon Blum rend hommage dans une oraison funèbre à son défunt ministre dans « un de ses plus beaux discours [...]1 », en accusant les journaux d'opposition de sa mort6, « [...] et la France célèbre un socialiste populaire, modeste et têtu, à l'image des héros de cet âge d'or de la gauche1 ». Des extraits de sa prise de parole se retrouvent dans le quotidien L'Humanité daté du 23 novembre 19367. Plus d'un million deux cent mille personnes assistent aux obsèques du ministre, ce qui en fait les plus grandes funérailles nationales depuis celles de Victor Hugo. Roger Salengro est enterré au cimetière de l'Est à Lille.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Salengro
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Mar 15 Nov - 22:12

    Eh, j'avais pas vu mais sur l'affiche Marinière, le mec a la main qui dépasse dans l'autre photo. L'equivalent en image de la faute d'orthographe grossière.
    Oah les nazes.
    C'est pour des mecs meme pas foutu de faire leur com' correctement qu'il faudrait voter?
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Mar 15 Nov - 22:25

    Mais non, c'est pour montrer que voter pour l'aspect de droite, entrainera au final l'arrivé de l'aspect de gauche.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mar 15 Nov - 22:27

    Ou alors c'est un genre de fil tendu entre les deux univers des images, pour montrer qu'ils sont tous deux parallèles mais découlent d'un choix différent?

    Un truc amusant, en sus du classique drapeau français qui sert de torchon, c'est qu'aucun des visages de l'univers sans Marine n'est montré...
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Mar 15 Nov - 23:00

    Euh ouais, autant cette histoire de parallele est bien mise en avant sur l'affiche de propagande STO, autant là ça sent d'abord et avant tout le placement foireux au moment ou la photo du couple a été prise.
    Du genre, une fois toshop lancé:
    "-Ah merde, le bras prend trop de place, et on peut pas reprendre la photo avant le marché de la semaine prochaine, et c'est pas évident qu'il refasse beau en cette saison, et en plus dans ce patelin y'a que des vieux et c'est pas le public visé...
    -C'est pas grave, ils vont croire que c'est voulu."

    ....

    Euh... ou ça, le drapeau?
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mar 15 Nov - 23:20

    Dans la besace du miséreux.
    Classique image d'extrême droite, le drapeau souillé. Enfin, c'est plus subtil: ce sont les 3 couleurs nationales qui sortent d'un vieux journal froissé, mais ça représente le drapeau français souillé par l'action des "pas-de-chez-nous".
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mer 16 Nov - 17:15

    Question: comment compte il appliquer sa fascinante mesure destinée à rameuter les peine à jouir du FN, c'est à dire faire travailler 7 heures par jour les bénéficiaires du RSA? Bon calcul car ceux ci ne votent pas en général, donc ils n'iront pas se plaindre dans les urnes...
    Ou trouver les emplois? Vont il remplacer ceux d'entre eux qui travaillent déjà dans les 20h par semaine (une des possibilités existantes concernant le RSA) ? Vont ils créer des emplois spécialement pour qu'ils les occupent?Ou remplacer des travailleurs de l'Etat ou des sociétés privées qui bossent pour lui?
    Que j'aime cette mesure! Il faut dire que sa phrase "il n'y a pas de dignité à tendre la main" est particulièrement belle. Elle sous entend que les bénéficiaires du RSA se complaisent dans leur situation à mendier leur revenu misérable. SU-PERBE!

    De la même manière, dire qu'on va associer les fonctionnaires à l'effort pour sauver la sécu (sous entendu "avant ils foutaient rien pour", j'y crois à mort, vu que les fonctionnaires reversent une partie de leurs revenus sur leur paye à la sécu, au contraire du privé) en leur faisant payer le 1er jour de leur poche est jouissif.
    Ben oui! Dans le privé, les 3/4 des salariés voient ces fameux 3 (désormais 4) premiers jours de maladie payés par leur entreprise (le quart restant ayant la malchance d'être dans des sociétés pourries). Qui paye? Pour les grosses entreprises, OSEF, pour les petits patrons, eux de leur poche!!! Merci Sarko!
    Les fonctionnaires aussi c'est de leur poche. Il faut dire qu'il nous soupçonne de façon à peine voilée d'etre les plus gros fraudeurs de la sécu, alors que ce sont surtout les cliniques privées et autres organismes de la meme eau qui fraudent. Mais c'est pas grave!!!
    Faisons payer les petits (patrons, fonctionnaires) et les vaches seront bien gardées!
    Tiens, vous savez que le type qui a fait voter cette loi est député d'Alsace, précisément là où...la loi ne s'appliquera pas? Magnifique, non? "Faites ce que je dis, pas ce que je fais".

    Arrêts maladie : Yves Bur pénalise tous les Français, mais pas ses électeurs
    Jeudi, 03 Novembre 2011 01:38

    Le
    projet de loi de financement de la Sécurité sociale, adopté mercredi
    par l’Assemblée nationale, ne prévoit plus de taxer le congé parental ni
    de raboter de 6% les indemnités journalières versées aux assurés en
    arrêt maladie, mais il reporte de 3 mois la revalorisation des
    prestations familiales pour un gain de 140 millions d'euros et propose
    un 4e jour de carence à la charge du salarié ou de l'employeur.

    Pour
    un parlementaire, l’idéal est de proposer des mesures rigoureuses dont
    ses propres électeurs sont dispensés. Pas facile à faire, la loi ayant
    vocation, par principe, à s’appliquer sur l’ensemble du territoire de la
    République.

    Dans le concours Lépine de la réduction des dépenses
    actuellement en cours, c’est pourtant l’exploit qu’a réussi Yves Bur,
    député UMP du Bas Rhin et rapporteur du Projet de Loi sur le Financement
    de la Sécurité Sociale (PLFSS 2012), en faisant voter un amendement
    introduisant un quatrième jour de carence avant la prise en charge des
    indemnités journalières. Bénéfice : 220 millions d’euros au détriment
    des assurés sociaux, soit un rendement équivalent à la proposition
    initiale.

    Déjà présenté en 2009, cet amendement avait été refusé.
    Cette année, il est devenu le bienvenu pour contribuer à réduire,
    modestement, le déficit.

    Mais, et c’est là l’astuce, l’Alsace et
    la Moselle bénéficient, entre autres particularités issues de la période
    entre la guerre de 1870 et celle de 14-18 où elles étaient allemandes,
    d’un régime spécial en matière d’assurance maladie, la
    Reichsversicherungsordnung, qui ne comporte pas de délai de carence.
    Alors, faire voter une contrainte supplémentaire pour tous sans que ses
    électeurs ne soient touchés, c’est super !

    A signaler parmi les autres spécificités :


    La non application de la loi de 1901 sur les associations, mais d’une
    loi d’empire de 1908 : les associations sont déclarées au Tribunal
    d’instance et il faut être au minimum sept pour en créer une.
    • L’existence d’associations coopératives de droit local.

    La non application de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et
    de l’Etat, et le maintient du régime concordataire : l’Etat français
    paye, comme des fonctionnaires, les Ministres des cultes catholiques,
    protestants et israëlites.
    • Des jours fériés supplémentaires, le Vendredi Saint et la Saint Etienne, lendemain de Noël.
    • Un régime local de la chasse.
    • Et bien sûr, un droit local spécifique qui concerne aussi beaucoup d’autres domaines...

    Ce
    2 novembre, l’Assemblée nationale vote le PLFSS avec une pénalisation
    de tous les Français… sauf les électeurs d’Yves Bur et, bien sûr, les
    autres habitants d’Alsace et de Moselle. Chapeau l’artiste de "la
    rigueur pour les autres" !

