Pop-culture, sujets en vrac et tiramisus


    [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Mar 31 Jan - 17:56

    CDSP me gonfle avec ses certitudes.
    Et là, il couine parce que - si j'ai bien compris - "les jeunes qui vonteront pour la premiere fois dans cinq ans n'auront connu que la droite, du coup ils vont voter FN".

    Bravo mec.
    Une idée : qu'il essaie de faire un peu de propagande de gauche, quitte a soutenir un candidat qu'il n'aime pas, serait déjà plus constructif que de chialer en baissant les bras juste pour pouvoir lancer un "je vous l'avais dit" en mai le cas échéant.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mar 31 Jan - 20:50

    Tu sais comment j'ai découvert son existence à ce prétentieux (avec parfois de bonnes idées)? En cherchant des infos sur le comité de salut public de la Révolution. Comme quoi...


    Regardez ce que je viens de débusquer sur un de mes disques durs! Une fausse carte Magic que j'avais faite moi-même. Nostalgie!

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    Ju
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Mer 1 Fév - 17:31

    C'est marrant d'inviter une femme au Bal d'une société secrète interdite... aux femmes Laughing Ils dansent qu'entre hommes, c'est ça ? Laughing
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mer 1 Fév - 20:34

    Sarko s'attaque aux banques!

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/01/apres-hollande-sarkozy-attaque-a-son-tour-les-banques_1637474_1471069.html#ens_id=1588921&xtor=RSS-3208


    Interessant cet article! Une partie s'applique à tous les candidats, en plus.


    Comment Marine Le Pen manie les masses



    Trois armes : sinistrisme, segmentation et triangulation.






    Après quelques passages médiatiquement confus, Marine Le Pen a
    cherché à reprendre la main dans un long discours tenu à Perpignan
    dimanche 29 janvier. Elle l'a fait en recourant à toutes les ficelles,
    classiques et nouvelles, de la communication politique, au service de ce
    qui apparaît comme une seconde phase de sa campagne.

    Bien sûr tout candidat à l'élection présidentielle affirme s'adresser
    à la nation et n'avoir que faire de la méthodologie de la
    communication. Bien sûr, cela est faux, car l'art de mener campagne
    repose sur une délicate guerre de mouvements. Trois éléments sont
    dorénavant des classiques de la vie politique française. Il faut
    reconnaître à Marine Le Pen qu'elle a su manier chacun de ceux-ci.

    - Sinistrisme. Le plus ancien de ces traits
    caractéristiques de notre vie politique remonte aux débuts du XXe siècle
    : c'est ce que l'on a nommé "le sinistrisme". Derrière ce mot, une
    réalité simple : pour être élu en France, il faut réaliser une
    propagande de prise du pouvoir un cran plus à gauche, plus sociale, que
    ce que l'on est, et que ce que l'on va gouverner. Nicolas Sarkozy avait
    parfaitement compris la chose en 2007, lui dont une étude de ses
    discours relevait qu'il s'y référait avant tout à Jean Jaurès, Jules
    Ferry, Charles de Gaulle et Léon Blum. Lionel Jospin en 2002 fut l'un
    des rares ténors politiques à avoir voulu s'affranchir de cette règle
    structurante de notre vie politique. Marine Le Pen ne reproduit pas
    cette erreur fatale : chaque phase de son discours bénéficie d'une
    déclinaison "sociale". Il n'est pas jusqu'à la "préférence nationale"
    qui y échappe, rebaptisée pour l'occasion "patriotisme social". Elle a
    pu aller jusqu'à des accents fortement à "gauche", ainsi lorsqu'elle
    s'exclame que "l'entreprise appartient à ceux qui y travaillent au
    quotidien", ou lorsqu'elle critique un chômage voulu par
    l'ultralibéralisme pour casser les salaires, les droits, les résistances
    des salariés.

    - Seconde méthode en action : la segmentation. Il
    s'agit de découper le corps électoral en groupes, niches, communautés,
    puis d'adresser à chaque élément ainsi défini un message censé lui
    correspondre. En 2007, Nicolas Sarkozy avait excellé dans l’exercice,
    d'où son insistance à mettre en avant les identités ethniques et
    religieuses afin de disposer de groupes clairement définis. Marine Le
    Pen lui en a justement fait le reproche, attaquant cette manœuvre qui
    ferait que Nicolas Sarkozy considère "les Français comme des secteurs
    commerciaux". Cependant, elle enchaînait immédiatement avec un message
    aux harkis, puis aux Pieds Noirs – et en une ville marquée par une forte
    population pied-noir, qui eut l'ancien chef de l'OAS Pierre Sergent
    comme député FN en 1986-88, et où le matin même le ministre de la
    Défense Gérard Longuet était hué et sifflé lors de l'inauguration d'un
    centre municipal dédié à la mémoire de l'Algérie française (encore la
    segmentation...).

    Le discours de Marine Le Pen ne devait guère oublier de monde par la
    suite : ouvriers, employés petits patrons, chaque groupe social dont les
    études électorales démontrent qu'il compte un potentiel d'électeurs
    lepénistes eut droit à son moment. Il n'est guère que les spéculateurs
    et les magnats de la grande distribution à avoir été cloués au pilori ;
    c'est-à-dire, en termes de surface électorale : personne.

    - Triangulation. Cette méthode est la plus récente.
    Rendue célèbre par Bill Clinton et Tony Blair, elle avait été inventée
    par et pour François Mitterrand en 1988. Il s'agit de kidnapper les
    thématiques de l'adversaire pour l'obliger à radicaliser son
    positionnement et ainsi le couper de sa base électorale. François
    Mitterrand avait ainsi fait dévier Jacques Chirac trop à droite et lui
    avait ravi l'électorat du centre et de la droite modérée. Cette tactique
    est délicate car, mal maniée, elle risque de couper l'homme politique
    de son propre espace électoral. Dans le cas présent, le coup a été très
    habilement réussi. Marine Le Pen épargne la gauche mais sans
    discontinuer "cogne" Nicolas Sarkozy. Au sortir du discours de Marine le
    Pen, la totalité des thèmes de la droite ont été placés sous le coup
    d'une offre publique d'achat : remise en cause du collège unique,
    "France qui travaille", apprentissage à 14 ans, "valeur-travail",
    compétitivité des entreprises, hiérarchie sociale, fiscalité des PME,
    chasse aux fraudeurs, corruption des syndicats, apologie du "bon sens"
    contre l'idéologie... Tout le discours de droite a été purement et
    simplement préempté. Que laisse Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy ? Elle
    l'a elle-même dit : Angela Merkel et l' ultralibéralisme...