    (Source : Le blog de Michel Abhervé)


    NDLR
    : Concernant cette réforme des arrêts maladie qui instaure un 4e jour
    de carence (salaire non couvert par la Sécu), «cela représenterait une
    somme de 20 euros restants à la charge des salariés pour ceux qui ont
    les revenus les plus modestes, mais une seule fois», a souligné Yves
    Bur, alors que le dispositif initial (calcul des indemnités journalières
    sur la base du salaire net au lieu du brut) aurait représenté une
    ponction de «30 euros tous les mois» pour un salarié au Smic. Le député
    du Bas-Rhin estime que cette mesure aura aussi «un impact» bénéfique sur
    les «petits arrêts maladie abusifs»...
    http://www.actuchomage.org/2011110317712/La-revue-de-presse/arrets-maladie-yves-bur-penalise-tous-les-francais-mais-pas-ses-electeurs.html


    Ce mec est un génie! J'espère que l'opposition fourbit ses armes parcequ'il y'a de quoi facilement mais alors très facilement dézinguer le nain.


    EDIT: Passionnant, ce texte!

    mercredi 16 novembre 2011









    Parenthèse (Arbeit macht frei)







    Au sujet du débat qui a eu lieu dans les commentaires du billet sur le retour de l'esclavage:

    J'ai
    constaté une chose, ici et ailleurs, c'est que les partisans du "pas de
    boulot -> pas de fric" sont de moins en moins en nombreux, et les
    autres de plus en plus virulents contre cette minorité, ce que je
    comprends parfaitement.

    La question est de savoir dans quel modèle de société on aimerait vivre...

    1)
    Pas de boulot pas de pognon, avec une exception pour les "faibles", qui
    sont soutenus par les autres sans contrepartie (modèle actuel)
    puisqu'on sait très bien que tout le monde ne trouve pas sa place dans
    ce modèle élitiste ou le "système éducatif" nous passe tous à la
    moulinette. Il y a même énormément de déchets, inhérent à ce système ou
    on fait pas ni ce qu'on aime ni ce qu'on peut vraiment, parce qu'"il
    faut bien bouffer".
    Le résultat: Une majorité de gens qui rament
    comme il peuvent - oui se sacrifient - pour avoir le droit de vivre, et
    une petite minorité abrutie qui occupe les fonctions clé et se charge
    de tout détruire (en délocalisant par exemple) sans mauvaise conscience -
    les déchets étant compris dans le tarif.

    2) Je te file juste de
    quoi bouffer et en échange tu fais ce que je te dis (RMIstes en
    Allemagne et bientot RSA en france). Les déchets du système défaillant
    deviennent trop cher, alors on les fait bosser pour des prunes. Les
    "inactifs" deviennent sinon dangereux (ils réfléchissent! Ils lisent,
    ils font de la musique, ils se réunissent, ils s'épanouissent, au
    secours!!).
    Dans le cas de l'Allemagne: Le rendement de cette main
    d'oeuvre gratuite évidemment démotivée est tellement mauvais que les
    "entrepreneurs" préfèrent employer de la main- d'oeuvre étrangère payée
    au lance pierre. Si bien qu'on réfléchit maintenant à un salaire
    minimum, la situation étant devenue ABERRANTE. Travailler devient
    ininteressant, les "assistés" pourtant de plus en plus nombreux sont
    traités comme du bétail, le travail au noir fleurit.
    Un salaire
    minimum n'arrangera rien, faisant passer tous ces sous-payés dans la
    catégorie "assisté" et forcant la délocalisation et le travail forcé,
    rendu plus attractif malgré le manque total de motivation (cf RDA, et
    bientôt france).

    Essayer de faire marcher ce système, c'est comme s'acharner à vouloir faire rouler une roue carrée.

    3)
    Si tu bosses pas tu crèves, et si ya pas de boulot c'est pareil (USA,
    on va y arriver, les Etats étant fauchés, au pire quand des millions de
    chomeurs en Europe préfèreront la cloche à l'esclavage).
    C'est comme (2) avec encore plus de misère et de criminalité.

    4)
    Tu es accepté comme individu à part entière dès ta naissance SANS
    CONDITION et tu es assuré de ne manquer de rien. Ta simple existence est
    un enrichissement pour le groupe. A toi de te développer sans pression
    et de donner en retour ou pas. Tu as le minimum vital, et pour le reste,
    à toi de jouer (revenu inconditionnel). Les besoins de base sont
    assurés intelligemment, on a le temps d'être créatif. Tu n'es pas de la
    main d'oeuvre le moins chère possible (dont personne n'a plus besoin),
    mais un être humain.

    Et si il te faut 3 semaines pour fabriquer
    une paire de godasses, et alors, qu'est ce que ça peut foutre?? Hé les
    gars, déjà pensé à marcher pieds nus?

    Et parce que quelqu'un
    demandait qui allait nettoyer les chiottes: Quand plus personne n'aura
    la vocation de le faire, et bien on arrêtera tout simplement de ch... à
    coté.
    Il ne faut pas oublier que les boulots les plus dégueulasses ne
    sont pas nécessaires dans un modèle qui n'est plus basé sur la
    consommation à outrance, dans un modèle ou on ne compare plus les couts
    d'une machine à ceux d'un humain!! Un modèle ou on se pose
    systématiquement la question de savoir si il n'y a pas une autre
    solution, si on ne peut pas faire autrement.

    Au lieu de tout organiser pour faire bosser le plus de mougeons possibles, on pourrait tout aussi bien faire le contraire!

    Dans
    une société "primitive" deux heures de travail journalier suffisent
    pour nourrir une famille de 4 personnes. Avec les possibilités
    techniques qu'on a, on devrait tous être libérés et passer à autre
    chose. Il sert à quoi notre "progrès", à part fabriquer des maladies et
    des i-phones?
    Combien d'heures travaillez vous pour la poubelle? La
    poubelle au sens large, c.a.d. aussi les guerres dont ce système pourri a
    besoin pour sa remise à zéro régulière, les administrations à la con,
    les montagnes d'ordures et les "richessses" accumulés par une élite et
    dont personne n'a besoin pour une vie épanouie.

    L'être humain est
    il vraiment né esclave, se définissant par le travail, et même plus
    capable d'imaginer un autre modèle? La créativité et l'art seulement au
    service du rendement? Qui a dit ca?? Les élites à qui ça profite depuis
    des siècles? Celles qui croient être devenues riches en compensant la
    misère intellectuelle, spirituelle et émotionnelle par des merdes
    matérielles qui ne suffisent jamais, forcément??

    Le pauvre
    mougeon conditionné descend dans la rue pour réclamer .... du travail!
    Au lieu de réclamer la fin du gachis et de l'esclavage, la fin de la
    destruction de son environnement, le droit de vivre.

    Option 1, 2, 3 ou 4.. ou 5, on a le choix.

    Parenthèse fermée

    La peur du chomage est plus grande que la peur de la mort, lis-je à l'instant à propos d'un article du Welt sur la Bundeswehr intitulé "un emploi sûr".
    Comme quoi "crise économique" et guerre vont vraiment parfaitement ensemble, comme la cuvette et le balai à chiottes.
    http://mahamudras.blogspot.com/2011/11/parenthese.html


    Merci Laurent! Grâce à l'UMP, je me sens enfin concerné par le trou de la sécu. Pour fêter ça, je vais tomber moins malade maintenant!

    Pour Laurent Wauquiez, être payé quand on est malade "n'est pas très responsabilisant"


    Le
    ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Laurent
    Wauquiez, a assuré mercredi 16 novembre que l'instauration de jours de
    carence lors d'un arrêt maladie – un dans le secteur public, un
    quatrième dans le privé – était "une question de principe" et de
    "responsabilisation".

    "Si jamais, quand vous tombez malade, cela
    n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très
    responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité
    sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un
    impact", a lancé sur BFM TV-RMC le dirigeant de la Droite sociale au
    sein de l'UMP.

    "Il faut qu'il y ait un petit signal", a lancé M.
    Wauquiez. "Quelqu'un qui est en arrêt maladie, il faut qu'il se rende
    compte : tout ça, ça coûte à la sécurité sociale".

    "C'est une
    question de principe", a martelé le ministre, opposant "celui qui joue
    le jeu, qui, quand il est un petit peu malade, fait l'effort d'aller au
    travail", et celui qui se dit "quand je suis malade, c'est pas grave
    parce que je suis indemnisé".

    "Ce n'est pas juste", selon M.
    Wauquiez, évoquant encore celui qui finance le système "par ses
    cotisations" qui "viennent pour compenser des gens qui n'en ont rien à
    faire et, se disent que parce que c'est gratuit, tirent sur le
    tiroir-caisse". Le ministre a par ailleurs appelé à lutter contre la
    "fraude d'en haut", préconisant de faire payer l'impôt dès lors qu'on
    vit trois mois en France, pour contrer les évadés fiscaux.

    TOLLÉ SUR TWITTER

    Les
    propos de M. Wauquiez ont suscité de nombreuses critiques sur Twitter.
    La vice-présidente PS du conseil régional d'Ile-de-France, Marie-Pierre
    de La Gontrie, les a jugé "obscènes".

    "Quand tu tombes malade, tu
    devrais rembourser à ton patron l'argent que tu lui fais perdre", écrit
    également un internaute. "Avec Laurent Wauquiez, ayez honte de tomber
    malade, car vous comprenez, vous coûtez de l'argent à la collectivité",
    ironise un autre sur le site de microblogging.

    CRITIQUES À GAUCHE

    Les
    députés ont voté dans la nuit de mardi à mercredi l'instauration d'une
    journée de carence pour les fonctionnaires lors d'un arrêt maladie, dans
    le cadre de l'examen du budget 2012.

    Le gouvernement, à la
    recherche d'économies et voulant ralentir la progression des arrêts
    maladie, avait annoncé mardi son arbitrage en la matière : une quatrième
    journée pour les salariés du privé et, grande première, une journée
    pour les fonctionnaires. Après l'annonce de cette mesure par le
    gouvernement, plusieurs syndicats se sont insurgés mardi contre la
    volonté du gouvernement de "punir les malades".
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Dim 20 Nov - 19:21

    Lié à l'action du gouvernement. Savoureux!






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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Jeu 24 Nov - 18:07

    Le FN a il une chance de passer? ça fait quelques mois que les médias en parlent beaucoup, surtout depuis l'élection du clone.
    La cure de mesures sociales de ce parti (qui veut séduire les classes populaires et moyennes en rejetant l'ultra libéralisme dominant) séduira il ceux-ci? Il semble bien que l'extreme gauche s'est faite doubler sur sa droite et que le FN devienne de plus en plus le nouveau parti des "oubliés" et des "contestataires".

    Ils surfent beaucoup en ce moment sur un concept de "racisme anti-blanc" dont seraient victimes les petits collégiens et lycéens banlieusards dans les établissements où ils sont minoritaires (ergo: les villes pauvres, notamment du 93).

    Définition de ce concept


    Comment parler du racisme anti-blanc?

    Par Julie Saulnier, publié le 14/03/2011 à 07:29, mis à jour à 12:39

    Le racisme anti-blanc est une réalité embarrassante.
    Dans un essai, le sociologue Tarik Yildiz l'aborde de front, pour éviter
    notamment de laisser le sujet aux extrêmes.


    "Sale Français(e) de merde!" Cette expression les renvoyant à leurs
    origines françaises, Guillaume, Bastien, Anne, Hasan et les autres
    l'ont entendue souvent. C'est ce que décrit Tarik Yildiz au travers de
    neuf entretiens avec un collégien, un lycéen, une étudiante, des
    professeurs et des parents d'élèves de Seine-Saint-Denis.

    Dans son essai, Racisme anti-blanc, Ne pas en parler: un déni de réalité*,
    ce doctorant en sociologie de seulement 25 ans dresse une cartographie
    du phénomène dans certains quartiers de certaines villes
    d'Ile-de-France.

    Insultes, crachats, coups, les protagonistes de l'étude se
    disent victimes d'"une intolérance qui touche les blancs parce qu'ils
    sont - ou sont considérés - comme des 'Français de souche', en
    opposition aux Français issus de l'immigration", explique l'auteur, par
    ailleurs collaborateur du Bondy Blog.

    Ne pas laisser la voie libre aux extrêmes
    "Pendant
    le ramadan, je me cachais pour manger quelque chose de peur que l'on me
    fasse une réflexion ou que je sois agressé d'une manière ou d'une
    autre", raconte Guillaume, collégien. Céline confie que, pendant ses
    années de collège, elle maquillait la vérité pour qu'on la laisse en
    paix: "Il m'est arrivé de mentir plusieurs fois en m'inventant des
    origines que je n'avais pas (...) Je sentais qu'on était mieux intégré
    au groupe si on n'était pas 100% français." "Chaque jour, la seule chose
    que j'espérais, c'était de rentrer sans avoir pris de coups ou sans me
    faire insulter", ajoute de son côté Bastien, lycéen. Anne, sa mère, est
    abasourdie. "Jamais je n'aurais pu imaginer qu'un tel racisme pouvait
    exister chez des enfants", déplore-t-elle.

    Le phénomène est réel, mais circonscrit. Alain, qui a soutenu un appel "contre les ratonnades anti-blanc"
    en 2008, précise "que ceux qui profèrent ces insultes (...)
    représentent une minorité dans les classes. Et comme souvent, la
    minorité violente est la plus visible." "Tout élément qui différencie un
    élève du groupe provoque une réaction hostile, plus ou moins violente,
    analyse Caroline. C'est ce qui se passe lorsque des élèves traitent un
    élève différemment parce qu'il a la peau blanche." Tarik Yildiz
    reconnaît qu'il "suffit d'une différence - couleur de peau, de cheveux,
    physique ingrat... - pour être pris pour cible".

    Il faut aussi ne pas oublier, comme Caroline, enseignante,
    qu'"on a plus de chance de trouver un emploi ou un appartement quand on
    s'appelle François que quand on s'appelle Kader". Ou qu'il "est plus
    facile d'entrer en boîte de nuit, qu'on se fait beaucoup moins contrôler
    par la police quand on a la peau claire." Et d'attirer l'attention sur
    la dimension sociale: "Les jeunes qui posent des problèmes dans les
    établissements scolaires sont les plus défavorisés socialement (...) Ce
    n'est pas vraiment du racisme, mais une manière de vouloir prendre leur
    place dans une société où ils se sentent mal à l'aise."