    Seule en scène


    Tout ce discours fut servi par une mise en scène très travaillée.
    Marine Le Pen fonctionne comme une comédienne de stand-up. Elle arpente
    la scène, sans notes ni verre d'eau une heure et demi durant. Elle va
    vers le côté quand elle décrit les problèmes de la France d'aujourd'hui,
    revient vers le centre et les drapeaux lorsqu'elle donne sa solution.
    Elle marque un silence avant de lancer une flèche. A la manière de Guy
    Bedos, elle assène une sentence en ramenant ses mains vers le sol. Comme
    son père, elle plie son buste en direction de la salle pour marquer un
    argument. Parlant comme en confidence un instant, elle se rapproche du
    pupitre et y place son coude. Plus déroutant pour qui n'est pas
    lepéniste : elle multiplie les blagues, les "bons mots", sans cesse et
    au plus grand bonheur de la salle. A l'heure où les prestations des
    hommes politiques sont découpées en portions sur Dailymotion, partagées
    sur Facebook, en fonction de leur qualité en termes de "spectacle", il
    est possible que cela soit adapté. Quelques faiblesses sont présentes :
    plusieurs lapsus croquignolets, l'absence d'un chauffeur de salle (alors
    que Louis Aliot, son compagnon et le numéro deux du parti, est candidat
    aux législatives sur Perpignan, on se serait attendu à le voir tenir ce
    rôle pour faire d'une pierre deux coups).

    La racine du national-populisme


    A l'applaudimètre, ce ne sont pas les considérations sur l'euro qui
    fonctionne. A chaque fois que Marine Le Pen revient à l'immigration son
    nom est scandé, les pieds tapent sur le sol. Dans cette ville qui compte
    la plus importante communauté gitane d'Europe occidentale, le succès
    est garanti au passage sur les Roms touchant le RSA et roulant en grande
    berline. Comme si le reste, la crédibilisation du Front dont on parle
    tant, servait aussi et d'abord à libérer cette dimension-là. D'ailleurs,
    la salle témoigne que le dédiabolisation du Front n'est pas totalement
    achevée : entre les retraités et les jeunes gens il n'y a quasiment
    personne. Comme si les commerçants, les employés, le monde du travail
    auquel Marine le Pen s'adresse pourtant avec fougue craignaient encore
    un peu de se montrer à un meeting frontiste : on vient s'afficher avant
    ou après la vie active.

    Mais qu'importe. Le discours est bien construit, il passera. Car si
    Marine Le Pen parvient à réussir l'emploi simultané du sinistrisme, de
    la segmentation et de la triangulation, la chose est tout sauf
    incohérente. Il s'agit là d'une formule issue des années 1880, de la
    racine même du national-populisme : faire rimer ensemble "valeurs
    sociales de gauche et valeurs politiques de droite". Si la candidate
    frontiste conserve cet alliage, elle a alors trouvé ce second souffle de
    sa campagne qui tardait quelque peu. Dans l'état où est le peuple
    français, dans l'état où est la droite française, ces vieilles formules
    pourraient avoir de l'avenir.


    http://tempsreel.nouvelobs.com/l-observateur-du-lepenisme/20120130.OBS0116/comment-marine-le-pen-manie-les-masses.html
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Jeu 2 Fév - 21:20

    Bayrou a présenté hier son programme.
    http://www.youtube.com/watch?v=qPPraoicCOM&feature=player_embedded


    Bayrou accuse l'UMP et le PS de proférer des «mensonges»


    François Bayrou,
    toujours crédité de 12 à 15 % d'intentions de vote dans les sondages,
    repasse à l'offensive. Face au «manque de cohérence» des propositions de
    Nicolas Sarkozy et face au «manque de crédibilité» du programme de François Hollande,
    le candidat centriste s'est livré ce mercredi devant la presse à un
    exercice assez inédit: «Projet contre projets». Un projet au singulier
    face à des projets au pluriel. L'occasion de décliner une vingtaines de
    propositions, les siennes. Et, surtout, de dénoncer les «mensonges» de
    l'UMP et du PS, qui, selon lui, n'apportent aucune réponse au
    surendettement de la France.
    «Je serai, dans cette élection, le
    candidat du parti de la vérité» a-t-il lancé. François Bayrou le répète:
    «Le ressort de la croissance, c'est la confiance». Alors il promet, si
    les Français le choisissent en mai, de respecter trois objectifs pour
    trouver un retour à l'équilibre à échéance 2015: «Remettre en ordre les
    finances, reconstruire la France qui produit, et instruire».
    Ainsi,
    pêle-mêle, il propose pour redresser les finances publiques de baisser
    les dépenses avec une hausse substantielle des recettes. Pour cela,
    dit-il, l'État ne dépensera pas un euro de plus à budget constant pour
    les deux années à venir, «ce qui obligera à un redéploiement».
    Plus
    concrètement, il propose un «coup de rabot» sur les niches fiscales,
    notamment sur les exonérations issues des heures supplémentaires. Une
    hausse de la TVA de un point en 2012 et, si nécessaire, encore d'un
    point l'année suivante «si la croissance n'est pas au bout.» Des
    «mesures d'équités» pour l'impôt sur le revenu, avec notamment deux
    tranches supplémentaires. Une contribution de solidarité sur le
    patrimoine. Ou encore une inscription dans la Constitution de la règle
    d'or. Bref, une vingtaine de proposition. Telle la création d'un
    Commissariat national aux stratégies pour le réarmement de la production
    française.
    http://www.lefigaro.fr/politique/2012/02/01/01002-20120201ARTFIG00293-bayrou-accuse-l-ump-et-du-ps-de-proferer-des-mensonges.php


    La "super-austérité" de Bayrou divise les économistes




    Champion autoproclamé du désendettement, François Bayrou veut
    administrer un remède de cheval qui divise les économistes et laisse
    encore de nombreuses questions ouvertes. A commencer par la nature des
    coupes budgétaires qui seraient opérées.