    Pour sa part, Fatima, étudiante française issue de
    l'immigration, estime qu'"il ne faut pas faire de distinction entre les
    racismes". Ce qu'admet bien volontiers Caroline, selon qui faire des
    différences, "c'est établir une hiérarchie". D'où l'importance de
    reconnaître l'existence de ces discriminations. "Lorsqu'on ne parle pas
    d'un problème, les victimes se sentent incomprises, déconsidérées. Cela
    peut les pousser elles-mêmes vers du racisme", observe Alain. "Ne pas
    entendre ceux qui souffrent, c'est prendre le risque de l'engrenage et
    les jeter dans les bras des partis extrêmistes, renchérit Tarik Yildiz.
    Il ne faut pas laisser le champs de ce qui préoccupe les Français aux
    extrêmes. Les partis traditionnels ne doivent pas avoir peur d'aborder
    le racisme 'anti-blanc'. Ce sont les solutions apportées à cette forme
    de racisme qui doivent être différentes."

    Le racisme anti-blanc, Ne pas en parler: un déni de réalité, Tarik Yildiz, Les Editions du Puits du Roulle, 58 p., 8 euros.
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/comment-parler-du-racisme-anti-blanc_970808.html

    Interview du chercheur:

    « Le racisme anti-blanc : un sujet de société que nous devons affronter »




    Vendredi 11 février 2011 | Posté par Axel Ardes
    |
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    Axel a rencontré Tarik Yildiz, 25 ans, diplômé de Sciences-Po Paris
    et doctorant en sociologie politique, auteur d’un livre sur cette
    question sensible dont « les gens des quartiers doivent pouvoir débattre
    ». INTERVIEW



    Tu
    as écrit un livre intitulé « Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler :
    un déni de réalité ». Peux-tu expliquer ce qui t’as donné envie
    d’aborder ce sujet ?
    J’ai travaillé pour le site Terre d’avenir,
    édité conjointement par l’agglomération de communes de
    Seine-Saint-Denis Plaine Commune et le BondyBlog. Dans ce cadre, j’ai eu
    de nombreux témoignages spontanés qui m’ont alerté sur ce problème.
    J’ai écrit quelques articles qui en ont parlé. Puis, je me suis rendu
    compte que c’était un sujet qui mériterait un traitement plus large.
    C’est pourquoi, j’ai décidé de les compiler et de les proposer à des
    éditeurs. L’un d’eux m’a recontacté même s’il était gêné par le titre au
    début.

    Justement, pourquoi distinguer le « racisme anti-blanc » comme tu le fais du racisme au sens large ?

    Pour comprendre cela, il faut se mettre du coté des victimes de ce
    racisme. Elles ont utilisé cette expression à de multiples reprises. Ne
    pas le formuler ainsi aurait été une trahison. Même si cela fait
    polémique je pense que l’expression se justifie. Il ne s’agit pas de
    faire une hiérarchie mais de décrire une réalité. C’est un constat qui
    appelle à une future analyse.

    Es-tu sûr que ce qui est décrit dans ce livre est complètement le reflet de la réalité ?

    J’ai moi-même assisté à ce type de problème dans mon quartier lorsque
    j’étais plus jeune, dans mon collège par exemple. Un copain de classe,
    prénommé Christophe, se faisait harceler, insulter, frapper et tout le
    monde dans la classe faisait le lien avec son origine. Les différents
    témoignages du livre montrent la même chose quel que soit le groupe
    d’appartenance des différents protagonistes.

    Etre blanc, c’est prendre le risque d’être un bolosse comme on dit en banlieue ?

    L’expression de bolosse est à la croisée de ce que je dénonce : à la
    fois une attaque contre une origine ethnique et une appartenance sociale
    supposées. Guillaume, Bastien, Fatma ou Céline (quelques-unes des
    personnes interrogées dans le livre, ndlr) montrent que c’est de plus en
    plus une réalité en banlieue, à tel point que certains Français
    s’inventent une origine métissée. Cette intolérance se focalise sur
    l’origine ethnique supposée d’abord chez les plus jeunes, au collège,
    car l’effet de groupe y joue à plein régime pour ce type de racisme.
    C’est au collège que la situation semble globalement la plus difficile.
    Puis cela s’atténue globalement dans les classes plus âgées sans
    disparaître toutefois comme le montrent Bastien et sa mère. Cet effet
    de groupe contre « les Français de souche » est donc plus problématique
    au collège qu’au lycée et au lycée plus que dans la vie adulte.

    Tu utilises des expressions comme « Français de souche », or tu ne ressembles pas à l’image stéréotypée de la France ?

    (Rires) Mes parents viennent de Turquie, mais je suis français et
    j’ai grandi en banlieue. Je pense que ces questions ont souvent été
    laissées à des sites marginaux. Je crois que c’est un tort et qu’il
    s’agit d’un vrai sujet de banlieue et un sujet de société que nous
    devons affronter.

    En reprenant cette expression, tu n’as pas peur de servir la
    soupe au Front national ? Surtout que ton livre semble très critique
    vis-à-vis de l’immigration musulmane…


    En banlieue, il y a une concentration de problèmes, mais le problème
    du racisme ant-blanc n’a rien à voir avec la religion des personnes.
    L’intégration se fait moins bien pour des raisons sociales parce que le
    groupe se referme sur lui au fur et à mesure. Trop de gens de la même
    appartenance y sont regroupés. Avant, c’était plus facile
    économiquement, l’Etat jouait son rôle dans les quartiers ainsi que
    l’école. Ils permettaient une réelle ascension sociale. Quelque chose
    s’est cassé dans les dernières années mais il ne faut pas confondre
    corrélation et causalité. Enfin, je ne me définis pas en fonction de ce
    parti politique ni d’aucun autre d’ailleurs.

    Mais tout de même, pour ceux qui vont lire ton opuscule, il y
    a des passages récurrents sur la religion musulmane. Hassan se dit
    musulman, mais il a des problèmes car il mange durant le ramadan ou
    achète de l’alcool, etc.


    Justement, c’est un très bon exemple de ce que je dénonce. Le racisme
    anti-blanc oblige tout le monde à se conformer à une norme bien plus
    répressive et qu’elle que soit l’origine de ceux qui y sont confrontés.
    S’il y avait eu une véritable mixité sociale dans les quartiers, Hassan
    n’aurait pas ressenti cette pression. La vraie différence c’est
    qu’avant, la banlieue était un lieu de mélange. Il existe des zones où
    la pâte ne prend plus. La loi du groupe prédomine sur celle du vivre
    ensemble. Des gens de ces quartiers partent de ces zones, laissant ceux
    qui restent de plus en plus dans l’entre-soi. L’enjeu c’est que ce ne
    soit pas seulement des Zemmour ou des Finkelkraut qui puissent en
    parler. Les gens des quartiers doivent pouvoir en débattre. C’est aussi
    une bataille de mots. Je parle de ce racisme anti-blanc parce que je ne
    veux pas laisser cette expression à des groupes dont je ne partage pas
    l’idéologie.

    Mais ton livre semble être à charge : tu n’as trouvé presque
    aucun témoignage qui critique ta thèse. Il n’y avait aucun habitant
    dans ces quartiers pour s’oppose à cette notion de racisme anti-blanc ?


    Si on comprend le racisme comme l’appartenance supposée à un groupe,
    alors, je crois qu’il y a en France comme ailleurs des cas de racisme.
    Le racisme dont je parle est une réalité. Ce sont les gens qui sont
    largement venus à moi pour raconter leurs ressentis avec leurs propres
    mots. Mon étude ne prétend pas à une représentativité scientifique du
    terrain. J’ai simplement voulu raconter et montrer ce que certains
    habitants de ces quartiers ressentent à travers des témoignages
    spontanés.

    Ton livre sort après celui d’Hugues Lagrange (« Le déni des
    cultures », au Seuil) qui met en relation une origine ethnique et des
    problèmes d’intégration. Qu’as-tu pensé du débat que cela a provoqué en
    France ?