    Avec 50 milliards d'économies et 50 milliards de recettes fiscales nouvelles
    pour résorber un déficit de 100 milliards d'euros, le candidat du Modem
    à l'Elysée entend ramener le pays à l'équilibre budgétaire fin 2015, un
    an avant l'objectif du gouvernement et deux avant celui de François
    Hollande.

    Selon François Bayrou, ce "principe général" supposerait une
    "discipline", mais pas de coupes "drastiques et blessantes": la
    réduction drastique des dépenses publiques serait financée par le seul
    gel de la dépense publique "en valeur" pendant deux ans et par les plans
    d'austérité du gouvernement Fillon. De facto, les budgets de l'Etat, de
    la Sécurité sociale et des collectivités territoriales seraient amputés
    du montant de l'inflation.

    "Ca ne marchera pas"
    "Cette super-austérité
    soudaine, ça ne marchera pas", assène Elie Cohen, directeur de
    recherche au CNRS. "Ca ne marche pas en Grèce, au Portugal et en
    Irlande, dans la zone euro. Ca ne marche pas, hors zone euro, au
    Royaume-Uni. La solution, ce n'est pas la super austérité mais la
    croissance", assure-t-il. Sur ce point, Elie Cohen est resté sur sa
    faim. Selon lui, le "Commissariat national aux stratégies" ou la "mise
    en réseau des grandes entreprises et des PME", voulus par Bayrou, ce
    n'est "pas vraiment une stratégie de croissance". Il manquerait le volet
    "investissements d'avenir".

    Verdict: "si on est généreux, on dira que ce programme n'aura
    pas d'effet immédiat et si l'on est plus sévère, que ce sont des mesures
    assez vagues dont les effets ne sont pas immédiatement quantifiables".
    Quant aux économies budgétaires, elles frapperaient surtout la
    protection sociale et les collectivités territoriales. Le budget de
    l'Etat est "déjà à l'os, sauf à remettre en causes les dépenses de
    défense nationale", observe-t-il.

    "Aller le plus vite possible"
    François Bayrou lui-même est resté évasif devant la presse mercredi, laissant entendre qu'il reviendrait à son gouvernement de trancher
    et renvoyant la répartition de "l'effort" à une future discussion
    "intéressante" et "ouverte". "On se débrouillera pour geler les dépenses
    en valeur et l'on verra après comment les répartir entre retraites,
    assurance maladie, Etat et collectivités locales", a confirmé Jean
    Peyrelevade, membre de son "comité stratégique" de campagne.

    L'ancien banquier est sur une ligne diamétralement opposée à
    celle d'Elie Cohen: "Il faut aller le plus vite possible (pour redresser
    les finances publiques) parce que ce n'est qu'une fois l'équilibre
    retrouvé que l'on pourra revenir sur le chemin de la croissance". Pour
    Jean Peyrelevade, "Elie Cohen a tort parce que cela marche en Irlande et
    en Espagne même si c'est très douloureux" alors que l'échec des
    politiques d'austérité au Portugal et en Grèce serait la conséquence de
    la disparition de leur "appareil productif".

    "Une solution radicale"
    "La réflexion de
    François Bayrou soulève à juste titre la question des dépenses sociales
    et locales", tente pour sa part d'arbitrer Frédéric Gonand, professeur
    d'économie associé à Paris-Dauphine et ancien du cabinet de Christine
    Lagarde à Bercy.

    "Mais elle supposerait de geler toutes les prestations
    sociales, de retraite, de santé et familiales, une solution radicale qui
    ne passerait pas politiquement" et aggraverait la récession,
    poursuit-il.

    Tout comme Elie Cohen, Frédéric Gonand juge que "pour redresser
    les finances publiques, il faut de la croissance", même s'il prône
    aussi des "réformes de structures" sur l'âge de la retraite, le temps de
    travail, la productivité ou la compétitivité.

    Avec
    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-super-austerite-de-bayrou-divise-les-economistes_1078449.html
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    Ju
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Jeu 2 Fév - 21:54

    Ca m'étonne que des candidats jouent encore la carte du serrage de ceinture (alias l'austérité) alors que les gens -clairement informés de ce qui arrive dans le sud de l'Europe désormais- sont dès plus frileux à cette idée. Ce qui peut honnêtement ce comprendre.

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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Ven 3 Fév - 10:15

    Ouais. Bon, la Grèce était déjà en faillite avant ces histoires d'austérité, mais, ouais.

    On peut reconnaitre a Bayrou une certaine constance dans ses idées, et réduire la dette, c'est autant de pognon dégagé pour la suite vu que ça fait moins d’intérêts a payer.
    Par contre, c'est pas avec juste ça qu'il se fera élire. Ca manque de social son truc : c'est pas le tout de dire "vous aller en baver pour la bonne cause", 'faudrait aussi ajouter ce qu'on va avoir au bout.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Ven 3 Fév - 10:44

    C'est marrant, il y'a deux grands types de discours politiques en ce moment:

    "C'est la crise, c'est pas ma faute, on va devoir se serrer la ceinture" (Sarko et Bayrou à mort, beaucoup Hollande)

    "Ranafout' de leurs conneries. On va réformer le système de fond en comble et une catégorie de coupables (les très riches ou les immigrés au choix) va payer" (Mélenchon et Le Pen).

    ça manque d'un entre deux. Perso, je veux voter pour un Mélhollande.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Ven 3 Fév - 18:39

    A l'étranger y a qu'une chose qui intéresse les gens: Sarko a-t-il fait garnir le lieu de sa visite avec des figurants à lors de son passage Very Happy

    Le reste on s'en fou.
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Ven 3 Fév - 18:41

    Alors qu'en France, on le sait, que ce sont des figurants. Du coup on est obligé de s'interesser au reste :p
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Ven 3 Fév - 18:46

    Du reste on entend que trois choses :

    - Quel mou ce Hollande à la télé. On dirait un caramel !
    - Elle sort d'où la bizarre avec ses lunettes rouges ? ... Heu... Qu'est-ce qu'elle vient de dire là sur [...] ? O.o
    - Alors, elle les a ses signatures ou pas ?


    Je crois que Mélenchon je n'en entends parler qu'ici :p
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Sam 4 Fév - 12:35

    La question de la semaine du site UMP:

    "Pour lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis
    par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi
    pénale son mode habituel de vie, doit-on expulser les étrangers auteurs
    de tels faits ?"

    http://www.u-m-p.org/agir/question-de-la-semaine/pour-lutter-plus-efficacement-contre-les-actes-de-delinquance-commis

    Ou plutôt, "Pourquoi vouloir voter FN? Restez chez nous!"
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Sam 4 Fév - 13:14

    Woah.

    Pour l'instant, le oui l'emporte a 67%.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Dim 5 Fév - 11:30

    A moins de 80 jours du premier tour de la présidentielle, Claude
    Guéant a déclenché, samedi 4 février, une vive polémique en déclarant,
    lors d'un colloque organisé à l'Assemblée nationale par l'association
    étudiante de droite UNI, que "toutes les civilisations ne se valent pas".



    Très rapidement, cette phrase du ministre de l'intérieur s'est
    répandue sur internet, provoquant des réactions indignées. D'abord au
    conditionnel, la réunion étant huis clos, avant qu'elle ne soit
    confirmée dans la soirée par l'entourage de M. Guéant.



    Dans le discours obtenu par l'AFP, M. Guéant appelle à "protéger notre civilisation" et s'en prend à la gauche. "Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas", a déclaré le ministre également chargé de l'immigration. "Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient", a-t-il argumenté, ajoutant : "celles
    qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent
    supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes,
    la haine sociale ou ethnique"
    .


    "Cette phrase a été prononcée à l'occasion d'un discours absolument républicain dont tout l'enjeu était de condamner
    les civilisations qui ne respectent pas la liberté de conscience, la
    liberté d'expression et l'égalité entre les hommes et les femmes"
    , a fait valoir auprès de l'AFP l'entourage du ministre.

    Mais, avant même ces explications, la toile s'était emparée de la phrase, rapportée au conditionnel par Fréquence ESJ (frequenceesj.com), un site lié à l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Paris.






    Réaction de Harlem Désir sur Twitter aux propos de Claude Guéant.DR





    Sur son compte Twitter, Harlem Désir, numéro 2 du PS, y a vu "la provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix FN. Une majorité en perdition électorale et morale"."Retour en arrière de 3 siècles. Abject", a écrit sur le sien Cécile Duflot (EELV).

    Toujours sur Twitter, Louis de Raguenel, chargé de la veille internet au ministère de l'intérieur, a expliqué qu'"il s'agissait de condamner celles qui ne respectent pas la liberté de conscience, d'expression et l'égalité hommes/femmes".






    Réponse de Louis de Raguenel, chargé de la veille Internet au ministère de l'intérieur, face à la polémique contre Claude Guéant.DR





    Dans un communiqué, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a "condamné les propos" de M. Guéant en lui "demandant "ce qu'il cherchait en s'enfermant dans son discours xénophobe et raciste. Le ministre
    "se range dans la catégorie de ceux qui différencient et hiérarchisent
    les hommes, permettant le basculement vers un véritable racisme
    culturel"
    , ont-ils ajouté.

    SOS Racisme a dit, dans un communiqué, "espérer un démenti urgent" de ces propos. "Si
    ces derniers, très graves, avaient été bel et bien tenus par le
    ministre de l'Intérieur en fonction, ils marqueraient une nouvelle étape
    dans une dérive vers des extrêmes inacceptables, structurés notamment
    par des logiques d'infériorisation de l'Autre"
    .

    GUÉANT, "UN PROFOND RÉPUBLICAIN" POUR BAROIN

    Dimanche, François Baroin, le ministre de l'économie, invité du Grand Rendez-vous Europe 1, i-Télé et Le Parisien-Aujourd'hui en France a défendu Claude Guéant. "Je suis toujours très frappé de voir
    l'exploitation des propos de Claude Guéant. Claude Guéant est un
    profond républicain. C'est une polémique de fond. Je préfère la liberté,
    l'Etat de droit. Je ne vois pas très bien que ce qu'un républicain peut
    contester. Les membres de ce gouvernement sont de profonds républicains"
    , a-t-il conclu.

    De son côté, Gérard Longuet, le ministre de la défense, a estimé sur RTL que la phrase de Claude Guéant était "intéressante dans son contexte" et qu'il fallait "condamner le relativisme". "Dire que le respect de la personne, dire que le refus de la violence, dire
    que le refus de la peine de mort par exemple hiérarchisent des
    comportements, des cultures, des civilisations me paraît d'une banalité
    totale"
    , a-t-il poursuivi. Pour lui, "si on ne peut même pas dire cela, c'est la censure à tous les étages et à tous les moments de la réflexion".

    Selon le président de l'UNI, Olivier Vial, "ce
    discours très général, très serein, posé et républicain a été prononcé
    dans une configuration de colloque, pas de meeting". "Il n'avait
    aucune vocation à être polémique, ce n'était pas une harangue"
    , a assuré M. Vial, affirmant que "la petite phrase a été totalement sortie de son contexte".

    M. Guéant ayant "insisté sur les valeurs de liberté, d'égalité
    et de fraternité, c'est un discours dans lequel tous les Français se
    reconnaissent"
    , a encore commenté M. Vial. "En effet, on peut dire qu'il y a des civilisations différentes à nos yeux. On peut considérer que la civilisation des talibans, ce n'est pas comme la civilisation française, il n'y a rien de choquant", a-t-il ajouté à titre personnel.

    NOMBREUSES CONTROVERSES

    M. Guéant a déjà suscité la controverse sur des sujets connexes,
    déclarant notamment en avril que l'augmentation du nombre de fidèles
    musulmans posait "problème", ou, fin mai, que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés".