    J’ai trouvé l’analyse d’Hugues Lagrange intéressante. Je crois
    qu’elle apporte quelque chose au débat. Je ne la partage pas même si je
    la trouve plus mesurée que les réactions caricaturales qu’elle a
    provoquées. Pour permettre l’intégration, les facteurs culturels de
    l’origine ethnique ne sont pas déterminants. Le plus important, c’est la
    force de l’Etat et sa volonté de permettre l’intégration notamment par
    le biais de l’école républicaine. Il faut juste aider les gens à
    s’élever.

    Propos recueillis par Axel Ardès

    Tarik Yildiz, « Le racisme anti-blanc. Ne pas en parler : un déni de réalité », Les Editions du Puits de Roulle.
    http://yahoo.bondyblog.fr/201102110001/%C2%AB-le-racisme-anti-blanc-un-sujet-de-societe-que-nous-devons-affronter-%C2%BB/

    Est ce une réelle nouveauté? Un vrai racisme? Ou est ce la continuation classique des vexations de ceux qui n'appartiennent pas au groupe majoritaire de n'importe quelle population donnée? Je me souviens que j'en ai vu des vertes et des pas mûres au collège (a Argenteuil, ville pas franchement riante), car je n'étais pas footeux ni gueulant. En plus, je ne fumais ni tabac ni herbe, ne buvait pas... Bref, j'ai toujours été mis à l'écart mais j'en ai fait mon affaire. par contre, je n'ai jamais été traité de "sale blanc" ou je ne sais quelle niaiserie du genre.

    Est ce une évolution de la société? Une communautarisation plus marquée que dans les années 90? Un rejet de ceux qui sont perçus comme riches? Du vrai racisme lié à la peur (xénophobie) ou carrément idéologique façon FN?

    Vos avis sont les bienvenus. Avez vous été (pour les blancs comme pour les autres) victimes de racisme dans votre vie?
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par ADN san le Jeu 24 Nov - 18:35

    Un peu quand j'étais en Martinique. Des cons. Comme partout.
    Mais paradoxalement, le petit blanc a un peu de charme pour les nanas de la bas, et mon meilleur pote était black. Du coup je n'en ai pas des masses souffert.
    En même temps j'ai jamais eu de problèmes avec les blacks. Pour l'anecdote, s'il y a un sénégalais ou un rasta dans un groupe hétérogène, il y a quatre vingt dix chances sur cent qu'il m'aborde pour devenir pote avec moi.

    Pour moi le racisme c'est un truc dépassé.
    Et une excuse de faibles/loosers.

    Avec de l'éducation et une vigilance accrue sur les phénomènes de groupe, on pourrait peut être en venir a bout.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Jeu 24 Nov - 19:18

    Est ce une évolution de la société? Une communautarisation plus marquée
    que dans les années 90? Un rejet de ceux qui sont perçus comme riches?
    Du vrai racisme lié à la peur (xénophobie) ou carrément idéologique
    façon FN?

    Un rejet de ceux qui sont perçus comme ayant une vie plus facile (que ce soit vrai ou non), ouais, c'est probablement plutot ça.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Baxter le Jeu 24 Nov - 19:40

    Dans mon collège, c'était beaucoup de gamins qui hurlaient "Les Français (traduction pour "blanc" vu que eux, ils appartiennent surtout au "bled" parce que la France, c'est de la merde), on va tous les niquer !" (ambiance), tandis que certains profs arabes ne voulaient pas parler aux parents de blancs (ni noirs), juste aux autres arabes (enfin, y avait une discut' vite fait, vite expédiée, qui ne servait juste à rien).
    Non, le racisme anti-blanc n'est pas une nouveauté pour moi. Je le connais depuis le collège. C'est surtout due au communautarisme. Ces racistes anti-blanc ne se sentent pas français. Ils passent leur temps à réver du bled, la France, elle, c'est juste pour le pognon. Donc ils restent entre eux. Le blanc, c'est un peu l'étranger dans le coin. Et comme tout étranger, il subit un minimum de racisme. Pas à tout les coins de rue mais y a des cons partout et parfois, t'en croises un.
    Anecdote amusante, un jour, en prenant le tramway, j'entends une conversation d'une noire qui s'offusquait d'être allé à une soirée et lorsqu'elle avait regardé autour d'elle, il n'y avait pas un seul noir, que des blancs... Et moi, j'étais le seul blanc du wagon.Laughing
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Jeu 24 Nov - 22:06

    Je suis régulièrement la seule belge d'origine dans le tram. Et je n'exagère pas, je suis vraiment la seule qui ne porte pas de foulard et qui n'est pas originaire du maroc, d'algérie, de turquie, du liban etc. Et s'il n'y a que rarement des problèmes importants je ne peux pas nier une certaine pression. JE suis l'étrangère sur la ligne et ça se ressent, assez que pour parfois descendre et continuer à pied. C'est pas mieux dans la rue de certaines communes mais j'ai quand meme besoin de prendre l'air.

    Pas de racisme en soi mais etre fixée et voir les gens qui vous regarde en parlant clairement de vous ouvertement dans une langue que vous ne comprenez pas au contraire des autres passagers c'est particulièrement désagréable. Inutile de parler de racisme donc vu qu'il n'y a pas d'acte délétère mais je me sens (et c'est pareil autour de moi quand j'en parle) constamment au bord du gouffre, comme si ça allait déraper d'un instant à l'autre. A Bruxelles il est facile de comprendre le mécanisme de la peur entrainant la haine. Je n'aime pas toujours ce qu'il m'arrive de penser...

    Au boulot c'est pire. Enormément d'étrangers ou de personnes d'origine étrangère qui ne vous laisse plus travailler dans des conditions correctes. Et encore, je suis une femme donc ça passe mais mes collègues masculins commencent sérieusement à en avoir marre des revendications religieuses (le mari qui veut pas sortir pendant qu'ils s'occupent de l'épouse, la femme qui refuse de se faire soigner par un homme etc). Et c'est partout dans l'hopital. Une catastrophe dans les services de consultation où les patientes exigent une femme technicienne etc. Et quand vous expliquez que l'hopital n'est lié à aucune confession et ne peux (et ne doit) pas mettre le double de personnel à disposition pour contenter tout le monde, les roles sont inversés et c'est le personnel qui se fait engueuler par la patientèle comme si ça coulait de source. La pression du groupe majoritaire. Et les premiers pas vers une situation type "proche orient" où les différents groupes ethniques/religieux ne savent plus vivre sans se détester pour une raison aussi débile que "ils sont de l'autre groupe".

    Je ne suis pas d'accord avec ADN, on ne viendra jamais à bout du racisme, il ne fera, au contraire, qu'augmenter de plus en plus.
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    ADN san
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par ADN san le Ven 25 Nov - 6:29

    Bah, j'oscille en permanence entre une foi naïve en la logique et le bon sens et le pessimisme noir de l'autoritaire en moi.
    Ce que tu décris de tes trajets en bus, j'appelle ça du communautarisme extrémiste. Je déteste ça et je dois me retenir de sortir des saillies nationalistes. C'est vrai quoi, quand on émigre vers un nouveau pays c'est pour changer de vie, pas pour le coloniser.
    Quant aux exigences religieuses, j'estimes qu'elles doivent rester au seuil du foyer.
    Les mec ou la nana qui refuse les soins par un homme on lui délivre un bon de sortie, on lui fait signer une décharge et on lui dit adieu.
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Ven 25 Nov - 11:47

    Les mec ou la nana qui refuse les soins par un homme on lui délivre un
    bon de sortie, on lui fait signer une décharge et on lui dit adieu.