    >> Lire sur ce sujet : "Claude Guéant, habitué des polémiques"

    Cette nouvelle polémique à moins de 80 jours du premier tour de la
    présidentielle intervient alors que tous les sondages donnent Nicolas Sarkozy perdant face à son rival PS François Hollande.
    Elle survient aussi au moment où la candidate du FN, Marine Le Pen,
    créditée d'environ 20 % d'intentions de vote, tire la sonnette d'alarme
    sur sa capacité à rassembler les 500 parrainages d'élus nécessaires pour se présenter à la présidentielle.

    Le FN, qui demande l'anomymat des parrainages, doit défendre une question prioritaire de constitutionnalité sur ce sujet devant le Conseil constitutionnel qui statuera avant le 22 février.

    A cela s'ajoute la publication dimanche dans le JDD
    d'un sondage, excluant Mme Le Pen de la compétition, et mettant à
    égalité Nicolas Sarkozy et François Hollande avec 33 % des intentions de
    vote. Au vu de cette enquête, Louis Aliot, numéro 2 du FN, a dénoncé
    des manœuvres visant à écarter Mme Le Pen, pour permettre au président sortant de se qualifier au second tour.
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/05/claude-gueant-declenche-une-nouvelle-polemique_1639076_1471069.html
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Dim 5 Fév - 12:46

    M. Guéant ayant "insisté sur les valeurs de liberté, d'égalité
    et de fraternité, c'est un discours dans lequel tous les Français se
    reconnaissent"
    , a encore commenté M. Vial. "En effet, on peut dire qu'il y a des civilisations différentes à nos yeux. On peut considérer que la civilisation des talibans, ce n'est pas comme la civilisation française, il n'y a rien de choquant", a-t-il ajouté à titre personnel.

    Les talibans ne sont pas une civilisation, et je doute que la France seule puisse etre considéree comme telle.
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Dim 5 Fév - 13:50

    J'ai lu quelque part que "la république est inclusive, pas exclusive". J'ai pas mieux à opposer à ce genre de déclarations bancales lexicalement (comme le souligne srkat).

    Ah si, les ricains ont un proverbe: "united we stand, divided we fall"
    http://en.wikipedia.org/wiki/United_we_stand,_divided_we_fall
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Ju le Dim 5 Fév - 16:45

    Question de logique philosophique : En considérant comme inférieur des gens qui considèrent certaines personnes (ici les femmes) comme inférieures, ne se livrent-ils pas au même écart de conduite ?

    x)
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Dim 5 Fév - 17:34



    Pour Fillon, le mariage homosexuel ne permet pas "la sécurisation des enfants"






    François Fillon, opposant de longue date au mariage homosexuel, a répété jeudi 2 février sur France 2 lors de l'émission "Des paroles et des actes" qu'il ne prônait pas cette mesure.


    "L'institution du mariage a un objectif, qui est celui de la
    sécurisation des enfants. C'est un objectif qui ne me paraît pas
    compatible avec les couples homosexuels, je l'ai toujours défendu. En
    revanche, je suis favorable à ce que l'on aille beaucoup plus loin que
    ce qui a été fait aujourd'hui dans ce qui est le PACS et qui pourrait
    être considérablement amélioré, avec notamment une cérémonie en
    mairie. C'était un sujet dont on avait déjà débattu au début du
    quinquennat. C'est un sujet qui sera certainement au cœur de la campagne
    présidentielle."


    Le site Têtu relève les réactions outrées de Jean-Luc Romero, conseiller régional socialiste d'Ile-de-France et homosexuel déclaré, sur Facebook : "Pour
    François Fillon, le mariage est fait pour 'la sécurisation des
    enfants'. Croit-il que tous les homos sont pédophiles ? Et les
    journalistes de 'Des paroles et des actes' n'ont même pas essayé d'en
    savoir plus sur ce sous-entendu très limite !"

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/1.html
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Lun 6 Fév - 9:36

    Des réactions aux propos de Guéant


    Les propos de Guéant, début d'une offensive à droite


    Si la sortie n'était pas préméditée, elle a produit son effet : cliver
    le débat sur les sujets régaliens à quatre-vingt jours de l'élection
    présidentielle. La déclaration de Claude Guéant, qui a expliqué samedi
    devant le congrès de l'organisation universitaire UNI que "toutes les civilisations ne se valent pas", a fait le buzz du week-end. Le ministre de l'intérieur a fait diffuser le texte de son propos, et assumé. "Je ne regrette pas", a dit M. Guéant, dimanche, sur RTL. Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a jugé "inadéquate" l'utilisation du terme civilisation.



    Pourtant, l'offensive n'est qu'un début. Patrick Buisson, le politologue conseiller de M. Sarkozy, est perplexe sur la campagne de Marine Le Pen, qui a abandonné les fondamentaux de son parti pour se concentrer
    sur les thèmes économiques et sociaux. Et, pour le mois de février, une
    offensive sur l'immigration, l'insécurité et la justice s'annonce dans
    le camp du président-candidat de l'UMP. Selon un ministre, celui-ci a
    constaté que les débats économiques tournaient à la querelle
    technicienne et que nul n'en sortait vainqueur, comme en ont attesté les
    débats télévisés entre François Hollande et Alain Juppé, Martine Aubry et François Fillon, voire l'émission de Nicolas Sarkozy sur la TVA sociale.



    La droite prévoit donc d'aller attaquer la gauche sur les valeurs, avec un déplacement du président mardi 7 février sur la politique familiale. Elle va dénoncer la régularisation des clandestins et le droit de vote des étrangers, mettre l'accent sur la délinquance des mineurs. "Il faut mettre la gauche sur la défensive", commente un ministre.

    La gauche réagit vivement. Le socialiste Harlem Désir a traité M. Guéant de "rabatteur de voix du FN". Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, a qualifié d'"abject" un "retour en arrière de trois siècles", tandis que Jean-Luc Mélenchon a fustigé une "xénophobie d'Etat".

    Marine Le Pen, elle aussi, s'est attaquée au ministre: "Taisez-vous
    M. Guéant ! Avec vos enfumages perpétuels, vous avez fait la même chose
    que la gauche, avec une main molle en toutes circonstances."
    Le
    propos de M. Guéant rappelle celui du candidat Sarkozy qui avait prôné
    en 2007 la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité
    nationale. L'affaire avait ramené le débat à un affrontement
    droite-gauche et dégonflé les intentions de vote en faveur de M. Bayrou,
    qui menaçait de se qualifier pour le second tour.