    Ouais mais non. Ca serait logique, certes, mais la logique ne s'applique pas avec la religion. Si a court terme ça débarrasse, on passe tres vite à:
    "A l'hopital ils ont pas voulu me soigner, c'est des racistes."
    Puis a divers problemes plus graves, genre manifs, agressions, etc. Parce qu'ils se poseront en victimes.

    Encore une fois, pour éviter le nationalisme et le racisme, c'est tout simple: il faut marcher au cas par cas et simplement identifier les cons, sans prendre aucune autre distinction de couleur, sexe, physique, religion ou handicap en compte.
    Bon, je sais pas si ça fonctionne aussi bien quand on est en contact avec le public.

    Et si ça évite les pensées racistes et simplifie un peu les rapports en évitant les a-priori (on en a tous), ça ne résoud pas le probleme de machine qui veut une femme pour ses soins, certes.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Ven 25 Nov - 23:46

    Le serment d'Hippocrate ça existe toujours non? Le fait de ne pas soigner peut faire condamner le médecin? L'excuse fréquemment évoquée pour ces dérogations de soins, c'est une culture différente et une absence de volonté d'intégration due à une réaction à ce qui est perçu comme un rejet par la population dominante.
    Toute population majoritaire, je dis bien toute, à tendance à rejeter l'individu qui n'est pas homogène, ce qui est ce que vous ressentez Baxter et Ju. Etsurement ce que ressentent les gens agressifs, si ils sont pas crétins (le mec qui refuse que sa femme soit soignée par un homme et/ou refuse de quitter la salle de soins...-_- Clair que t'as envie de le dégager à coups de pompe. ça me rappelle un épisode de Docteur Quinn femme médecin et les Jéhovah qui refusent les transfusions sanguines). Y'a il obligation de soins malgré les prétentions du malade? Je pense que oui. Y'a il un moyen de leur faire comprendre les difficultés de l'hopital? Je pense que oui aussi!

    Un texte magnifique sur l'immigration. J'ose pas le mettre en face car ça va réveiller le Nain qui somnole là.
    Lisez et dites moi ce que vous en pensez? Je suis fan!

    Ce que les étrangers coûtent, et à qui



    par Laurent Chambon - Lundi 12 avril 2010

    Laurent Chambon est docteur en
    sciences politiques, spécialiste des minorités en politique et dans les
    médias, ancien élu local travailliste à Amsterdam et chercheur en
    sciences politiques, et est co-fondateur de Minorités.

    L’extrême droite nous serine
    que les étrangers viennent vivre à nos crochets et que le pays est mûr
    pour la préférence nationale. L’élite intellectuelle nous bassine à quel
    point l’immigration est une chance pour le pays. On sent quelque part
    que Wilders, Bossi, Dewinter et la dynastie Le Pen exagèrent, mais nous
    vendre tous ces jeunes au chômage dans les banlieues comme un truc qui
    va dynamiser l’économie, ça reste dur à avaler. Alors je vais aborder un
    sujet totalement casse-gueule, mais sur lequel on a enfin des données:
    le coût de l’immigration.


    Depuis plus d’un an, le
    leader de l’extrême-droite néerlandaise, le très islamophobe Geert
    Wilders, réclame qu’on calcule le coût de l’immigration. Très embêtée,
    la classe politique néerlandaise a tout fait pour le faire taire mais
    elle a finalement dû s’incliner en demandant à des spécialistes de
    mesurer si les immigrés non-occidentaux ont coûté ou rapporté de
    l’argent au pays et combien. On pensait que ça prendrait un temps infini
    et que les geeks des statistiques pondraient un truc incompréhensible
    et qu’on n’en parlerait plus. Au moins avant les prochaines élections.


    Raté. Un Marocain aux Pays-Bas, entre le moment où il arrive et celui
    où il meurt, coûte 43.000 euros à la collectivité. C’est le chiffre
    auquel est arrivé Jan van de Beek dans la thèse de doctorat qu’il vient de soutenir à l’Université d’Amsterdam.

    Mais il ne s’arrête pas à un chiffre, et c’est là que l’extrême
    droite et la droite libérale va être gênée aux entournures. Et c’est à
    partir de maintenant que je m’amuse, car il est effectivement temps de
    parler du coût de l’immigration, mais aussi du pourquoi et du comment.
    Et du qui aussi.

    Importer pour ne pas moderniser

    La thèse de van de Beek répondait à deux questions: quelles sont les
    conséquences économiques de l’immigration de masse commencée pendant les
    années 1960 aux Pays-Bas, et pourquoi est-ce un tel tabou.

    Le patronat néerlandais, exactement comme le patronat des autres pays
    occidentaux (France incluse) s’est retrouvé dans les années 1960 avec
    un problème: une demande élevée, une économie très dynamique mais des
    salaires aussi de plus en plus élevés. Il a eu un choix à faire: soit
    augmenter les salaires et investir pour moderniser l’outil de
    production, soit importer une main d’œuvre pas chère, empêcher les
    salaires de monter et de pas avoir à investir pour produire plus
    efficacement.

    Comme c’est souvent le cas quand il faut dépenser de l’argent et se
    creuser la tête, le patronat a choisi la facilité et a importé, avec la
    bienveillance des politiques de l’époque (essentiellement de droite,
    en gros libérale et/ou chrétienne), des bras pas cher. Je ne connais
    pas très bien la façon dont ça a été organisé en France ou en Allemagne,
    mais pour les Pays-Bas les heureux élus étaient de préférence des
    paysans illettrés de l’Atlas, puis des paysans illettrés d’Anatolie:
    s’ils savaient écrire leur nom, ils étaient probablement capables de
    lire Marx et de monter un syndicat. Hors de question.

    Van de Beek l’explique bien: c’est pour ne pas avoir à augmenter les
    salaires et ne pas avoir à investir pour moderniser l’économie que
    l’élite économique néerlandaise a fait venir des paysans illettrés. En
    cela, l’extrême droite a raison: l’immigration est un processus qui tire
    les salaires vers le bas. Ce qu’elle omet de préciser, c’est que ce
    sont les entrepreneurs de droite, parfois même liés à l’extrême droite,
    qui ont organisé cela.

    « Le recrutement de travailleurs étrangers dans les années 1960 a été
    un désastre économique. L’intention était de maintenir des salaires
    bas, on aurait mieux fait de les faire augmenter. Le passage d’une
    économie industrielle à une économique dépendant du capital était
    inévitable pour que les Pays-Bas restent compétitifs au niveau
    international. Il aurait été idéal de faire ce changement dans les
    années 1960, quand l’économie était dynamique. »

    On va assister dans les années 1970 à une explosion de la
    productivité. L’organisation rationnelle du travail, les robots et les
    ordinateurs font leur entrée dans les entreprises, même si à l’époque on
    est loin de l’iPad ou du petit chien de Sony. Comme on n’a plus besoin
    de bras et qu’on veut des cerveaux pour actionner et réparer les
    machines, on vire les immigrés, qui se retrouvent loin de chez eux, en
    famille désormais, entassés dans des cités, et sans travail.



    « Finalement, il a fallu restructurer l’économie et les immigrants
    arrivés dans les années 1960 ont été mis au chômage dans les années 1970
    et 1980 et ont fini à vivre d’allocations. »

    C’est à ce moment que la gauche est au gouvernement un peu partout:
    il y a plein de chômeurs, en particulier les sans diplômes, et, pire
    encore, les bras illettrés qu’on a fait venir justement parce qu’ils
    n’étaient que des bras. La gauche ne peut pas les abandonner à leur sort
    et répare, à coup de milliards, les erreurs de la droite. Et on en
    arrive aux fameux 43.000 euros de notre chercheur.