    PROPOS VALIDÉS

    M. Guéant a maintenu ses propos, signe qu'ils sont validés ex-post au
    moins par M. Sarkozy. L'ex-secrétaire général de l'Elysée, qui est
    chargé par le président d'incarner son aile la plus droitière, a dû faire marche arrière à deux reprises ces derniers mois : il s'est excusé pour avoir accusé l'immigration comorienne d'être à l'origine de violences à Marseille et a dû amender la circulaire restreignant le droit de travailler des étudiants étrangers.

    La polémique survient alors que la droite imagine désormais
    sérieusement que Marine Le Pen n'ait pas ses 500 parrainages pour se présenter à l'élection présidentielle. Officiellement, une partie de l'UMP accuse la candidate du FN de bluffer, à l'instar de François Baroin, mais ce n'est pas ce qui remonte du terrain.

    "Si le FN n'en est réellement qu'à 340 promesses, monter de 200 de plus, c'est beaucoup", estime Brice Hortefeux. "Il est ennuyeux qu'elle ne les ait pas. La barre des 500 signatures a été édictée pour écarter les candidatures fantaisistes, pas pour éliminer des courants d'opinion. Le FN est un courant d'opinion", estime le vice-président de l'UMP.

    Reste à définir la stratégie de la droite dans ce contexte, alors que l'UMP se dit persuadée que l'électorat frontiste fera payer au pouvoir en place l'incapacité qu'aurait sa championne à se présenter. Une idée serait de donner des gages à l'électorat d'extrême droite. Un visiteur du soir de Nicolas Sarkozy n'en veut pas. "Si Marine Le Pen n'est pas candidate, Bayrou va se retrouver en position d'arbitre. Après avoir dit que le programme PS n'était pas raisonnable, il ne faut pas lui donner la possibilité de dire qu'il ne partage pas les valeurs de Nicolas Sarkozy", explique ce conseiller. Ce n'est pourtant pas la stratégie qui se profile.


    Arnaud Leparmentier
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/06/les-propos-de-gueant-debut-d-une-offensive-a-droite_1639276_1471069.html
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Lun 6 Fév - 12:58

    Je reve, ou pour une fois toute la gauche est d'accord?

    Et, euh, c'est tres chiant ces verbes avec des liens. Pour t'en débarrasser, fais d'abord un copier coller de l'article sur le bloc note, puis copie depuis le bloc note vers le forum.
    Nan parce que, genre, la conjugaison des verbes du premier groupe, je la connais, merci. :p
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Lun 6 Fév - 14:48







    Au secours, la gauche revient !

    | 06.02.12 | 12h29 • Mis à jour le 06.02.12 | 14h12


    Certes, nous ne sommes pas en 1981, avec ses départs précipités, au
    lendemain du 10 mai, de Français fortunés glacés par la perspective d'un
    gouvernement "socialo-communiste". Le mur de Berlin est tombé. Le Parti
    communiste ne fait plus peur à personne. L'alternance a été
    apprivoisée.

    Mais la tentation de l'exil est là et les expatriations fiscales se
    multiplient en vue de l'élection présidentielle. "Je vais demander à mon
    agent immobilier d'estimer la valeur de mes appartements et de mes
    vignobles en France, explique un chef d'entreprise français d'origine
    libanaise, spécialisé dans l'industrie de produits chimiques. Et
    j'attendrai le 22 avril de voir comment se passent les choses. Si elles
    sont défavorables à mes intérêts, je lui demanderai de tout liquider et
    j'irai m'installer aux Etats-Unis, où l'on respecte les personnes et les
    revenus des gens qui travaillent."


    Il n'est pas un cas isolé. Tous le disent : conseils en gestion de
    patrimoine, avocats fiscalistes, agents immobiliers spécialisés dans le
    haut de gamme. "Nous n'avons jamais vu autant de gens partir à
    l'étranger. Des clients qui redoutent les élections et craignent que ce
    soit pire après, quel que soit le vainqueur", témoigne un grand assureur
    français.

    La décision officielle de supprimer le bouclier fiscal, prise par
    Nicolas Sarkozy le 12 avril 2011 pour satisfaire sa majorité
    parlementaire, a fait l'effet d'une douche froide sur les plus riches de
    nos compatriotes. Il y a eu un accroissement et une accélération
    "considérable" des demandes de délocalisations à partir du moment où, au
    début de l'année, le revirement présidentiel est devenu plausible,
    assurent des avocats parisiens dans un rapport confidentiel sur
    l'expatriation fiscale, qui date du mois de mars 2011.

    "UN REGAIN D'INTÉRÊT"

    Depuis lors, ce courant ne faiblit pas. Le budget 2012 et les plans
    Fillon dits d'équilibre des finances publiques du 24 août et du 7
    novembre 2011 n'ont pas rassuré. Ils prévoient des rafales de hausses
    d'impôts : la contribution sur les hauts revenus, l'augmentation des
    prélèvements sociaux sur les revenus du capital, l'alourdissement des
    droits de succession ou de la fiscalité sur les dividendes et les
    intérêts…

    Stéphane Jacquin, directeur de l'ingénierie patrimoniale de Lazard
    Frères Gestion, constate "un regain d'intérêt" de ses clients pour une
    éventuelle délocalisation "depuis la réforme de la fiscalité du
    patrimoine à l'été 2011 et, dernièrement, à l'approche des échéances
    électorales". "Certains préparent leur départ. Ce sont aussi bien des
    gens qui ont récemment vendu leur entreprise que des détenteurs d'un
    patrimoine d'origine familiale que l'on appelle le 'old money'. On voit
    même des personnes ayant un patrimoine inférieur au seuil de la dernière
    tranche de l'ancien barème de l'ISF [impôt de solidarité sur la
    fortune], soit 16 millions d'euros, envisager de se délocaliser",
    analyse-t-il.