    L'arme xénophobe

    Ce qui me fascine dans cette histoire, c’est que c’est exactement la
    même droite qui a fait venir des paysans illettrés pour ne pas avoir à
    investir et monter les salaires qui à la fois soutient les partis qui
    s’illustrent le plus par leur xénophobie, à la fois emploie des
    sans-papiers, et qui délocalise sa production dans les pays où les
    salaires sont largement moindres qu’en Europe.

    J’ai été élu travailliste et je suis le premier à critiquer la
    gauche, et je ne m’en suis pas privé, mais il est temps de remettre les
    pendules à l’heure: c’est bien la droite capitaliste et donneuse de
    leçons qui a fait venir les immigrés pour niquer les travailleurs, c’est
    la même droite liée à l’industrie qui les a abandonnés à leur sort
    ensuite. C’est toujours la même droite qui nous a parlé des odeurs, de
    la Marseillaise et de la racaille à nettoyer au Kärcher™, c’est aussi
    celle qui criminalise les sans-papiers sans vraiment s’attaquer à ceux
    qui les emploient.

    C’est toujours la même droite des grandes familles et de l’industrie
    qui criminalise la pauvreté, ignore la criminalité en col blanc et
    délocalise la production en Asie où il n’y a ni droit du travail ni
    démocratie. C’est la même qui va nous parler d’ordre républicain, de la
    menace islamiste, des Français mis en minorité par la burqa et de
    l’identité nationale.

    Et je mélange les Pays-Bas et la France à dessein: on retrouve
    exactement les mêmes thèmes, la même propagande nationaliste, la même
    tendance à se goinfrer de bénéfices facile et de jeter l’anathème sur le
    musulman ou le Noir.

    Alors oui, je pense qu’il faut parler du coût de l’immigration, dire
    ce qui s’est exactement passé. Il faut dire que l’avidité de quelques
    uns coûte de l’argent à la collectivité, mais a aussi rendu les gens
    malheureux et frustrés. Aussi bien les Français ou les Néerlandais qui
    se sont enfoncés dans le chômage et la médiocrité que les migrants et
    leurs familles, qui sont accusées de pourrir la situation des Gaulois ou
    des Bataves alors qu’ils sont, eux aussi, victimes de cette élite
    économique et politique qui adore privatiser les profits et socialiser
    les pertes.

    Prendre ses responsabilités

    La droite adore parler de responsabilité, comme si la gauche, les
    pauvres, les Noirs ou les Arabes étaient forcément irresponsables et que
    les gens de droite, blanc et bien propre sur eux, étaient toujours
    moralement irréprochables.

    Le dernier plan d’intégration obligatoire (inburgeringsplicht
    en néerlandais) mis au point par la droite libérale néerlandaise sans
    compétence aucune (c’est le spécialiste de la question qui parle) et
    montrée comme un exemple par Sarkozy et Besson, a finalement coûté un
    milliard d’euros pour 20.000 personnes l’ayant suivi. Le taux d’échec
    est tellement élevé que personne ne veut vraiment savoir comment cet
    argent a été utilisé et pourquoi c’était si mauvais.

    Je ne vais même pas parler de la goinfrerie généralisée qu’a
    représenté la bulle spéculative de ces dix dernières années et le
    sauvetage des banques en Occident. Ou de la « modernisation » de
    l’industrie, qui est aussi modernisante que celle qui a eu lieu dans les
    années 1960, sauf qu’au lieu de faire venir les travailleurs, on les
    fait travailler chez eux.





    Qu’en 2010 la droite se pense encore en monopole sur la question de l’économie « sérieuse » me fascine. Vraiment.

    Plus j’en apprends sur la question, plus j’ai honte que la gauche ne
    soit pas plus agressive. Je suis atterré que les gauches européennes ne
    se mettent pas à collaborer pour lutter contre l’irresponsabilité des
    droites européennes, qui semblent se passer le mot dès qu’il est
    question de faire porter la responsabilité de leurs gravissimes erreurs
    sur les citoyens et les finances publiques.

    Donc voilà, je pense qu’il faut parler du coût de l’immigration, de
    rappeler que la droite qui soutient Sarkozy et Besson est la même qui a
    engendré ces coûts, et que l’héritage Lambert dont a profité Jean-Marie
    Le Pen doit beaucoup à cette immigration qu’il dénonce. Je pense qu’il
    faut parler de qui en a profité, et de qui en profite encore
    aujourd’hui.

    C'est ça aussi, la question du coût de l'immigration.

    Laurent Chambon
    http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/723-ce-que-les-etrangers-coutent-et-a-qui.html


    En complément, des pistes très intéressantes pour une intégration réussie :
    Immigration intégration: cinq recommandations





    La plateforme De Levante et la
    branche néerlandaise de la Fondation Minorités ont organisé une session
    de remue-méninge avec des intellectuels et des personnes issues du monde
    politique et de la société civile pour donner la version
    nord-européenne des recommandations possibles autour de la question de
    l’intégration et des migrations dans le cadre de l’Union
    euro-méditerranée. On sait que cette discussion est limitée par le fait
    que ses résultats exigent l’accord des 49 pays présents, qui vont des «
    nouvelles » démocratie d’Europe de l’Est aux vieux pays d’immigration,
    des dictatures à des pays d’émigration qui ont du mal à lâcher prise de
    leurs anciens ressortissants. Je vous laisse imaginer le prix d’un tel
    consensus.








    Malgré cela, le groupe de travail basé à Amsterdam a décidé
    de rendre ses trouvailles publiques. Voici les cinq recommandations que
    nous faisons:





    1. Faire de la place pour les non-religieux



    Les migrants sont fatigués d’être associés de force à une religion,
    d’être assignés à une seule identité liée à la religion. Seuls les
    représentants religieux semblent considérés comme des interlocuteurs
    légitimes par les autorités et seuls les projets religieux retiennent
    l’attention du politique. Il faut que les laïcs, athées, agnostiques,
    religieux et séculiers de toutes origines puissent avoir un espace
    d’expression qui ne soit pas lié à la religion, aussi bien en politique
    qu’en ville, dans les débats que dans la société civile.





    2. Les migrations sont différentes



    Les histoires et trajectoires migratoires sont différentes, avec des
    apports et d’éventuels problèmes totalement différents. Avant de
    commencer à parler de migration, il faudrait reconnaître la diversité
    des parcours, aussi bien des groupes que des individus. Chacun a des
    problèmes spécifiques, chacun a une histoire différente, une identité
    différente et apporte quelque chose d’unique à la société.





    3. Les discriminations sont intolérables



    Une grande partie des problèmes associés à l’intégration sont le
    fruit des nombreuses discriminations négatives que doivent subir les
    minorités, aussi bien pour se loger, travailler ou se détendre. À
    l’Union européenne et aux États de lutter activement contre ces
    discriminations, avec des amendes sévères, le retournement de la charge
    de la preuve, l’exclusion des marchés publics et la publication de la
    liste des entreprises coupables de discrimination. Il faut mettre fin à
    l’impunité dès qu’il est question des discriminations.