    Son témoignage est corroboré par celui d'Eric Vincent, de l'agence
    Paris-Rive gauche-Emile Garcin. "Nous avons des clients qui
    réfléchissent sérieusement à leur déménagement en prévision des
    élections. Ils nous demandent d'estimer leurs biens en France et, dans
    la conversation, on comprend que c'est parce qu'ils réfléchissent à une
    expatriation. Ce sont des gens de catégorie sociale assez élevée qui ont
    des postes ou des fonctions très importantes dans des conseils
    d'administration ou des entreprises", raconte cet agent immobilier.

    La possibilité d'une victoire à la présidentielle du candidat
    socialiste, dont le projet de réforme fiscale cible les grandes
    entreprises et les plus fortunés, n'arrange pas leurs affaires. Thierry
    Chomel de Varagnes, directeur associé de l'agence Paris-Rive gauche de
    Barnes, est catégorique : "J'ai des clients qui m'ont dit clairement que
    s'il était élu, ils reverraient leur organisation patrimoniale et
    quitteraient la France."

    LES ACTIFS AUSSI S'INTERROGENT

    François Hollande a prévu de revenir dans une large mesure sur
    l'allégement de l'ISF consenti par Nicolas Sarkozy en contrepartie de la
    suppression du bouclier fiscal. Il veut supprimer le prélèvement
    forfaitaire libératoire sur les dividendes et les intérêts et taxer
    ceux-ci comme les revenus du travail. Il ne reviendra pas sur la
    contribution sur les hauts revenus décidée par le chef de l'Etat et
    portera même à 46 % (contre 45 % actuellement) la tranche marginale
    d'imposition pour les plus hauts revenus (à partir de 500 000 euros par
    part). "Avec de telles propositions, l'ensemble des revenus financiers
    d'un patrimoine rapportant 5 % par an sera absorbé par les impôts. Il
    sera donc difficile de maintenir son patrimoine et de le protéger contre
    l'inflation", analyse Stéphane Jacquin.

    Les détenteurs de patrimoines familiaux ne sont pas les seuls concernés.
    Les actifs aussi s'interrogent. Dans un rapport de 2008 sur l'ISF,
    Philippe Marini, sénateur UMP de l'Oise, avait souligné que le cap des
    deux délocalisations fiscales par jour avait été largement franchi en
    2006 (843 en 2006, contre 666 en 2005). Le rapporteur général de la
    commission des finances du palais du Luxembourg avait constaté que la
    moyenne d'âge des redevables à l'ISF délocalisés était de 54 ans (contre
    66 ans en moyenne pour les redevables à l'ISF). Les contribuables qui
    se délocalisent, analysait-il alors, sont des entrepreneurs, qui
    disposent à la fois de capitaux et d'expérience, plutôt que des
    retraités.

    Ce constat est partagé par les auteurs du rapport sur l'expatriation
    fiscale de mars 2011. Ceux-ci ont observé un rajeunissement des "exilés
    fiscaux" et une diminution significative de la taille de leur
    patrimoine. Ils expliquent cette évolution par le souci de ces actifs,
    souvent propriétaires-dirigeants et managers d'entreprises, d'échapper à
    la taxation des plus-values de cession de participations. "Un chef
    d'entreprise qui vend son affaire peut accepter d'acquitter l'ISF parce
    qu'il cesse d'être exonéré sur ses biens professionnels. Mais il ne
    supporte pas de laisser un tiers de sa plus-value au fisc", témoigne,
    sous couvert d'anonymat, un avocat fiscaliste renommé.

    VERS LA BELGIQUE, LA SUISSE ET LE ROYAUME-UNI

    Les destinations les plus fréquentes des candidats au départ sont la
    Belgique, la Suisse et le Royaume-Uni. Ces trois pays présentent
    l'avantage d'être proches de la France et bien plus attractifs sur le
    plan fiscal. Hélène Van de Velde est responsable de l'agence Emile
    Garcin de Bruxelles. "Depuis le début de cette année, témoigne-t-elle,
    nous avons de plus en plus de demandes de renseignements de clients qui
    cherchent à savoir quels sont les prix, quels sont les bons quartiers."

    En Belgique, il n'y a ni ISF, ni taxe sur les revenus locatifs, ni
    plus-values sur les actifs financiers. La taxation des dividendes et
    intérêts est nettement moins élevée qu'en France, tout comme
    l'imposition des successions. "Ici, on est très taxé sur le travail et
    moins sur la fortune, poursuit-elle. Beaucoup de Français viennent
    s'installer en Belgique tout en travaillant en France car une heure
    vingt de TGV entre Bruxelles et Paris, c'est parfois moins long qu'un
    trajet embouteillé entre Neuilly et Paris."

    Mais le paradis des plus fortunés restent sans conteste le Royaume-Uni
    et la Suisse. Outre-Manche, le régime fiscal dit des résidents non
    domiciliés permet à tout non-Britannique s'installant au Royaume-Uni de
    n'être imposable que sur les revenus dégagés ou transférés dans ce pays.
    "Les gens s'installent à Londres et mettent leur patrimoine au
    Luxembourg ou en Suisse. Ils échappent ainsi à toute l'imposition sur
    les revenus ou les plus-values", explique Stéphane Jacquin.

    S'installer en Suisse peut prendre du temps. Mais le jeu en vaut la
    chandelle ! Il faut préalablement demander un permis d'établissement,
    l'équivalent d'un visa à durée limitée auprès de la commune d'arrivée –
    sachant que les vingt-six cantons ont tous leurs propres règles, leur
    police, leur justice et leur fiscalité –, avant d'aller négocier son
    forfait fiscal.

    C'est-à-dire le montant annuel de l'impôt à verser. Cette spécialité
    helvétique permet aux riches étrangers d'être imposés selon leur train
    de vie (frais de logement, d'habillement, dépenses en cures ou vacances,
    frais d'entretien de yacht, avions privés et limousines,etc.) et non en
    fonction de leurs revenus et de leur fortune.

    L'ANNÉE 2012 S'ANNONCE EXCEPTIONNELLE

    Et le montant du forfait peut aussi dépendre de la volonté de l'expatrié
    de financer une place publique ou une école, par exemple. Les cantons
    de Genève, de Vaud et du Valais sont devenus champions en la matière,
    alors qu'à Zurich ce système, jugé trop injuste, a été aboli par un
    référendum cantonal.

    Quelque 5 500 personnes en ont bénéficié en 2010, dont 2 000 Français
    selon les estimations, rapportant à la Suisse 668 millions de francs
    (553,9 millions d'euros). Dans sa liste des "300 plus riches" pour 2011,
    le journal Bilan a recensé 43 exilés français, dont deux nouveaux
    arrivants, qui disposent d'un patrimoine supérieur à 100 millions de
    francs.

    L'avocat vaudois Philippe Kenel, star en la matière, avoue avoir aidé
    une trentaine de Français à passer la frontière en 2011. L'année 2012
    s'annonce exceptionnelle. Pour le seul mois de janvier, il a monté le
    dossier de dix personnes, des Français dont la fortune dépasse les 10
    millions d'euros, et qui "comprennent bien que l'Etat français a besoin
    d'argent, et qu'on ne les laissera pas tranquilles, quel que soit le
    vainqueur à l'élection présidentielle".

    A Genève et ailleurs, le business de la délocalisation, également porté
    par les craintes suscitées par la crise de la zone euro, se porte à
    merveille. Comme Me Kenel, des bataillons d'avocats, de conseillers
    fiscaux et de banquiers s'activent depuis quelques mois pour satisfaire
    les interrogations et les besoins de Français fortunés qui veulent
    sauter le pas avant la présidentielle.

    "Beaucoup n'ont pas encore pris la décision finale, mais ils ont déjà
    sur leur table de nuit le dossier constitué", témoigne le responsable
    d'un family office (gestionnaire de patrimoine familial) qui compte
    parmi ses clients de très riches industriels. "Nous nous préparons à
    leur arrivée, car les vaches à lait maltraitées finiront par aller
    brouter chez nous", ajoute-t-il, avouant que certains de ses collègues
    se frottent les mains et vont même jusqu'à souhaiter la victoire à
    l'élection présidentielle du socialiste François Hollande.
    Claire Guélaud et Cécile Prudhomme avec Agathe Duparc (à Genève)




    Source Le monde
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Lun 6 Fév - 23:03

    Comparaison entre les civilisations qui donne raison à monsieur Guéant?

    1. Civilisation Occidentale : États-Unis, Canada, Europe occidentale, Cône Sud, Australie et Nouvelle-Zélande
    Points forts : blancheur, musique Dance, Dieu, système bancaire, Raison, tolérance.
    Points faibles : obésité animale, enfants chanteurs, génocides, quantité de vieilles personnes.
    Les autres là:

    http://www.brain-magazine.com/article/page-president/8521-Civilisations-:-le-classement-officiel
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    Srkat
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Srkat le Mar 7 Fév - 0:50

    Putain j'ai eu un doute jusqu'a... bah, le paragraphe suivant:
    2. Extrême-Orient : Chine, Corée, Japon,Singapour
    Points forts : discipline, porno avec écolières contre tentacules, bas salaires des enfants, fourrure de panda.
    Points faibles : ressemblance entre tous les gens, centrales nucléaires près de l'eau, couverts mal conçus, scène rock.
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    Giromu
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Giromu le Mer 8 Fév - 5:51

    Fallait il répondre au troll par un point Godwin?




    Guéant et le nazisme : pour Moscovici, le député Letchimy "s'est senti blessé"



    Un député apparenté PS
    a dressé un parallèle entre les propos de Claude Guéant et le nazisme.
    La réaction du directeur de campagne de François Hollande et député du
    Doubs.





    "Vous nous ramenez à ces idéologies qui ont donné naissance aux camps de concentrations", a déclaré le député apparenté socialiste Serge Letchimy
    lors des questions au gouvernement ce mardi 7 février. Il s'adressait
    au ministre de l'Intérieur Claude Guéant qui a déclenché ce week-end une
    vive polémique en estimant que "toutes les civilisations ne se valent
    pas". La réaction de Pierre Moscovici, député PS du Doubs et directeur
    de campagne de François Hollande.


    Soutenez-vous les déclarations du député Serge Letchimy ?

    - Serge Letchimy a exprimé sa sensibilité, celle d'un homme qui
    appartient aux Antilles, qui appartient à la République. Il s'est senti
    blessé par les déclarations inacceptables de Claude Guéant qui sous
    entendait une inégalité des civilisations. Ce sont des propos qui lui
    sont personnels.

    Dans l'équipe de campagne de François Hollande nous avons considéré
    que les déclarations de Claude Guéant étaient de l'ordre de la diversion
    et de la provocation.

    Que pensez vous de la réaction de la majorité et du gouvernement qui ont quitté l'hémicycle?

    - La réaction de la majorité et du gouvernement paraît disproportionnée. Il ne faut pas grossir l'incident.

    Plusieurs membres de la majorité ont demandé que Serge Letchimy présente des excuses...

    - Cela fait parti de la rhétorique parlementaire. C'est un incident dont on a l'impression que l'UMP s'est emparé.

    Il est des sujets comme le vivre ensemble que nous devons traiter
    avec délicatesse et scrupules. Le rôle des responsables de l'Etat doit
    toujours être de rassembler et non de diviser. Cette campagne
    présidentielle ne doit pas se détourner du sujet central qui est le
    changement de politique économique et sociale, fruit de toutes les
    injustices.


    http://tempsreel.nouvelobs.com/election-presidentielle-2012/20120207.OBS0793/gueant-et-le-nazisme-pour-moscovici-le-depute-letchimy-s-est-senti-blesse.html
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    Prok'
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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Prok' le Mer 8 Fév - 8:49

    Comme il est bon de faire feux de tout bois -.-

    J'arrive pas à comprendre cet engouement politique.

    C'est juste un battage pour savoir qui peut aller le plus loin dans la manipulation de conditions favorables visant à convaincre les gens d'avoir des votes, y'a rien d'autre que de la communication au moins 80% du temps et on sent bien que l'incompétence de certains est juste traitée par dessus la jambe à contrario de la position que ça procure ...

    /me retourne au royaume d'Alice

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    Re: [Politique] Quelle alternative à Sarkozy?

    Message par Contenu sponsorisé


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