    4. Une politique active de diversité



    Le terme de discrimination positive est chargé, cependant trop peu
    d’efforts ont été faits pour favoriser la diversité dans les cercles de
    pouvoir à tous les niveaux, que ce soit dans les gouvernements ou au
    sein des entreprises privées. Quitte à l’appeler autrement, il faut
    casser la culture d'endogamie et inventer des méthodes pour que les gens
    de talent, quelle que soit leur sexe et leur origine, aient les mêmes
    opportunités d’accès au pouvoir, qu’il soit politique, économique ou
    culturel.





    5. Focaliser les efforts sur les femmes immigrées



    Les femmes sont l’avenir de l’homme, et leur rôle est central aussi
    bien pour la richesse de tous que dans l’éducation de la prochaine
    génération. S’il est un groupe clé, c’est bien celui des femmes. Nous
    appelons les gouvernements à investir massivement dans l’émancipation
    des femmes immigrées, quel que soit leur origine, leur âge ou leur
    statut social. Sans elles, point d’intégration.







    Laurent Chambon
    http://www.minorites.org/index.php/3-lagence/939-immigration-integration-cinq-recommandations.html
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Sam 26 Nov - 0:11

    Y'avait des transfusions et des témoins de Jehovah dans Dr Quinn? Merde alors.

    ...


    Hm?
    Ah ouais, l'article. Point de vue intéressant, bien que commençant mal (quand on met d'entrée de jeu en avant les qualifications de l'auteur, c'est en général qu'il va déballer une connerie).

    Et d'ailleurs.
    Encore une fois, on parle des marocains en général.
    Quid de ceux qui viennent faire leurs études puis trouvent un travail en France?
    Ou ceux qui viennent faire le taf dont ne veulent pas un paquet de gens (principalement manuels d'ailleurs)?
    Et 43000€, ok, mais de où, et pourquoi?
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    Ju
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Sam 26 Nov - 0:47

    Sans commentaire.

    Ceux à qui je suis confrontée sont des personnes qui sont en belgique depuis 25-30 ans et ne parlent pas un mot de français. Si, "bonjour". Et je n'exagère pas. "enlever les vêtements", "vous asseoir là", "vous avez ça depuis quand" sont des simples exemples de ce qu'ils ne comprennent pas. Ce qu'ils maitrisent par contre sur le bout des doigts se sont toutes les astuces pour recevoir des subventions, des primes, des bourses, des aides... Des tas de trucs dont j'avais moi-même jamais été informée ! Sans rire, j'ai appris plus par eux que par n'importe qui d'autre. Et quand je dis par eux c'est via les conversations des assistantes sociales et autres parce qu'il ne faut pas espérer qu'ils lâchent le morceau eux-mêmes.

    Puis y a la génération suivante, celle née en Belgique qui parle français car scolarisés ici. Là c'est pas les mutuelles et les assurances avec lesquelles ils jonglent mais les promesses d'avenir. Ils t'expliquent par A + B comment ils auront leurs "merco" dans 2 ans, à 18 ans. Ou combien de gosses ils vont faire pour que les allocations familiales soient rentables pour payer l'école sans devoir bosser en plus.

    Une mentalité de parasite quoi, le terme n'est pas trop fort.

    Puis y a ceux qui viennent étudier ici et trouver du taf'. Qui s'intègrent totalement. Mais ils sont tellement minoritaires qu'il est difficile de ne pas avoir devant les yeux uniquement le gouffre financier des autres.

    Je rigole aussi un peu devant le "on les a amenés pour les faire bosser pas cher puis on leur reproche de coûter cher une fois sans travail." Pardon mais les mines du sud qui employaient les italiens, les marocains et les algériens elles ont fermées il y a longtemps hein. La population immigrée en pleine hausse de maintenant n'a plus rien à voir avec des appels d'offre. Ces gens là, ceux des mines, parlaient et parlent encore le français. Et ont travaillé toute leur vie.

    ca m'énerve ces discours politicards.

    Quant au serment d'Hyppocrate il ne tient pas ici puisque c'est les patients qui refusent de se faire soigner. Et chez nous tu ne peux pas soigner quelqu'un contre sa volonté (encore heureux d'ailleurs). Par contre eux ont le droit de taper scandale dans les salles d'attente.

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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Sam 26 Nov - 2:12

    Puis y a ceux qui viennent étudier ici et trouver du taf'. Qui
    s'intègrent totalement. Mais ils sont tellement minoritaires qu'il est
    difficile de ne pas avoir devant les yeux uniquement le gouffre
    financier des autres.

    Mais c'est parce qu'ils sont là qu'il ne faut pas faire d'équivalence entre immigré et parasite.
    Pour ma part, je vois beaucoup plus souvent ce cas la que celui de l'assisté social, mais on bosse pas du tout dans la meme branche ni avec le meme public. Et je pense pas seulement aux bac + machin, l'industrie recrute a tous les niveaux, et tout le monde bosse peu importe son origine a deux ou trois générations précédentes.

    Mais forcément, dans le médical, comme dans le bancaire et une grosse partie du service public, on est trop exposé aux cas pour voir le reste, comme moi j'ai du mal a voir l'ampleur des dégats de l'autre coté.
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Sam 26 Nov - 10:37

    Je ne sais pas qu'il en est des aides sociales en Belgique mais Bal, Ju, Ame et Detroa s'accordent à dire que les politiques achètent les votes des populations de minorités visibles (notamment turques et africaines: arabes ou d'Afrique noire) par les subventions. Peut etre est ce une dérive de la politique belge qui arrose de manière irresponsable?

    En France, ce n'est certainement pas le cas: les aides sont proportionnées et vivre du RSA, bonne chance! Je ne sais pas si tel est le cas en Belgique, mais le rejet de ces populations dans des banlieues pourries a crée un instinct de survie de pas mal des jeunes générations: les plus courageux (la vaste majorité) cherchent ou parfois trouvent du boulot, une minorité leur pourrit la vie avec une économie parallèle qui rapporte gros. Ce sont eux qui tabassent les plus faibles lors des manifs en bande de lâches.Ce sont eux qui posent problème, car ils sont bien français mais rejettent ce pays au motif que leurs parents ont été mis à l'écart.
    Alors comme d'hab, on nous serine les exemples de fraude à la sécu en ce moment en oubliant que les plus gros fraudeurs sont les entreprises, surtout les grosses, qui s'asseyent allègrement dessus.

    Je ne cautionne ni n'excuse les comportements des jeunes de banlieue délinquants (et que de ceux-là) mais je COMPREND leur colère mal aiguillée. Il y'a un monde de différences.

    Pour les personnes qui profitent des allocations, je ne met pas ta parole en doute Ju. C'est justement ces personnes qu'il faut convaincre de travailler et insérer dans la société et elles-mêmes doivent faire l'effort de parler et comprendre un minimum le Français ou une autre langue qui permet de communiquer, c'est le minimum à fournir quand on réside longtemps dans un pays, surtout quand il devient le tien.
    Autour de moi, je vois des gens de toutes les couleurs et le racisme est beaucoup plus diffus, mais il va clairement de pair avec soit la méconnaissance soit la connerie. Des comportements honteux comme ceux qu'évoque Ju sont en partie ce qui attise le racisme, d'un côté comme de l'autre.

    Les hopitaux en région parisienne comptent énormément de français noirs ou métis des Antilles (presque le quart des soignants et administratifs). Les français de toutes origines sont représentés là où je bosse et il n'y a rien de plus enrichissant qu'un environnement multiculturel. Si Bruxelles est empli de populations qui refusent de s'ouvrir aux autres, cette ville est effectivement mal barrée. Il faudrait changer les mentalités et pour ça, rien ne vaut le brassage des populations. Si on reste chacun dans son coin, on va effectivement faire exploser le racisme.

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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

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